25-06-2016

Se verticaliser d’amour

 

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Se verticaliser pour aller puiser dans ses nappes profondes et se laisser jaillir dans la lumière.

Une verticalisation de l’amour. 

L’homme à une soif infinie d’amour que seul le fleuve de feu, le fleuve Un peut combler et faire devenir en celui qui s’y désaltère une source intarissable. 

<<J’ai soif ! Donne-moi à boire, par pitié de l’assoiffé à genoux devant Ta Majesté.>>

 

Toute la nature lutte pour se libérer de la vanité du temps. Et toi, resterais- tu à dormir ? 

Tout vient de Dieu 

Tout revient à Dieu 

Tout émane de Lui 

 

« La marche vers le puits n’est pas le terme de notre soif. »

(Hawad, poète Touareg)

 

Les âmes sont des décrets, une manière propre à chacun de jeter sa vie au néant ou de la lancer jusqu’au ciel. Une décision prise au plus intime, à n’importe quel âge, souvent dans les ténèbres et pourtant en toute clarté. Quand tu réalise que tu as soif, tu demande de l’eau. Quand tu réalise que tu es spirituellement mort, tu demande la vie.

Se verticaliser comme le lustre de ces arbres dont chaque feuille semble teintée par le vert de l’Islam et exhale ce parfum de l’herbe fraîchement coupée qui monte jusqu’au ciel pour nous enivrer, ici et là.  Une fleur gît dans ce jardin abattue par le vent de sable, resserrée autour de la parole : << J’ai soif.>>. 

Regardez, cette folie qu’on appelle le printemps… un soulèvement énorme de toutes vies vers la lumière…

<<J’ai soif !>>

La parole balayait d’u seul coup toute poussière savante et c’était là mon premier printemps. 

 

Approche- toi de la rose, mais ne la brise point ! 

Regarde et dis tout bas : Ah! Si j’étais aussi beau ! 

Dans la fontaine de cristal ne lance point de pierre ! 

Regarde et pense tous bas : Ah! Si j’étais aussi pur ! 

Cette eau transparente…

L’eau qui s’épanche en perle brillera toujours du même éclat sous le Soleil. 

 

 

 

 

 

 

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24-02-2016

L’arbre et l’homme

 

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Une plante n’est au fond jamais adulte, elle évolue jusqu’à sa fin; jusqu’à sa mort, elle pousse des bourgeons qui peuvent parvenir à éclosion. Ce phénomène est particulièrement visible chez l’arbre; son développement ne s’arrête jamais; il continue à croître même un âge avancé; encore qu’on ne puisse plus constater de croissance en longueur et en épaisseur, il vit pourtant, pousse des bourgeons et renouvelle sa parure tous les ans. La parure sur la couronne, qui est le support du feuillage, des fleurs et des fruits et impose assez souvent par l’éclat de son aspect. À noter que le squelette est toujours là, alors que les fleurs, les feuilles et les fruits peuvent tomber. Ces derniers forment l’élément le plus instable, dont la vie est brève et périssable comme celle des fleurs. 

 

« Peut-être cherchez-vous parmi les branches, ce qui apparaît seulement dans les racines. »

(Rûmî) 

 

<< Les fleurs peuvent être une apparence; le feuillage peut être un masque; mais un arbre dépouillé ne prétend plus à paraître, ne peut plus porter de masque. Nudité, vide et absence de parure sont la condition d’une vraie connaissance de l’arbre. L’aspect hivernal est le véritable aspect. En présence de la mort, définitive ou temporaire, il n’y a pas de simagrées possible.>>

 

« Plus une branche porte des fruits plus elle se courbe vers la terre. Celle qui n’a pas de fruits regarde les cieux d’un air hautain. « 

 (Rûmî)

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25-12-2015

S’étioler pour s’étoiler

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L’homme n’a pas d’autre choix que s’étioler pour s’étoiler. Ou il s’établit dans la prison d’ici-bas. L’étiolement est la réaction d’une plante à la diminution ou privation de lumière : les tiges s’allongent et s’affaiblissent. Il y a une perte de la couleur verte.

L’erreur est de croire que le monde est clos alors que ce sont nos perceptions, nos propres limites qui nous empêchent de discerner toutes les autres Sphères de l’invisible.  Pour les gnostiques, les étoiles du ciel symbolisent autant de trouées, autant de passages pour la remontée de l’âme.  

Le pèlerin spirituel et le chevalier se mettent en marche et ne cessent d’avancer jusqu’à humer le parfum d’une Rose hors saison.

Les cavaliers cheminent à grand galop ou à petites foulées, labourant l’immensité de l’Espace, semant dans les sillons de leurs passages le témoignage de l’Origine Unique . Et du battement de leurs ailes, s’écoulent les perles invisibles.

