12-12-2017

Sentier chevaleresque : le miel et le feu

 

Screenshot_2017-11-26-12-52-57

Il y a cent quatorze marches et sept de plus, qui mènent à la petite cellule qui abrite l’éclat de la Lune. Vous traversez les gigantesques rochers… rochers lavés par les larmes.

Cent quatorze pas et sept de plus.

Tu seras fatigué et déchiré. Tu verras, les rochers se tournent vers le sable. Tu verras les épines se tournent vers la rose. N’écoute pas le corbeau du désespoir. N’écoute pas ceux qui ne savent pas que Vivre, c’est s’effacer. Et que Aimer, c’est brûler. 

Il y a cent quatorze pas et sept de plus , et la fin est une rose. 

114 marches : 

Et 7 de plus : 

Il y a cent quatorze marches et sept de plus et puis il n’y a qu’à L’aimer. 

Il y a cent quatorze marches et sept de plus,  j’aime toutes les fleurs mais si je devais en choisir une, ça serait la rose. 

Posté par suluk dans Non classé | Pas encore de commentaires »

30-10-2017

L’arbre de la réjouissance

arbre-et-racine-03

 

Réjouis- toi ! 

Seule la lumière qui tombe continuellement du ciel fournit à un arbre l’énergie qui enfouit profondément dans la terre ses puissantes racines. L’arbre est en réalité enraciné dans le ciel. 

Ré -enracinement ! 

Si la connaissance  est un arbre qui chemine. 

Si ses racines sont nourries de la bonne intention. 

Réjouis – toi ! 

Ta connaissance poussera comme un arbre vertueux. 

Comme un arbre généreux, offrant  ses fruits à chaque instant. 

Enracinement ! 

La connaissance est vivante, elle pousse dans le cœur de celui qui la recueille. 

Cette connaissance  arrosée du rappel de Dieu , humide par Sa mention.

Une présence organique, faite de frémissante racines. 

Une volonté de soutien. 

Cette présence une intention l’habite. 

Fontaine au jaillissement continu, nul sécheresse ne l’atteint. 

Elle distribue sans réserve ombres parfumées et éclats nourriciers à ceux que ses ondes attirent.

 Retourne vers ta source ! 

 Où donc est la Source ? 

Réjouis-toi ! 

Si ton intention est la connaissance, qui touche le cœur et le transforme, réjouis -toi. Car les anges déploient pour toi leurs ailes, lorsque tu chemines. Réjouis-toi, car les poissons dans la mer demandent pardon en ta faveur, lorsque tu œuvres. Réjouis-toi, car toute la création entière fait istigfar, pour celui qui prie Dieu de le transformer et de le rapprocher de Lui. 

La connaissance est un chemin, en Allâh, pour Allâh, par Allâh et avec Allâh .

Ré-enracinement ! 

L’arbre de la connaissance, cet être debout comme nous, qui depuis les profondeurs du sol tend résolument vers le haut. Prenant appui sur la base d’humus, il s’épanouit en un véritable entonnoir pour boire la pluie tombée du ciel et, venu de plus haut que lui, pour boire le souffle lumineux dont tout l’univers est animé. 

« Je demande pardon à Allah en dehors de qui il n’y a pas d’autre divinité, le Puissant, le Vivant, qui assure la bonne marche et la subsistance de toute chose et je reviens à Lui. »

 

 

 

 

Posté par suluk dans Non classé | 2 Commentaires »

24-08-2017

à bout de soif

femme-voil-e-2

 

« Au nom de Dieu, le Bienfaiteur, le Miséricordieux. Pardonne-moi mon Dieu, ô Toi le Pardonnant, le Généreux. » 

J’ai voyagé de nuit dans une obscurité baignée de lueur verte, au temps nostalgique des fleurs. 

