03-07-2016

la blancheur du silence

 

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« Le silence n’a pas de contours comme l’espace n’a point de bornes car, comme l’espace, le silence est consubstantiel à tout. »

(Malcom de Chazal)

 

On croit toujours qu’il faut parler pour communiquer et les silences avec d’autres deviennent vite pesants, alors on raconte vite n’importe quoi pour contrer la gêne diffusée, pour effacer la peur de l’ennui : c’est là une maladie de l’esprit…

La crainte de vivre en silence crée une civilisation superficielle, qui se coupe de ces moments intenses où l’on se laisse flotter dans le subtile d’être à être.

 

Blanc, il éclaire la nuit d’une brillance unique, puis se teinte doucement des couleurs d’aurore. J’ai tout de suite senti un silence isolant. La blancheur qui étouffe les sons. Elle est poésie pure, elle irradie le calme… c’est du silence blanc. 

Sans bruit la blancheur redevient eau et dévoile une mousse Verte. 

Je me fuis, je m’éloigne. Tout ce qui fut part en poussière. Mon âme comme un voile se perd, se dérobe et se cache à l’horizon. 

 

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18-03-2016

fleur blanche

 

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Le silence qui dort au fond de nous, le beau silence, le silence somnambule.

Un silence que seuls les mots peuvent évoquer. 

Un silence qui n’est pas suspension de la parole mais silence des sens. 

D’où l’intensité muette, le débordement de cette voix silencieuse. 

Le silence vouée à l’amour et aux herbes, traversée par des bêtes sauvages et douces, en quête de point d’eau, en quête du point d’eau du sommeil. 

Le silence, cette fleur blanche du rien qui par instant s’ouvre dans le cœur rouge, comme un émeraude dans son écrin. 

À chacun de ses gestes au vent, on eût dit une rose rouge s’épanouissant. 

Autour d’elle comme un vol de mille petits oiseaux blancs. 

Plusieurs fleurs encadrent la majesté de la fleur blanche centrale, leurs pétales et leurs tiges luisant à la Racine. 

Un soleil rougeoyant caressant le feuillage des arbres vénérables avant de s’enfoncer à l’horizon, en illuminant le ciel de son or éclatant. 

Et dans cet or, batifolent les mille petits oiseaux blancs. 

Le silence, une fleur ambassadrice par sa nostalgie de la lumière. 

La fleur blanche, cette âme en exil, pour mener la mère des bataille…pour être vivante. 

Quelle masse de fleurs ! 

Que la fleur reste dans mon cœur, 

Moi qui suis le bois enterré…

Le silence travail à extraire la pierre précieuse de sa gangue de boue sèche…

Le rubis donné à tous…

La pierre précieuse crépusculaire…

Le carat d’une vérité pure. 

Comme un voyage, sur le rivage d’un cours d’eau ou au sommet d’une montagne.

Se vêtir d’eau fraîche, comme prise à la source dans un coin sauvage… 

Se baigner de rosée… 

D’émeraudes de fleurs nous tresserons des guirlandes cueillies à l’aube et sa fraîcheur. 

En Ton Amour fleuries…

Jardin répand-toi, que coulent les odeurs ! 

Oh vous légers oiseaux, lions et chevreuils bondissez au souffles des eaux et des vallées. 

Notre couche est fleurie de lions entrelacée, 

Caverne embellie de paix édifiée. 

Le vol me prend …

Colombe reviens-moi …

Voici le cerf blessé. 

Écouter, se taire, respirer :

Voici le feu…

Oh flamme d’amour vive, 

Oh brûlure de miel, 

Oh torches de lumière. 

Respirer, ô invisible poème !

 Pour apprendre en silence, 

À conjuguer le verbe aimer 

Avec Ta Lumière pour sujet. 

 

« Pour qu’une graine atteigne sa plus grande expression, elle doit venir complètement perdue. La coquille craque, ses entrailles sortent et tout change. Pour quelqu’un qui ne comprend pas la croissance, cela ressemblerait à une destruction complète. »

( Cynthia Occelli )

 

Puisse le jardin d’éveil de notre cœur faire fleurir des centaines de fleurs.

 

 

 

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06-03-2016

Lire…

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Iqra, lis ! 