Toujours allant et toujours venant, vous parcourez, vous nourrissez les ondes du rappel de Dieu .

Ô grands Oiseaux ! Ne pouvant se poser nulle part, ne pouvant stationner de par leurs formes, ils retournent près de leurs cœurs…

Car proche du Cœur, est la place du grand Oiseau.

Et voilà qu’il s’élance, comme un cheval fougueux aux millions d’ailes…

Regarde, cavalier, car grand ouvert est le Livre pour les yeux dessillés par les larmes. 

Grande ouverte est la Porte pour les mains qui se sont tendues vers la poignée. 

Chargé de fruits est l’Arbre pour celui qui n’a pas craint de se préoccuper des racines. 

 

 

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09-10-2015

Leçon de l’arbre inversé

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Nous errons sur le sol , courant après l’horizon tentant de décrocher la lune , alors que l’arbre véritable est inversé ,  il a ses racines en haut et ses branches en bas .

Cet arbre inversé est le symbole de ce que nous devons accomplir , nous devons être  des arbres qui marchent , se nourrissant d’infini et s’épanouissant sur terre , s’enracinant dans l’azur , le subtil et fleurissant et grandissant ici – bas  sous les lois de la gravité et de l’apesanteur .

À l’image de l’homme qui chuchote sur le sol et pour être entendu dans le ciel .

En l’arbre se conjoignent le limité et l’illimité , la gravité de la terre et la légèreté du ciel , le palpable et l’insaisissable .

Cette conjonction se concrétise en donnant naissance à une corbeille de fruits ou de fleurs . Ainsi l’arbre nous apprend que ce qui est en haut est aussi en  bas , car les extrêmes se rejoignent toujours , car l’existence est cyclique et non rectiligne .  Le haut ne s’oppose pas au bas , dès lors que le haut est élevé et le bas le profond .

L’arbre nous répète , plus je m’élève plus je m’approfondie , plus je m’approfondie plus je m’élève .

Nous sommes des arbres , arbres qui communiquent, arbres qui marchent, arbres timides ou fous…des arbres du monde.

L’histoire du baobab :

Il y a devant nous une source et  un petit étang. Quand  aucun vent ne souffle, la surface de l’étang est lisse comme un miroir. Il y a très, très longtemps, le baobab était auprès de l’eau et dressait sa cime vers le ciel.

Il voyait les autres arbres qui avaient des chevelures fleuries, de tendres écorces et des feuilles. Tous étincelaient de couleur et le baobab voyait tout cela dans le miroir et il était malheureux. Ses feuilles à lui étaient minuscules, ses fleurs imperceptibles. Il était gras et son écorce ressemblait à la peau ridée d’un vieil éléphant. L’arbre invoqua Dieu et se plaignit à lui.

Dieu avait créé l’arbre et était satisfait de son œuvre qui n’était pas semblable aux autres. Il ( qu’Il soit exalté ) aimait la diversité et  ne pouvait supporter la critique. Dieu inspira à l’arbre la demande , s’il trouvait beau l’hippopotame ou agréable le cri de la hyène.

Le baobab ne cessait, ni de se regarder dans le miroir, ni d’élever vers lui ses plaintes. Dieu saisit le baobab, le souleva et le replanta dans la terre. Ainsi l’arbre ne se voyait plus et ne se plaignait plus. Tout était rentré dans l’ordre…

 

 

 

 

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04-10-2015

Pareil à l’arbre

 

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Chaque éléments de la création se complètent . L’un à besoin de l’autre et l’un ne va pas sans l’autre .

L’arbre s’élève sans hâte vers la lumière . Il est en constante ascension . Il est le symbole de la verticalité , lien entre la terre et le ciel . La racine originel (terre) à la  vie originel (ciel) .

L’arbre s’habille au rythme des saisons avec patiente et soumission .

Pareil à l’arbre   …

Pareil à l’arbre , nous devons tendre vers la lumière .

Pareil à l’arbre , nous devons nous élever à partir de la stabilité et de la solidité du tronc centrale .

Pareil à l’arbre , nous pouvons être grands sans en imposer et en restant sensibles , développant notre puissance avec bienveillance .

Pareil à l’arbre , nous pouvons nous couronner de générosité donnant nos fruits sans compter .

Pareil à l’arbre , nous pouvons percevoir la mort comme une renaissance .

Pareil à l’arbre , nous pouvons supporter le froid de l’hiver et renaître au printemps .

Pareil à l’arbre , nous pouvons être plein de vie , sans pour autant nous agiter , nous époumoner  ,ni crier . Nous pouvons vivre emplie de silence .

 

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