04-06-2017

Deviens océanique

 

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- Deviens océanique. 

Tard, seul, dans le bateau de ma vie, ni terre, ni lumière aux alentours…épais manteau de nuages. 

J’essaie de rester juste au ras de la surface, mais déjà je suis dessous et je vis dans l’océan. 

- Lave toi de toi-même. 

Quand l’océan déferle, laisse- moi faire plus que l’écouter. Laisse la vague inonder ma poitrine ! 

Je suis empli de toi, Océan. Peau, sang, os,cerveau, âme. 

- Les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour, ni les fleuves le submerger. 

Allonge-toi sur ces collines qui t’attendent et qui désirent l’orage. 

Voici que la mer se soulève, et la Lune à présent scelle les flots. Tendu comme un arc, Lune claire et élevée. 

Vague après vague engloutissant les ténèbres, l’océan s’enfle autour du vaisseau,et mon âme s’agite comme les flots. 

- Que tes chants roulent au-dessus des abîmes…

Dans cette chanson respire la Patrie. Joue cette mélodie dans mon âme, les flots y sont en furie. 

Joue, je sens déjà des ailes. Je vole au-dessus des flots vers l’arc-en-ciel … Regarde ce que tu as fait en chantant : C’est en moi que se déchaîne l’océan. La chanson s’exhale, déchire mon âme et la Patrie prend forme au-dessus des larmes. Ô Patrie, le soleil t’illumine. 

- Pourquoi dit-on que vous êtes sans Patrie ? 

N’avez-vous donc point le ciel ? 

Vous Voguez … 

Tu es ma Patrie. Tu es mon appui, mon secours. Tu es mon aile, ô Toi, ô ma Patrie ! 

Mon doux souvenir et mon orage tendre. Patrie, ma Patrie, Tu es un soleil, éternellement brillant. 

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06-05-2017

Comment assumes-tu,la beauté qui te hante ?

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L’arbre assume le printemps, 

Et la mer le couchant, 

Toi, comment assumes-tu, 

La beauté qui te hante ? 

Tu aspire à une autre, 

Plus vive que le printemps, 

Plus vive que le couchant. 

 

Souffle coupé, cœur battant, nous nous trouvons perdus au cœur d’une immensité parsemée de crevasses et de prairies. 

L’âme n’aura de cesse de résonner avec un chant plus vaste que soi. 

Une présence essentielle, faite de frémissantes interactions. Fontaine au jaillissement continu, elle distribue sans réserve ombres parfumées et éclats nourriciers à ceux que ses ondes attirent, oiseaux migrateurs, errants humains.  

Sur le haut du mont  dévoilé par le vent, une fleur nous salue, et voilà que nous tombons à genoux de reconnaissance. Un chant surgi des mémoires et parvient au lèvres : 

Une Rose 

Un regard

Toute une vie 

 

 

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27-04-2017

Elle ne reste pas sur la branche la fleur de cerisier, elle meurt avant l’été …

 

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Maître, la Lune claire et paisible brille tellement haut dans le ciel ! 

- Oui, elle brille très  haut ! 

- Maître, aidez-moi à m’élever jusqu’à elle. 

- Pourquoi ? Ne vient-elle pas à toi ? 

 

Contre toutes les terreurs subites…

L’éclat de la lune est intense, comme le bourgeon sur la branche.

La Lune possède sans partage l’essence de la beauté…

On eût dit une fleur pour la délicatesse, la pleine lune pour l’éclat, la mer pour la générosité…

Au printemps des fleurs, en automne la lune, en été une brise fraîche, en hiver la neige… 

Le fini et l’infini, et l’infini le fini. Le présent sous l’éclat de la Lune est l’éternité. 

 

La tristesse s’en était allée, une nouvelle  lune ranimait la terre. 

Tous les atomes de l’univers lançaient un appel, 

Criant en chœur : Bienvenue, Bienvenue !

Bienvenue, rossignol du jardin de la Beauté !

Bienvenue , Lune et Soleil de la Bonne Direction ! 

 

 

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17-04-2017

Le Sel

 

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Il est loup éclatant étoilé de nature 

Sortant d’un bois bien blanc en portant sa parure 

C’est en l’apprivoisant qu’il dévoile sa nature 

Mais regarde bien dedans et ignore sa parure. 

