29-05-2018

Ramadan sous la Lune

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Dans le désert sous la Lune

Venus de loin

Deux dromadaires  avançaient.

Sur le dos de chacun

Une selle d’or et d’argent

L’un derrière l’autre ils avançaient.

À la selle d’or

Pendait une goutte d’argent

À la selle d’argent

Pendait une goutte d’or.

Chacune d’elles

Retenue à la selle

Par un noeud, scellé d’un Sceau.

 

Sur le dromadaire de devant

Était assis le prince céleste

Âme , esprit subtil.

Sur le dromadaire de derrière

Était assis la princesse divine

Matrice, cœur de chair.

Le cavalier et la cavalière

Maîtres de leurs montures

Étaient tous deux

Vêtus de blanc.

Avançaient droit devant eux

Ils traversaient le vaste désert.

Où ces deux cavaliers pouvaient-ils bien se rendre ?

Les deux dromadaires

Franchissait les dunes

D’un pas pesant

Une dune après l’autre

En silence

Ils avançaient

Comme deux points

De départ sur le chemin.

Ils se nourrissaient

de feu et buvait de la lumière.

Pris dans le mouvement

Qu’ils avaient déclenchés

Ils ne pouvaient pas renoncer

Ils étaient entraînés.

Tout pèlerin

A besoin d’une étoile

Pour guider sa route.

Dans ce mouvement d’abandon

Ils découvrirent

L’Étoile qui jaillissait.

 

Le feu que vous allumez s’accompagne toujours de la lumière. Le feu communique sa chaleur puis sa lumière.  En s’exposant aux rayons du Soleil, notre âme se réchauffe, et notre égo se dilate.

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12-12-2017

Sentier chevaleresque : le miel et le feu

 

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Il y a cent quatorze marches et sept de plus, qui mènent à la petite cellule qui abrite l’éclat de la Lune. Vous traversez les gigantesques rochers… rochers lavés par les larmes.

Cent quatorze pas et sept de plus.

Tu seras fatigué et déchiré. Tu verras, les rochers se tournent vers le sable. Tu verras les épines se tournent vers la rose. N’écoute pas le corbeau du désespoir. N’écoute pas ceux qui ne savent pas que Vivre, c’est s’effacer. Et que Aimer, c’est brûler. 

Il y a cent quatorze pas et sept de plus , et la fin est une rose. 

114 marches : 

Et 7 de plus : 

Il y a cent quatorze marches et sept de plus et puis il n’y a qu’à L’aimer. 

Il y a cent quatorze marches et sept de plus,  j’aime toutes les fleurs mais si je devais en choisir une, ça serait la rose. 

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30-10-2017

L’arbre de la réjouissance

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Réjouis- toi ! 

Seule la lumière qui tombe continuellement du ciel fournit à un arbre l’énergie qui enfouit profondément dans la terre ses puissantes racines. L’arbre est en réalité enraciné dans le ciel. 

Ré -enracinement ! 

Si la connaissance  est un arbre qui chemine. 

Si ses racines sont nourries de la bonne intention. 

Réjouis – toi ! 

Ta connaissance poussera comme un arbre vertueux. 

Comme un arbre généreux, offrant  ses fruits à chaque instant. 

Enracinement ! 

La connaissance est vivante, elle pousse dans le cœur de celui qui la recueille. 

Cette connaissance  arrosée du rappel de Dieu , humide par Sa mention.

Une présence organique, faite de frémissante racines. 

Une volonté de soutien. 

Cette présence une intention l’habite. 

Fontaine au jaillissement continu, nul sécheresse ne l’atteint. 

Elle distribue sans réserve ombres parfumées et éclats nourriciers à ceux que ses ondes attirent.

 Retourne vers ta source ! 

 Où donc est la Source ? 

Réjouis-toi ! 

Si ton intention est la connaissance, qui touche le cœur et le transforme, réjouis -toi. Car les anges déploient pour toi leurs ailes, lorsque tu chemines. Réjouis-toi, car les poissons dans la mer demandent pardon en ta faveur, lorsque tu œuvres. Réjouis-toi, car toute la création entière fait istigfar, pour celui qui prie Dieu de le transformer et de le rapprocher de Lui. 

La connaissance est un chemin, en Allâh, pour Allâh, par Allâh et avec Allâh .

Ré-enracinement ! 

L’arbre de la connaissance, cet être debout comme nous, qui depuis les profondeurs du sol tend résolument vers le haut. Prenant appui sur la base d’humus, il s’épanouit en un véritable entonnoir pour boire la pluie tombée du ciel et, venu de plus haut que lui, pour boire le souffle lumineux dont tout l’univers est animé. 