« Que cherches-tu ? » 

« Ce que j’ai perdu … » 

Je revêtais tour à tour tous les habits qui m’était tracé : manteau de tendresse, chemise d’amour, gilet de passion, veste de nostalgie. J’étais pareil à celui qui boit de l’eau de mer: plus je buvais et plus j’avais soif.Les années s’écoulaient tandis que j’écopais ainsi l’eau. 

…à bout de soif, 

une gorgée d’eau; 

toute mort est vie : 

désert – oasis. 

(…) Si bien que, toute vaste qu’elle fût, la terre leur paraissait exiguë; ils se sentaient à l’étroit dans leur propre personne et ils pensaient qu’il n’y avait d’autre refuge contre Dieu qu’auprès de Lui (…). ( Coran, sourate 9 – verset 46) 

…à bout de soif , 

je me demande : à se donner ainsi, ne va-t-il pas tarir ? 

d’où vient cette source inépuisable ? 

C’est alors que je contemple là-haut les nuages qui se reflètent dans l’eau. Mais oui, l’eau en coulant s’évapore, se condense en nuage dans le ciel, retombe en pluie pour réalimenter le fleuve à sa source. 

Circulation terre- ciel. 

De tout mon être assoiffé, j’ai crié :Merveille! Miracle! 

J’étais égaré et Il m’a guidé, j’étais éloigné et Il m’a rapproché, j’étais perdu et Il m’a orienté, j’étais confuse et Il m’a éclairé, j’étais meurtri et Il a pansé mes blessures. 

Assoiffé,  oiseau sans ailes, je me suis envolé, lorsque dans le ciel, les étoiles gardaient le silence. Je me suis désaltéré, aux nuages de feu. Si je deviens aigle au sommet des montagnes, je volerais vers Toi. 

 

Posté par suluk dans Non classé | Pas encore de commentaires »

04-06-2017

Deviens océanique

 

images (14)

- Deviens océanique. 

Tard, seul, dans le bateau de ma vie, ni terre, ni lumière aux alentours…épais manteau de nuages. 

J’essaie de rester juste au ras de la surface, mais déjà je suis dessous et je vis dans l’océan. 

- Lave toi de toi-même. 

Quand l’océan déferle, laisse- moi faire plus que l’écouter. Laisse la vague inonder ma poitrine ! 

Je suis empli de toi, Océan. Peau, sang, os,cerveau, âme. 

- Les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour, ni les fleuves le submerger. 

Allonge-toi sur ces collines qui t’attendent et qui désirent l’orage. 

Voici que la mer se soulève, et la Lune à présent scelle les flots. Tendu comme un arc, Lune claire et élevée. 

Vague après vague engloutissant les ténèbres, l’océan s’enfle autour du vaisseau,et mon âme s’agite comme les flots. 

- Que tes chants roulent au-dessus des abîmes…

Dans cette chanson respire la Patrie. Joue cette mélodie dans mon âme, les flots y sont en furie. 

Joue, je sens déjà des ailes. Je vole au-dessus des flots vers l’arc-en-ciel … Regarde ce que tu as fait en chantant : C’est en moi que se déchaîne l’océan. La chanson s’exhale, déchire mon âme et la Patrie prend forme au-dessus des larmes. Ô Patrie, le soleil t’illumine. 

- Pourquoi dit-on que vous êtes sans Patrie ? 

N’avez-vous donc point le ciel ? 

Vous Voguez … 

Tu es ma Patrie. Tu es mon appui, mon secours. Tu es mon aile, ô Toi, ô ma Patrie ! 

Mon doux souvenir et mon orage tendre. Patrie, ma Patrie, Tu es un soleil, éternellement brillant. 

Posté par suluk dans Non classé | Pas encore de commentaires »

06-05-2017

Comment assumes-tu,la beauté qui te hante ?

images (5)

 

L’arbre assume le printemps, 

Et la mer le couchant, 

Toi, comment assumes-tu, 

La beauté qui te hante ? 

Tu aspire à une autre, 

Plus vive que le printemps, 

Plus vive que le couchant. 