 

C’est en son corps sanglant que se cache le secret 

Il est parfois troublant et pourtant si discret 

Si le poignard ardent sait trouver son passage 

Ces quelques gouttes de sang seront ton héritage 

 

De poisson en vaisseau le loup s’est transformé et d’un rouge rubis il est devenu vert 

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22-02-2017

Somme du colimaçon

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Comme guide j’ai choisi le modeste colimaçon. Ce gentil colimaçon, petite limace à coquille. Offre avec simplicité une première approche de la vie intérieure et du temps qu’elle nécessite : calme, recueillement, effort soutenu et lente progression. Il peut se retirer tout au fond, voire dormir à la mauvaise saison, ou bien se déployer et avancer de son petit pas sans jamais rejeter sa demeure légère. Il sait que le temps est aussi indispensable que la lumière pour croître et pour œuvrer. Il va à son rythme sur son chemin singulier. 

À lui seul il est une leçon de modestie : aussi avancé que se croit le pèlerin dans son parcours, il n’en est qu’à ses premiers pas. Et puis, il y a cette grâce d’être un animal à antennes et d’élever ses yeux bien au-dessus du sol. Du reste, il n’est pas un rampant puisque, tout en adhérent à la terre, il est apte à monter le long des tiges et des branches. Tel l’homme fait d’argile périssable et désireux de se hisser au-dessus de sa condition de terre. Ainsi, sans fracas, sans révolutions spectaculaires, le colimaçon, garde inscrit sur sa coquille le signe de son évolution lente mais certaine.

Lorsque le pèlerin spirituel se met en marche pour le long voyage, il abandonne ses masques et sa carapace, pour aller vers la saison nouvelle, pour devenir printemps. 

Partir à la recherche d’un trésor, un trésor caché, mais qui n’a jamais été perdu; c’est creuser un puits ou désenfouir une source; c’est planter un arbre en prenant tout son temps, puis veiller à sa croissance au fil des jours; c’est commencer une maison par ses fondations, en se gardant des frêles châteaux de sable. C’est monter un à un les barreaux de l’échelle pour cueillir des fruits délicieux ou, plus haut, frôler les nuages, plus haut encore devenir oiseau. C’est gravir une montagne, du moins essayer; c’est labourer une terre avant d’y semer et bien avant de faire les récoltes; ou encore c’est ouvrir une porte avec précaution et non sans un tremblement du cœur, une porte qui donne non sur un espace clos, mais sur l’immensité. 

Le colimaçon n’est pas en permanence retiré au fond de sa coquille, il avance sur les chemins. Il convient de se montrer habile comme le serpent et candide comme la colombe : non pas devenir rusé, mais déjouer les ruses et les embûches qui ne manquent pas sur le chemin, savoir se glisser comme un serpent dans le trou d’un rocher, rester discret, ou pouvoir comme l’oiseau s’envoler et rejoindre à tout instant sa patrie véritable; en aucun cas ne donner prise aux récupérations possibles, mais tel l’éclair filer entre les mailles du filet, telle l’insaisissable lumière…

On comprend que le voyage soit long et qu’il faille pour cela bien mesurer son temps, adopter un pas de colimaçon et se retirer souvent dans une coquille de silence. 

Vis comme sur une montagne : 

Élévation vers un monde supérieur et retrouvailles avec la maison intérieur. Prier, se Rappeler, c’est vivre comme sur une montagne. L’âme qui ne prie pas, ne se rappel pas,  est comme ces oiseaux de basse-cour qui, ayant de grandes ailes, ne savent pas s’en servir. L’ âme qui prie et se rappel, est l’aigle en vole aux ailes déployées. On reconnaît l’arbre à ses fruits. Ceux-ci peuvent être abondants, nourrissants, ou amers voire vénéneux, ou encore inexistants. 

Tout au long du parcours, le voyageur apprend et aussi désapprend.

C’est une quête de longue haleine mais qu’il ne faut pas remettre à plus tard. L’important n’est pas de se presser, mais de ne pas renoncer. 

Cours avec l’étoile …

L’âme est un ciel, qui a pour soleil la l’amour, pour lune la foi, pour étoiles les vertus; ou encore assurément pour soleil la justice ou la charité et pour lune la bienveillance. 