« Je demande pardon à Allah en dehors de qui il n’y a pas d’autre divinité, le Puissant, le Vivant, qui assure la bonne marche et la subsistance de toute chose et je reviens à Lui. »

 

 

 

 

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24-08-2017

à bout de soif

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« Au nom de Dieu, le Bienfaiteur, le Miséricordieux. Pardonne-moi mon Dieu, ô Toi le Pardonnant, le Généreux. » 

J’ai voyagé de nuit dans une obscurité baignée de lueur verte, au temps nostalgique des fleurs. 

« Que cherches-tu ? » 

« Ce que j’ai perdu … » 

Je revêtais tour à tour tous les habits qui m’était tracé : manteau de tendresse, chemise d’amour, gilet de passion, veste de nostalgie. J’étais pareil à celui qui boit de l’eau de mer: plus je buvais et plus j’avais soif.Les années s’écoulaient tandis que j’écopais ainsi l’eau. 

…à bout de soif, 

une gorgée d’eau; 

toute mort est vie : 

désert – oasis. 

(…) Si bien que, toute vaste qu’elle fût, la terre leur paraissait exiguë; ils se sentaient à l’étroit dans leur propre personne et ils pensaient qu’il n’y avait d’autre refuge contre Dieu qu’auprès de Lui (…). ( Coran, sourate 9 – verset 46) 

…à bout de soif , 

je me demande : à se donner ainsi, ne va-t-il pas tarir ? 

d’où vient cette source inépuisable ? 

C’est alors que je contemple là-haut les nuages qui se reflètent dans l’eau. Mais oui, l’eau en coulant s’évapore, se condense en nuage dans le ciel, retombe en pluie pour réalimenter le fleuve à sa source. 

Circulation terre- ciel. 

De tout mon être assoiffé, j’ai crié :Merveille! Miracle! 

J’étais égaré et Il m’a guidé, j’étais éloigné et Il m’a rapproché, j’étais perdu et Il m’a orienté, j’étais confuse et Il m’a éclairé, j’étais meurtri et Il a pansé mes blessures. 

Assoiffé,  oiseau sans ailes, je me suis envolé, lorsque dans le ciel, les étoiles gardaient le silence. Je me suis désaltéré, aux nuages de feu. Si je deviens aigle au sommet des montagnes, je volerais vers Toi. 

 

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30-11-2016

Que dois-je être ?

 

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-Que dois-je  être  vague ou barque ? 

Que dois-je être  poisson ou algue ? 

 

- Non ! Cela non ! Cela non ! 

Deviens la mer!

 

-Devenir la mer … ?

 

-Deviens la mer, avec ses vagues et ses barques. 

Deviens la mer, avec ses poissons et ses algues.

Qu’attends tu ? 

Lance-toi à la mer ! 

Sois bougie, voiles, timon, poisson, eau … va aussi loin que tu peux. 

 

-Vertige des marches que je descends,qui mènent au fond de la mer, au fond de l’amour.

Marches humides… Creusées par mon sang.

 À quoi rêvent-ils, les fiancés des eaux profondes, à quelle improbable paix, sous quelle 

lumière d’un soleil mort ? 

 

- Parfum entêté, saveur d’éternité dans ma bouche où l’air ne passe plus que par vagues, que par

flammes, regarde ! 

Si ton œil est ouvert regarde la mer. 

Ce n’est pas le monde que tu vois, le monde est l’écume de la mer. 

Songes-y tout ce monde est illusion. 

Sur la crête d’une vague tu places une mer. 

Sois la mer ! 

Quelle mer constellée de joyaux sublimes, sur lesquels la vase de la corruption ne se pose pas. 

Les paroles coulent pures comme l’eau mais tu as les yeux pleins de terre. 

 

 

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11-11-2016

épopée du retour

 

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-Je laisse mon regard errer sur l’horizon : 

Le retour tant espéré, quand viendra-t-il ? 

L’oiseau s’envole pour regagner son nid ; 

Et le renard mourant se tourne vers son gîte. 

Me voici exilé ; 

Comment pourrai-je l’oublier, quel jour, quelle nuit ! …?

- Quand te submerge la nostalgie ,

Repousse – la vers l’horizon extrême. 

Oie sauvage fendant  les nuages, 

Tu portes en toi la morte – saison. 

Rosée gelés, 

Ployés en bas sous l’ouragan, 

Cœur sauvage délivrée des haltes.

Libre enfin de voler,

Entre sol natal et ciel d’accueil.  