 

Souffle coupé, cœur battant, nous nous trouvons perdus au cœur d’une immensité parsemée de crevasses et de prairies. 

L’âme n’aura de cesse de résonner avec un chant plus vaste que soi. 

Une présence essentielle, faite de frémissantes interactions. Fontaine au jaillissement continu, elle distribue sans réserve ombres parfumées et éclats nourriciers à ceux que ses ondes attirent, oiseaux migrateurs, errants humains.  

Sur le haut du mont  dévoilé par le vent, une fleur nous salue, et voilà que nous tombons à genoux de reconnaissance. Un chant surgi des mémoires et parvient au lèvres : 

Une Rose 

Un regard

Toute une vie 

 

 

Posté par suluk dans Non classé | Pas encore de commentaires »

27-04-2017

Elle ne reste pas sur la branche la fleur de cerisier, elle meurt avant l’été …

 

téléchargement (1)

 

Maître, la Lune claire et paisible brille tellement haut dans le ciel ! 

- Oui, elle brille très  haut ! 

- Maître, aidez-moi à m’élever jusqu’à elle. 

- Pourquoi ? Ne vient-elle pas à toi ? 

 

Contre toutes les terreurs subites…

L’éclat de la lune est intense, comme le bourgeon sur la branche.

La Lune possède sans partage l’essence de la beauté…

On eût dit une fleur pour la délicatesse, la pleine lune pour l’éclat, la mer pour la générosité…

Au printemps des fleurs, en automne la lune, en été une brise fraîche, en hiver la neige… 

Le fini et l’infini, et l’infini le fini. Le présent sous l’éclat de la Lune est l’éternité. 

 

La tristesse s’en était allée, une nouvelle  lune ranimait la terre. 

Tous les atomes de l’univers lançaient un appel, 

Criant en chœur : Bienvenue, Bienvenue !

Bienvenue, rossignol du jardin de la Beauté !

Bienvenue , Lune et Soleil de la Bonne Direction ! 

 

 

Posté par suluk dans Non classé | Pas encore de commentaires »

17-04-2017

Le Sel

 

louplune-lespacearencielcom

Il est loup éclatant étoilé de nature 

Sortant d’un bois bien blanc en portant sa parure 

C’est en l’apprivoisant qu’il dévoile sa nature 

Mais regarde bien dedans et ignore sa parure. 

 

C’est en son corps sanglant que se cache le secret 

Il est parfois troublant et pourtant si discret 

Si le poignard ardent sait trouver son passage 

Ces quelques gouttes de sang seront ton héritage 

 

De poisson en vaisseau le loup s’est transformé et d’un rouge rubis il est devenu vert 

Posté par suluk dans Non classé | Pas encore de commentaires »

22-02-2017

Somme du colimaçon

93796893

 

Comme guide j’ai choisi le modeste colimaçon. Ce gentil colimaçon, petite limace à coquille. Offre avec simplicité une première approche de la vie intérieure et du temps qu’elle nécessite : calme, recueillement, effort soutenu et lente progression. Il peut se retirer tout au fond, voire dormir à la mauvaise saison, ou bien se déployer et avancer de son petit pas sans jamais rejeter sa demeure légère. Il sait que le temps est aussi indispensable que la lumière pour croître et pour œuvrer. Il va à son rythme sur son chemin singulier. 

À lui seul il est une leçon de modestie : aussi avancé que se croit le pèlerin dans son parcours, il n’en est qu’à ses premiers pas. Et puis, il y a cette grâce d’être un animal à antennes et d’élever ses yeux bien au-dessus du sol. Du reste, il n’est pas un rampant puisque, tout en adhérent à la terre, il est apte à monter le long des tiges et des branches. Tel l’homme fait d’argile périssable et désireux de se hisser au-dessus de sa condition de terre. Ainsi, sans fracas, sans révolutions spectaculaires, le colimaçon, garde inscrit sur sa coquille le signe de son évolution lente mais certaine.