Qu’est devenu notre ami le colimaçon ? 

Certains de ses compagnons ont abandonné le voyage, d’autres se sont laissé écraser par les difficultés du chemin, d’autres encore ont été surpris en route par la mort. Mais lui, obstiné, confiant, il a continué. Il est allé de son petit pas, mais il n’a pas perdu son temps ni gaspillé ses forces. Dressant ses antennes délicates vers le ciel, un jour lui est venue l’audace de quitter le sol familier, de grimper le long d’un arbuste, monter à la verticale d’une montagne …

Levez les yeux, regardez, regardez plus haut : son ultime métamorphose n’est autre que le déploiement. L’enroulé est devenu le déroulé par excellence. Tel est le grand retournement, tel est l’ultime envol. Il a bondi d’un coup au-delà de ses limites physiques, par-delà l’écran du visible. Il est remonté à la Source. Il était un limaçon, où il se croyait dévolu à la poussière, au monde de l’en-bas. Il a filé d’un bond vers le haut. Il a quitté à jamais sa coquille; aussi peut-il tourbillonner. Pour chacun, il n’est d’équilibre qu’au sommet de son être.

 

  

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19-02-2017

Méditations bercées

 

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Le bambou, dont la tige est élancée et les feuilles acérées sont proches des traits de calligraphie. Les sens symboliques qu’il suscite sont multiples.

Quels-sont-ils ? D’abord la droiture et l’élévation, à l’image de cette plante qui s’élance tout droit comme un jet. Un jet toujours vert …l’islam demeure toujours vert. Puis l’idée d’un perpétuel dépassement de soi. En effet, en sa croissance, le bambou ne pousse pas sur une simple ligne continue; il est formé d’une succession de sections, comme autant d’étapes de vie, ou autant de sauts qualitatifs par lesquels il cherche à se dépasser. Une autre vertu encore suggérée par un aspect spécifique du bambou : l’intérieur de celui-ci est creux, plus exactement, il est vide. Avoir le cœur vide signifie, avoir un cœur habité de vacuité, c’est-à- dire un cœur dénué de vanité et de suffisance. La vertu en question, n’est autre que l’humilité. 

A-t-on épuisé là les vertus incarnées par le bambou ? 

On sait que la tige de bambou porte en son extrémité de longues feuilles fines et mobiles. Lorsque passe une brise, elles produisent des sons susurrants et mélodieux. Le sommet du bambou rayonne ainsi d’une qualité : la grâce du recueillement. 

Les étapes de l’élévation du bambou : 

Le bambou va accéder à diverses station, tels l’éveil, le repentir, la méditation ou encore le rappel. Puis au deuxième degré, il vit, et goûte à la tristesse, la crainte et en s’élevant encore trouve les stations de l’auto-évaluation, de la sincérité, de la confiance. Plus haut encore, il y a la patience et la persévérance, la satisfaction, le remerciement, la pudeur, la sincérité, l’humilité. 

Ensuite, une série de stations sont liées à la volonté, la certitude, la pauvreté en Lui, puis à la sagesse, le savoir, le discernement, l’inspiration, la paix. Aux degrés supérieurs, on trouve la soif, le désir spirituel, l’amour et enfin la pureté, la joie, le secret. Aux niveaux les plus élevés,  le bambou est témoin du témoignage, et il expérimente la contraction, l’épanchement-effusion, l’ivresse spirituelle, le lien et la séparation. 

Ici, il atteint les vérités, pour enfin accéder à l’étape ultime, où se vit l’extinction … la libération de son être. Bercé en son sommet, le bambou à purifié son cœur et à trouvé la paix , la félicité et l’amour. 

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11-11-2016

épopée du retour

 

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-Je laisse mon regard errer sur l’horizon : 

Le retour tant espéré, quand viendra-t-il ? 

L’oiseau s’envole pour regagner son nid ; 

Et le renard mourant se tourne vers son gîte. 

Me voici exilé ; 

Comment pourrai-je l’oublier, quel jour, quelle nuit ! …?

- Quand te submerge la nostalgie ,

Repousse – la vers l’horizon extrême. 