Ton royaume unique : ton propre cri ! 

Or, vient le jour, à bout de mémoire. 

Ils rejoignent dans le clair de Lune, le bien-aimé. 

A l’horizon montera la fumée, 

Là où se couche le soleil, 

Cédant la place à la Lune. 

La terre nocturne aspirée par la clarté cristalline. 

 

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26-09-2016

La Migration

 

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La vie est une aspiration…

Quel est le sens véritable du pèlerinage ou de la migration ? Est-ce que leur sens véritable serait de quitter une ville pour se rendre à une autre, ou un pays pour un autre et acquérir une nouvelle nationalité ? Cela n’est que le sens matériel, c’est-à-dire, quitter un lieu pour aller vers un autre. 

La véritable migration consiste à quitter un lieu pour ne jamais y retourner. Si vous y retournez, alors cela n’est pas une véritable migration. 

L’enseignement du Prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions soient sur lui ) renferme le plus grand sens de la migration; il nous livre les principes de la migration parfaite, hijrah spirituelle.

Il ne s’agit pas de migrer de la terre à lune, car une telle migration serait limitée par la dimension de ce monde. Ce que le Prophète ( que la paix et les bénédictions soient sur lui ) nous donna est une migration de l’intérieur, d’un état à un autre, d’une laideur à une beauté, d’une obscurité à une illumination. Il nous a appris à apprécier les valeurs morales, à s’envoler d’un état de bas désir à un état de bienséance, à s’envoler avec l’éthique et le respect qui sont des substances de la Vérité.  

« Des nomades campent dans mes yeux. Les feux qu’ils allument sont les pétales qui forment la Rose. » 

D’abord tu découvriras les secrets du monde minéral. Tu connaîtras le secret de chaque pierre et ses propriétés particulières, néfastes et bénéfiques. Si tu t’éprends de ce monde, il te dépouillera de tout ce à quoi tu te cramponnes, et tu seras perdu. Mais si tu te consacres au dhikr, et te réfugies aux côtés de Celui dont tu te souviens, alors il te protégera et te révélera le monde végétal.  Chaque brin de verdure te décrira ses propriétés néfastes et bénéfiques.

« L’innocence et la générosité indescriptibles de la Nature, du soleil, du vent et de la pluie, de l’été et de l’hiver. Quelle apaisement ! Ne suis-je pas moi-même en partie issu de la terre végétale ? » 

Et si tu ne t’arrêtes pas à cela, Il te révélera le monde animal. Les animaux te feront connaître leurs propriétés néfastes et bénéfiques. Chaque espèces te fera connaître intérieurement sa proclamation de majesté et de louange.  Prête attention à ceci : tu prends conscience que tous ces mondes sont engagés dans ce même dhikr. Et si tu ne t’arrête toujours pas à cela, Il te révélera la lumière des étoiles montantes. Les étoiles montantes des lumières de la déclaration d’Unité (tawhid), naissant dans le cœur des gnostiques, et qui éteignent toutes les autres lumières.

« Allah est l’Éternel, le Détenteur de toute connaissance et toute force, le Sustentateur par lequel tous subsistent,, l’Omniprésent, l’Unique, sans pair ni égal. »  

Et si tu ne t’arrêtes pas à cela, Il te révélera les jardins : les degrés des marches qui montent jusqu’à eux. Et si tu ne t’arrêtes pas, une lumière se révèle, dans cette lumière tu es saisi d’un extrême ravissement transporter par l’Amour. Tu te balances comme une lampe dans le souffle de la brise. Et si tu ne t’arrête pas, tu es déraciné (effacé), puis retiré vers la Vérité, puis écrasé par l’Unicité essentielle, puis oblitéré du timbre de la Migration, au couleurs symboliques du rouge vif de l’Amour, du vert de la renaissance et du blanc de la pureté. 

Celui qui est parvenu  à sa destination est maintenu solidement là où sa quête a pris fin… La venue sans le retour.

 

 

 

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04-09-2016

L’homme qui marche : Le voyage spirituel

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Il marche. Sans arrêt il marche. Un homme qui marche bien au-delà de la tombée du jour. Sans cesse en mouvement, il va tête nue. Le vent, l’injure, il reçoit tout de face.

Quelque chose avant même sa venue sur terre le presse à la marche. Quelque chose se souvient en lui. La beauté sur terre lui fait signe. La beauté du visible est faite de l’invisible et le souvenir s’intensifie par son corps en marche.  

 

À croire que vivre est comme une marche… 

Un pèlerinage… le pèlerinage, c’est se mettre en route pour atteindre le Bien-Aimé. 