J’ai recopié cette phrase de Rimbaud dans un cahier : 

« Les branches et la pluie se jettent à la croisée de la bibliothèque. »

Lire…

Visages sur lesquels glisse la vie, comme la pluie sur une vitre. 

Le chant des livres : le bruit que font les livres ouverts sous nos doigts : ils nous parle à voix basse. 

Se promener à travers autant de jardins que vous lisez de livres. De temps en temps, pour se reposer à l’ombre et d’autres fois pour faire des bouquets de lumières, même celles des orages.  

S’arrêter et cueillir …

Le lecteur retiendra de la fleur, la lenteur, ce long, déploiement de la beauté.

Une source verticale. 

Une flamme. 

Dérives infinies, ces promenades, ces lectures, ces lettres et ces éclats de toute beauté qui  restent, entre les pierres de fatigue. 

Lire…

C’est de la plus grande pauvreté de l’Amour que vient le luxe de ces phrases. C’est vers la simplicité de l’Orient de l’Amour, que s’avancent ces phrases si somptueuses.  C’est vers la fraîcheur de  l’Occident  de l’Amour que s’avancent ces phrases si insolemment vivifiante. 

Vers l’immensité des océans du regard. 

Lire… 

Sans froisser les feuillages de l’air, sans renverser le moindre silence. Doucement  tourner autour d’un oiseau – lumière, sans jamais le quitter des yeux, sans jamais conclure. 

Lire…

Combler ce désir d’une promenade infinie. 

 

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28-02-2016

Rien.

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Rien.
Rien.
Alors silence humide et froid. 

Rien, Zéro : Signe numérique dénué de valeur propre, signe nul et cependant fabuleusement fécond qui, du fait même de sa non-existence, permet l’émergence d’ordres d’unités absentes. Le zéro, qui « n’existe pas » par lui-même, mais sans lui l’advenir n’existerait pas. 

Rien, Zéro : Sa forme ovale évoque aussi bien le clos et le plein, comme un œuf qui contient le germe d’une vie, comme une bouche ouverte prête à recevoir ou ouverte sous l’effet d’un étonnement, une stupeur ou d’un émerveillement; une bouche qui exhale son souffle, un soupir, un simple son.  

 

N’est-il pas ainsi un peu trop « blanchi » ? 

Blanchi jusqu’à la transparence.

Blanchi au point de ne plus être rien…

N’est il pas ainsi un peu trop « noirci » ?

Noirci jusqu’à la transparence. 

Noirci au point de ne plus être rien…

 

Soumettez-moi avec des fleurs. Ces fleurs ont un autre parfum que celles que nous respirons ici-bas, et quand les œuvres poussent sur ces racines, elles donnent des fleurs admirables et suprêmement odorantes;  car elles naissent de cet arbre de l’Amour de Dieu, pour Lui seul, sans nul associés, est le parfum de ces fleurs qui se répand pour le profit de nombreuses âmes, un parfum tenace, qui ne se dissipe pas et opère de grands effets.

Il est temps que la pierre consente à fleurir,qu’à l’errance batte un cœur. 

Il est temps. 

 

Loué sois-Tu. 

Pour l’amour de Toi nous voulons fleurir. 

Un rien étions-nous, sommes-nous, restons-nous, fleurissant : 

La rose du Rien, 

Au clair de l’âme , 

L’étamine désert du ciel.

La robe rouge, 

Du mot de pourpre que nous chantions, 

Par-dessus, Ô par-dessus l’épine. 

 

Par-dessus, les piquants de la rose des vents, par-dessus les pointes de barbelés de tous les vents, par-dessus les ronces du temps, par-dessus les robes d’épines lacérant le cœur des victimes… le chant du silence. 

La tentation s’intensifie, s’arme de menace, en vain. La vocation de la rose est d’aimer contre vents et marées. 

Le chant du silence, composé d’une multitude de mots de pourpre : sang, et sueur de sang, et larmes de sang, forment ces roses de Rien.

 

La rose tourne, s’affole… de l’ailleurs, de l’absence. Rose de Rien, de personne. De chacun !

Comme une rose des vents; est-ouest-nord-sud-terre-ciel. Rose épineuse pointant le vide, s’effeuillant en silence; effeuillant le silence ! La rose de vents déploie son aire , elle tourne dans le vide, éolienne brassant le silence.