Oie sauvage fendant  les nuages, 

Tu portes en toi la morte – saison. 

Rosée gelés, 

Ployés en bas sous l’ouragan, 

Cœur sauvage délivrée des haltes.

Libre enfin de voler,

Entre sol natal et ciel d’accueil.  

Ton royaume unique : ton propre cri ! 

Or, vient le jour, à bout de mémoire. 

Ils rejoignent dans le clair de Lune, le bien-aimé. 

A l’horizon montera la fumée, 

Là où se couche le soleil, 

Cédant la place à la Lune. 

La terre nocturne aspirée par la clarté cristalline. 

 

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26-09-2016

La Migration

 

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La vie est une aspiration…

Quel est le sens véritable du pèlerinage ou de la migration ? Est-ce que leur sens véritable serait de quitter une ville pour se rendre à une autre, ou un pays pour un autre et acquérir une nouvelle nationalité ? Cela n’est que le sens matériel, c’est-à-dire, quitter un lieu pour aller vers un autre. 

La véritable migration consiste à quitter un lieu pour ne jamais y retourner. Si vous y retournez, alors cela n’est pas une véritable migration. 

L’enseignement du Prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions soient sur lui ) renferme le plus grand sens de la migration; il nous livre les principes de la migration parfaite, hijrah spirituelle.

Il ne s’agit pas de migrer de la terre à lune, car une telle migration serait limitée par la dimension de ce monde. Ce que le Prophète ( que la paix et les bénédictions soient sur lui ) nous donna est une migration de l’intérieur, d’un état à un autre, d’une laideur à une beauté, d’une obscurité à une illumination. Il nous a appris à apprécier les valeurs morales, à s’envoler d’un état de bas désir à un état de bienséance, à s’envoler avec l’éthique et le respect qui sont des substances de la Vérité.  

« Des nomades campent dans mes yeux. Les feux qu’ils allument sont les pétales qui forment la Rose. » 

D’abord tu découvriras les secrets du monde minéral. Tu connaîtras le secret de chaque pierre et ses propriétés particulières, néfastes et bénéfiques. Si tu t’éprends de ce monde, il te dépouillera de tout ce à quoi tu te cramponnes, et tu seras perdu. Mais si tu te consacres au dhikr, et te réfugies aux côtés de Celui dont tu te souviens, alors il te protégera et te révélera le monde végétal.  Chaque brin de verdure te décrira ses propriétés néfastes et bénéfiques.

« L’innocence et la générosité indescriptibles de la Nature, du soleil, du vent et de la pluie, de l’été et de l’hiver. Quelle apaisement ! Ne suis-je pas moi-même en partie issu de la terre végétale ? » 

Et si tu ne t’arrêtes pas à cela, Il te révélera le monde animal. Les animaux te feront connaître leurs propriétés néfastes et bénéfiques. Chaque espèces te fera connaître intérieurement sa proclamation de majesté et de louange.  Prête attention à ceci : tu prends conscience que tous ces mondes sont engagés dans ce même dhikr. Et si tu ne t’arrête toujours pas à cela, Il te révélera la lumière des étoiles montantes. Les étoiles montantes des lumières de la déclaration d’Unité (tawhid), naissant dans le cœur des gnostiques, et qui éteignent toutes les autres lumières.

« Allah est l’Éternel, le Détenteur de toute connaissance et toute force, le Sustentateur par lequel tous subsistent,, l’Omniprésent, l’Unique, sans pair ni égal. »  

Et si tu ne t’arrêtes pas à cela, Il te révélera les jardins : les degrés des marches qui montent jusqu’à eux. Et si tu ne t’arrêtes pas, une lumière se révèle, dans cette lumière tu es saisi d’un extrême ravissement transporter par l’Amour. Tu te balances comme une lampe dans le souffle de la brise. Et si tu ne t’arrête pas, tu es déraciné (effacé), puis retiré vers la Vérité, puis écrasé par l’Unicité essentielle, puis oblitéré du timbre de la Migration, au couleurs symboliques du rouge vif de l’Amour, du vert de la renaissance et du blanc de la pureté. 

Celui qui est parvenu  à sa destination est maintenu solidement là où sa quête a pris fin… La venue sans le retour.