Lorsque le pèlerin spirituel se met en marche pour le long voyage, il abandonne ses masques et sa carapace, pour aller vers la saison nouvelle, pour devenir printemps. 

Partir à la recherche d’un trésor, un trésor caché, mais qui n’a jamais été perdu; c’est creuser un puits ou désenfouir une source; c’est planter un arbre en prenant tout son temps, puis veiller à sa croissance au fil des jours; c’est commencer une maison par ses fondations, en se gardant des frêles châteaux de sable. C’est monter un à un les barreaux de l’échelle pour cueillir des fruits délicieux ou, plus haut, frôler les nuages, plus haut encore devenir oiseau. C’est gravir une montagne, du moins essayer; c’est labourer une terre avant d’y semer et bien avant de faire les récoltes; ou encore c’est ouvrir une porte avec précaution et non sans un tremblement du cœur, une porte qui donne non sur un espace clos, mais sur l’immensité. 

Le colimaçon n’est pas en permanence retiré au fond de sa coquille, il avance sur les chemins. Il convient de se montrer habile comme le serpent et candide comme la colombe : non pas devenir rusé, mais déjouer les ruses et les embûches qui ne manquent pas sur le chemin, savoir se glisser comme un serpent dans le trou d’un rocher, rester discret, ou pouvoir comme l’oiseau s’envoler et rejoindre à tout instant sa patrie véritable; en aucun cas ne donner prise aux récupérations possibles, mais tel l’éclair filer entre les mailles du filet, telle l’insaisissable lumière…

On comprend que le voyage soit long et qu’il faille pour cela bien mesurer son temps, adopter un pas de colimaçon et se retirer souvent dans une coquille de silence. 

Vis comme sur une montagne : 

Élévation vers un monde supérieur et retrouvailles avec la maison intérieur. Prier, se Rappeler, c’est vivre comme sur une montagne. L’âme qui ne prie pas, ne se rappel pas,  est comme ces oiseaux de basse-cour qui, ayant de grandes ailes, ne savent pas s’en servir. L’ âme qui prie et se rappel, est l’aigle en vole aux ailes déployées. On reconnaît l’arbre à ses fruits. Ceux-ci peuvent être abondants, nourrissants, ou amers voire vénéneux, ou encore inexistants. 

Tout au long du parcours, le voyageur apprend et aussi désapprend.

C’est une quête de longue haleine mais qu’il ne faut pas remettre à plus tard. L’important n’est pas de se presser, mais de ne pas renoncer. 

Cours avec l’étoile …

L’âme est un ciel, qui a pour soleil la l’amour, pour lune la foi, pour étoiles les vertus; ou encore assurément pour soleil la justice ou la charité et pour lune la bienveillance. 

Qu’est devenu notre ami le colimaçon ? 

Certains de ses compagnons ont abandonné le voyage, d’autres se sont laissé écraser par les difficultés du chemin, d’autres encore ont été surpris en route par la mort. Mais lui, obstiné, confiant, il a continué. Il est allé de son petit pas, mais il n’a pas perdu son temps ni gaspillé ses forces. Dressant ses antennes délicates vers le ciel, un jour lui est venue l’audace de quitter le sol familier, de grimper le long d’un arbuste, monter à la verticale d’une montagne …

Levez les yeux, regardez, regardez plus haut : son ultime métamorphose n’est autre que le déploiement. L’enroulé est devenu le déroulé par excellence. Tel est le grand retournement, tel est l’ultime envol. Il a bondi d’un coup au-delà de ses limites physiques, par-delà l’écran du visible. Il est remonté à la Source. Il était un limaçon, où il se croyait dévolu à la poussière, au monde de l’en-bas. Il a filé d’un bond vers le haut. Il a quitté à jamais sa coquille; aussi peut-il tourbillonner. Pour chacun, il n’est d’équilibre qu’au sommet de son être.