L’Amour, sans pourquoi, donc sans limite, sans mesure, sans fin. Pas de « pourquoi », mais une source insituable et un horizon insaisissable.

Entre source et horizon, entre nulle part, ici, partout, le chemin à l’horizon devient source.

Haut/bas/dessous/dessus/ici/là-bas/proche/lointain/présent/absent…: le désir tourne en spirales. 

 

Rien ou presque… reste un mot qui me fuyait quand ma lèvre saignait de langage. 

Un mot qui allait à côté des mots, 

Un mot à l’image du silence… 

 

 

* image: Étamines d’une  Amaryllis. 

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29-01-2016

Le vaste silence

 

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Bon chevalier qui chevauche en silence, 

certains demandent à voir avant de croire, d’autres choisissent de croire afin de voir ou plutôt d’entendre. 

Si tu veux voir, écoute d’abord, l’audition est un degré vers la vision. Faire silence devint un mode d’approche pour comprendre. 

Personne n’est capable d’entendre l’ultime soupir d’une fleur qui se fane, pas plus qu’il n’est possible d’entendre le frisson de la descente d’un rideau de flocons sur une masse de neige déjà posée là, installée,sur une structure éphémère.

Il y a des bruits, des sons, que nous ne sommes pas capables d’entendre, et cependant ils existent. Il y a, de la même façon, des formes et des couleurs que nous ne sommes pas capables de voir, et cependant elles existent.
Seul le vent sait quelle feuille tombera la première. 

Le silence entre les paroles dites prend du poids. Les paroles donnent au silence son contenu et le silence aux paroles leur vie. 

« À mesure que sa prière devenait plus méditative, il avait de moins en moins de choses à dire. À la fin il devient tout à fait silencieux. Silencieux et, ce qui est encore plus opposé, s’il est possible, au discours, il ne fit qu’écouter. Il pensait d’abord que la prière est parole. Il apprit ensuite que prier n’est pas seulement se taire mais entendre. Et c’est ainsi : prier ne signifie pas s’entendre parler soi-même, prier signifie devenir silencieux, être et rester silencieux. » 

On vêtu le chevalier du silence, à l’image suivante, on l’aida à passer la gorgerette et le casque.

Le chevalier du silence se plaignant:

<< Je ne peux plus avaler ni parler, tant ces armes enserrent ma gorge et je suis aveuglé par le heaume.>>

Le pèlerin lui répondit : 

<<Le monde où tu vas mettre les pieds est une illusion. Mais son attraction est si forte que souvent tu seras happé. Tu te soûleras de mots, tu te gaveras de matière, tu ne seras jamais rassasié. La vie progressivement se retirera de toi. Tu seras mort sans le savoir. Ces armes te protégeront, elles t’incitent au silence intérieur. >>

Dans le monde agité où nous vivons, où tant de voix se font entendre, de bruits aimables ou agressifs. 

La patience et maintenant le silence !  

 

 

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25-01-2016

Les manifestations

 

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La beauté se révèle partout. Elle ne nécessite pas des lieux grandioses pour se manifester; c’est parfois dans les endroits les plus humbles qu’elle surgit.  

La vision de la nature avec ses plantes et ses animaux divers est non seulement regardée avec amour, mais elle devient, en quelque sorte, merveilleusement fraternelle. 

Plus l’œil intérieur de l’homme s’ouvrira, plus il réalisera son ignorance.

La vertu réside dans l’oreille qui entend, non dans la langue qui parle.

« Celui qui ne comprend pas votre silence ne pourra probablement pas comprendre vos mots. »

Il faut donc s’attacher au pan de la robe de l’Amour sans langage. 

 

Les exigences naturelle effrénées de  l’homme, ainsi que ses attachements passionnels interminables, sont des voiles amples et épais s’interposant, les uns à la suite des autres, entre l’œil intérieur et la Vérité. L’homme est ainsi resté privé de son véritable bonheur, prenant, tel un aveugle, le faux pour le vrai.

Pourtant, la voix profonde et influente de la conscience ne s’est jamais éteinte, et le véritable visage de la nature foncière de l’homme, malgré les masques étranges et les idoles factrices, n’a cessé son épiphanie permanente. Cet appel a averti l’humanité à chaque instant. 