 

 

 

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04-09-2016

L’homme qui marche : Le voyage spirituel

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Il marche. Sans arrêt il marche. Un homme qui marche bien au-delà de la tombée du jour. Sans cesse en mouvement, il va tête nue. Le vent, l’injure, il reçoit tout de face.

Quelque chose avant même sa venue sur terre le presse à la marche. Quelque chose se souvient en lui. La beauté sur terre lui fait signe. La beauté du visible est faite de l’invisible et le souvenir s’intensifie par son corps en marche.  

 

À croire que vivre est comme une marche… 

Un pèlerinage… le pèlerinage, c’est se mettre en route pour atteindre le Bien-Aimé. 

Son esprit est légèrement absent, et ce rien d’absence est sa matière d’être attentif à tout. 

Ceux qui emboîtent le pas et croient que l’on peut demeurer éternellement à vif dans la clarté de l’Amour, sans jamais perdre le souffle. Ceux-là, leurs paroles sont considérées comme démentes et cependant que valent d’autres paroles. 

Quand nos jambes seront fatiguées,marchons avec la force qui vit dans notre cœur. Quand notre cœur sera fatigué, avançons avec la force de la Foi.

Je dois être capable de m’accepter comme je suis. Une personne qui marche.  

Le soufisme est aussi appelé l’école de « Sayr u Suluk », terme qu’on utilise très souvent en poésie soufie. Les deux mots « sayr » et « suluk », bien qu’utilisés ensemble, ont chacun leur propre signification : 

Sayr désigne la purification intérieure et comprend les différentes étapes de l’évolution spirituelle. Il se rapporte de la relation avec Dieu, relation dont la qualité est le succès dépendent de la persévérance dans la remémoration de Dieu. Sayr est le voyage spirituel et concerne le domaine intérieur et individuel.

Suluk ou Solouk est un principe fondamental. Il désigne le comportement et la qualité des rapports avec les autres êtres humains et êtres vivants. 

Le Soufisme (Tasawwuf) est une forme d’éducation vers la maturité. Cette éducation est appelée « Sayr-u Suluk « : Sayr signifiant le parcours Suluk signifiant le voyage.

Durant ce périple, le voyageur passe de l’ignorance à la connaissance, des désirs négatifs à la bonté et à l’intégrité, de son propre être à Allah.

Shayr et Suluk, bien que désignant deux domaines différents, vont de pair, car en vérité, sayr et suluk sont deux ailes, toutes deux indispensables, qui rendent possible l’envol de l’être humain et on ne peut s’envoler avec une seule aile. 

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04-09-2016

Nuit d’encre

 

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Quelle félicité dans la nuit d’encre, à Dieu tu peux adresser tes vœux. Frotte gentiment ton front contre terre et les larmes aux yeux récite tes prières. L’horizon tout entier est dans la paix.  La nuit, la revoilà la bien-aimée, avec son voile de silence. Qui peut remplir mon vide intérieur ? Lui…

 Celui qui se connaît dans le néant, connaît Dieu dans l’existence. Celui qui se connaît comme pauvre, connaît Dieu comme riche. Celui qui se connaît comme rien, connaît Dieu comme Tout. Je tiens l’humilité de l’âme pour vraie gloire. L’homme abîme parfois son front dans la poussière, en vue de lendemains sereins et honorés. 

 

Le sabre est devenu l’esclave du roseau,

La gazelle enfermée se découvre lion. 

J’ai autour de l’amour tant tourné et tourné. 

Que j’y fus pris, comme le sont les papillons. 

L’appel nous guide, 

Comme un brasier ardent le voyageur nocturne. 

Si le désir pouvait soulever les maisons, 

J’irais à toi en implorant secours. 

Et si les cœurs pouvaient, eux aussi, voyager,

Le mien, d’un pas rapide, irait  vers toi.

Tu m’as laissé ton pacte,

Tout au fond de mon cœur, il est toujours vivant. 

Quand je bois la mer du désir que j’ai de Toi, 

Du désir ardent que j’ai de Toi,

Je bouillonne comme la mer. 

C’est pour Ton désir, 

Que je suis sur cette terre. 

Du désir que j’ai de Toi,

Je m’endors dans un linceul, 

Pour me réveiller dans un jardin de Roses. 

 

 

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