Son esprit est légèrement absent, et ce rien d’absence est sa matière d’être attentif à tout. 

Ceux qui emboîtent le pas et croient que l’on peut demeurer éternellement à vif dans la clarté de l’Amour, sans jamais perdre le souffle. Ceux-là, leurs paroles sont considérées comme démentes et cependant que valent d’autres paroles. 

Quand nos jambes seront fatiguées,marchons avec la force qui vit dans notre cœur. Quand notre cœur sera fatigué, avançons avec la force de la Foi.

Je dois être capable de m’accepter comme je suis. Une personne qui marche.  

Le soufisme est aussi appelé l’école de « Sayr u Suluk », terme qu’on utilise très souvent en poésie soufie. Les deux mots « sayr » et « suluk », bien qu’utilisés ensemble, ont chacun leur propre signification : 

Sayr désigne la purification intérieure et comprend les différentes étapes de l’évolution spirituelle. Il se rapporte de la relation avec Dieu, relation dont la qualité est le succès dépendent de la persévérance dans la remémoration de Dieu. Sayr est le voyage spirituel et concerne le domaine intérieur et individuel.

Suluk ou Solouk est un principe fondamental. Il désigne le comportement et la qualité des rapports avec les autres êtres humains et êtres vivants. 

Le Soufisme (Tasawwuf) est une forme d’éducation vers la maturité. Cette éducation est appelée « Sayr-u Suluk « : Sayr signifiant le parcours Suluk signifiant le voyage.

Durant ce périple, le voyageur passe de l’ignorance à la connaissance, des désirs négatifs à la bonté et à l’intégrité, de son propre être à Allah.

Shayr et Suluk, bien que désignant deux domaines différents, vont de pair, car en vérité, sayr et suluk sont deux ailes, toutes deux indispensables, qui rendent possible l’envol de l’être humain et on ne peut s’envoler avec une seule aile. 

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01-07-2016

l’Etoile polaire

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« Bien que l’eau soit une, les végétations sont multiples. »

Majnûn (le fou) de Layla a bien dit en composant ces vers:

<<Je passe près des demeures, les demeures de Layla. J’embrasse tel mur et tel autre mur. Ce n’est pas que l’amour des demeures me passionne mais plutôt l’amour de celle qui habite ces demeures.>> 

En flairant le parfum d’une fleur, l’abeille peut voyager de longues distances, atteindre ce dont elle a besoin et revenir. Elle reçoit l’inspiration…

Ce pouvoir d’Attraction est comme l’aimant, et la puissance de l’aimant dépend de la quantité de fleur emmagasiné dans le cœur et du parfum contenu dans le cœur.

Un bon parfum provient d’une source divine.

Il y a tellement de fleurs sur ce chemins…

- La glycine, une impressionnante montée.

- Le datura, trompette de la mort.

- La grâce de la clématite.

- Le chèvrefeuille, un parfum inoubliable.

- La rose, Reine du jardin, symbole de beauté.

- L’azalée, aussi bien dedans que dehors ! 

 

Comment pourrais-je entreprendre mon voyage sans ton amour ? 

Ton amour est ma lanterne, mon phare, ma source de lumière, mon soleil, ma lune, et toutes les étoiles de mon univers, me guidant telle l’étoile polaire qui guide tout le monde. 

Autant le nord est la plus grande référence autant le Prophète Mohammed ( que la paix et les bénédictions soient sur lui ) représente le nord. Il est le point de repère pour tout voyage spirituel, le guide qui mène au Suprême, l’étoile polaire de la navigation spirituelle.

 

 

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07-06-2016

Faire retour à la racine

 

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Les feuilles tombées se recroquevillent comme un cœur se resserre autour du souvenir de ce qu’il a perdu…

« J’ai tout misé sur un amour qui ne peut entrer dans ce monde même s’il en éclaire chaque détail. Lumières qui, avec le temps, se déposent dans mon cœur comme une poussière d’or. »

Quelque chose vient à tout instant nous secourir. Il y a une étoile mise dans le ciel de chacun de nous, assez éloignée pour que nos erreurs ne viennent jamais la ternir. Difficile en effet de décrire cette belle lune qui luit à travers cette branche et de partager les impressions subtiles qu’elle suscite.

 

Sans trace aucune,

Le canard va et vient sur l’eau,

Jamais il n’oublie son chemin.

La multiplicité des êtres,

Fait retour à la racine.

 

Revient !

Invoque Dieu pendant que tu marches.

Ne te laisse point absorber.

Vivifie ton cœur si fragile. 

 

 

 

 

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