Plus une âme connaît ses forces, plus elle peut s’orienter vers sa voie aisément et établir des règles pour elle – même; et plus une âme connaît l’ordre de la nature, plus elle peut , sans peine, se mettre à l’écart des choses superflues. 

 

Le jardin verdoyant de l’amour qui est sans limite, 

Contient à part le chagrin et la joie; 

      bien d’autres fruits; 

L’état amoureux est bien plus transcendant

     que ces deux sentiments,

En dehors du printemps et de l’automne, 

Il est verdoyant et frais. 

 

 

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15-01-2016

Le Faucon

 

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Depuis les profondeurs de la chasse, le faucon prit sans attendre la parole. 

Quoique tu sois bien petit, par la taille, dit-il au rossignol, tu es immense par tes torts: 

Ton chant incessant fatigue les oiseaux et c’est l’excès de ta langue qui attire sur toi les calamités, sans pouvoir te procurer aucun avantage.

Ne sais-tu donc pas que les fautes dont la langue se rend coupable sont précisément ce qui perd l’homme !

Certes, si ce n’était à cause de tes bavardages indiscrets, on ne t’arracherait point à tes compagnons et on ne t’emprisonnerait pas dans une cage étroite. 

Si, agissant autrement, tu me prenais comme modèle et tentais de garder pour toi tes paroles, comme je le fais, alors tu serais exempt de reproche; 

alors tu prendrais conscience que cette qualité précieuse est la garantie de la sûreté. 

Regarde-moi ! Vois comme je suis fidèle aux règles du silence. 

Que dis-je ! Pour moi, le mérite consiste en la discrétion de ma langue, en l’observance de mes devoirs. 

L’instruction est ce que je recherche dans mon voyage. 

Lorsque mon maître voit la perfidie du temps et craint que je sois victime de la haine, il couvre mes yeux avec le bandeau, je comprends ses actions grâce à ces mots: n’étends point ta vue. 

Le lien qu’il utilise pour enlacer ma langue est expliqué ainsi:  ne sois pas libre avec ta langue; et les entraves qu’il m’impose puisent leur sens dans le conseil: ne marche pas sur la terre avec pétulance. 

Lorsque le bandeau a assez longtemps couvert mes yeux, que j’ai appris ce qu’il me faut savoir, que j’ai traversé mes épreuves et développé quelque habilité, alors mon maître est heureux de se servir de moi pour chasser. 

Il me délivre de mes liens, il me jette, faisant le signal indiqué: << Nous t’avons envoyé.>> 

J’interdis à ma langue l’excès de la parole, j’interdis à mes yeux le spectacle du monde; la mort menaçante, chaque jour plus proche, me fait oublier les voluptés les plus délicieuses. Mon seul but est de faire miennes les manières des princes et de pratiquer des actions nobles. C’est de la main du roi que je prends mon envol; je me dirige vers ma proie, je la saisis bientôt de mes serres victorieuses et je suis prêt, au moindre signe, à retourner auprès de Celui qui m’a envoyé. 

Ma vie devrait servir d’exemple à tous ceux qui s’inclinent devant les lois sacrées de la soumission à la foi. 

 

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17-10-2015

Les arbres, les fleurs et l’herbe poussent en silence

 

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Les arbres, les fleurs et l’herbe poussent en silence. Regarde les étoiles, la lune et le soleil, comment ils se meuvent silencieusement.

La terre, être silencieux dont nous sommes les habitants , recèle les valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus : la cadence juste, la saveur des cycles et  la patience…

Le désert et le rossignol . L’un par son silence , évoque la profondeur ; l’autre , par son chant , annonce le printemps . Le désert et le rossignol sont le renouveau . Le printemps est la saison du renouveau , le moment où la graine se libère . Mais pour se libérer la graine doit d’abord mourir . Cette mort est la condition pour que le germe puisse sortir , devenir racines , tige , branches , feuilles , fleurs , fruits …Jusque – là , la graine est une créature figée , inerte , en  attente de bonnes conditions pour perpétuer la vie et produire des fruits qui donneront à leur tour de nouvelles graines . La graine semble morte , mais au printemps , avec le retour de la chaleur , c’est la résurrection ; la pierre est enlevée et le germe apparaît . C’est le soleil , avec sa lumière et sa chaleur , qui est la cause de cette résurrection . Et de même , pour l’être humain qui s’est longtemps exposé à la Lumière et à la chaleur du soleil qu’est la spiritualité , un jour vient le moment de la résurrection .  Le soleil spirituel , c’est vers lui que l’être doit tendre .  Dès qu’il brille dans votre âme , vous devenez comme la terre au printemps , quand toute la nature ressuscite .