 

  

Posté par suluk dans Non classé | Pas encore de commentaires »

19-02-2017

Méditations bercées

 

chinese-bamboo-painting

Le bambou, dont la tige est élancée et les feuilles acérées sont proches des traits de calligraphie. Les sens symboliques qu’il suscite sont multiples.

Quels-sont-ils ? D’abord la droiture et l’élévation, à l’image de cette plante qui s’élance tout droit comme un jet. Un jet toujours vert …l’islam demeure toujours vert. Puis l’idée d’un perpétuel dépassement de soi. En effet, en sa croissance, le bambou ne pousse pas sur une simple ligne continue; il est formé d’une succession de sections, comme autant d’étapes de vie, ou autant de sauts qualitatifs par lesquels il cherche à se dépasser. Une autre vertu encore suggérée par un aspect spécifique du bambou : l’intérieur de celui-ci est creux, plus exactement, il est vide. Avoir le cœur vide signifie, avoir un cœur habité de vacuité, c’est-à- dire un cœur dénué de vanité et de suffisance. La vertu en question, n’est autre que l’humilité. 

A-t-on épuisé là les vertus incarnées par le bambou ? 

On sait que la tige de bambou porte en son extrémité de longues feuilles fines et mobiles. Lorsque passe une brise, elles produisent des sons susurrants et mélodieux. Le sommet du bambou rayonne ainsi d’une qualité : la grâce du recueillement. 

Les étapes de l’élévation du bambou : 

Le bambou va accéder à diverses station, tels l’éveil, le repentir, la méditation ou encore le rappel. Puis au deuxième degré, il vit, et goûte à la tristesse, la crainte et en s’élevant encore trouve les stations de l’auto-évaluation, de la sincérité, de la confiance. Plus haut encore, il y a la patience et la persévérance, la satisfaction, le remerciement, la pudeur, la sincérité, l’humilité. 

Ensuite, une série de stations sont liées à la volonté, la certitude, la pauvreté en Lui, puis à la sagesse, le savoir, le discernement, l’inspiration, la paix. Aux degrés supérieurs, on trouve la soif, le désir spirituel, l’amour et enfin la pureté, la joie, le secret. Aux niveaux les plus élevés,  le bambou est témoin du témoignage, et il expérimente la contraction, l’épanchement-effusion, l’ivresse spirituelle, le lien et la séparation. 

Ici, il atteint les vérités, pour enfin accéder à l’étape ultime, où se vit l’extinction … la libération de son être. Bercé en son sommet, le bambou à purifié son cœur et à trouvé la paix , la félicité et l’amour. 

Posté par suluk dans Non classé | Pas encore de commentaires »

11-11-2016

épopée du retour

 

OiesSauvages

-Je laisse mon regard errer sur l’horizon : 

Le retour tant espéré, quand viendra-t-il ? 

L’oiseau s’envole pour regagner son nid ; 

Et le renard mourant se tourne vers son gîte. 

Me voici exilé ; 

Comment pourrai-je l’oublier, quel jour, quelle nuit ! …?

- Quand te submerge la nostalgie ,

Repousse – la vers l’horizon extrême. 

Oie sauvage fendant  les nuages, 

Tu portes en toi la morte – saison. 

Rosée gelés, 

Ployés en bas sous l’ouragan, 

Cœur sauvage délivrée des haltes.

Libre enfin de voler,

Entre sol natal et ciel d’accueil.  

Ton royaume unique : ton propre cri ! 

Or, vient le jour, à bout de mémoire. 

Ils rejoignent dans le clair de Lune, le bien-aimé. 

A l’horizon montera la fumée, 

Là où se couche le soleil, 

Cédant la place à la Lune. 

La terre nocturne aspirée par la clarté cristalline. 

 

Posté par suluk dans Sâlikun | Pas encore de commentaires »

Cyrilroydlnaight |
Lesouffleduvent |
Eglise Protestante Unie de ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Eglise Chrétienne Evangéliq...
| Allah99
| Eclats de joie !!!!