Il n’y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité sans imperfection. La vie nécessite pour son épanouissement non pas de la perfection mais de la plénitude . Sans imperfection, il n’y a ni progression, ni ascension .

Le silence est – il opposé à la parole ? N’est – il pas plutôt la source de la semence d’où la parole émerge ? Dans ce cas ; il y a rencontre et fusion entre silence et parole . Le silence s’écoule dans la parole , traversant l’homme et empruntant ses lèvres pour répandre au – dehors . Ainsi le silence est la source du fleuve ou du ruisseau qui s’étend entre les rives de la bouche et du temps , les rapprochant , les unifiant , participant à un même amour .

Opposer le silence à la parole serait faire preuve de dualité . Le silence est présent dans la parole et la parole dans le silence .

On ne saurait envisager la contemplation sans l’action ; elles sont deux faces d’une réalité .

En silence la rose fleurit sans « pourquoi » . Elle s’épanouit naturellement . Peu importe si aucun passant ne l’admire et n’en respire le parfum .

 

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14-10-2015

la solitude retour à l’innocence

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« J’aspirais sans doute à la disparition. Me fondre dans la campagne comme l’insecte vert sur la tige. M’engloutir dans le blanc et la poussière du plâtre, devenir translucide et aérienne et retrouver ainsi l’innocence. »

Les animaux se cachent pour mourir . Ils s’éloignent de tout ce qui bouge, ils se retirent dans la solitude et le silence . Cette mort de l’animal est un modèle pour l’homme . À cette instant de solitude , il n’existe plus de discours ,de pièges , de suggestions ; il n’y a rien que la réalité . La pierre jetée dans l’eau provoque des images , des cercles , des rondeurs , puis tout s’efface ; il n’y a plus rien qu’une pierre gisant dans le lit de la rivière . 

Les lèvres muettes ouvrent à la vue  ,le jardin des regards , semence de l’instant et corolle de silence .

La solitude conté par Molière dans « Le Misanthrope » : 

On a souvent tendance à considérer la solitude comme un état négatif, contraire à la nature profonde de l’homme qui la subirait comme un châtiment. Et il arrive même que le solitaire inspire de la méfiance sous prétexte qu’ « il n’y a que le méchant qui soit seul » (Diderot). C’est précisément quand j’entends ce genre de propos que, comme à Alceste, « il me prend des mouvements soudains , de fuir dans un désert l’approche des humains ». Qu’y a-t-il de si choquant à vouloir s’isoler ? N’avons-nous pas tous besoin de nous retrouver parfois seuls avec nous-mêmes ? Il me semble que nous n’avons pas d’autre possibilité lorsque nous désirons réfléchir, méditer, « faire le point »avec nous-mêmes ou tout simplement rêver. Certaines activités, en particulier les activités intellectuelles qui demandent calme et concentration, ne peuvent avoir lieu que dans la solitude. Comment lire en effet parmi la foule et le bruit ? On me dira : »certains lisent dans les transports en commun, dans le métro par exemple ». Oui, moi le premier. Mais le lecteur de la ligne 3 du métro s’isole mentalement. Autrement dit, il fait abstraction de tout ce qui n’est pas son livre et finit par oublier qu’il est entouré par des individus. Il finit par se sentir aussi seul que s’il n’y avait personne autour de lui. Il recherche une forme de solitude parce qu’il en a besoin précisément pour survivre au milieu de ce bruit et de cette foule. Enfin, il me semble que la solitude permet un repos total, une réelle détente. On se sent en effet protégé du regard des autres, délivré des convenances, de la tyrannie du paraître et l’on se sent renaître à soi-même. Loin d’être égoïste, cette attitude me paraît nécessaire pour être ouvert et réceptif aux autres . 

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