18-06-2016

C’est du Paradis que vient la brise

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C’est du Paradis que vient la brise,

Qui parfume les nuits;

Ses mélodies s’élèvent dans l’air,

Et l’oiseau qui les entend chante et pleure.

Abreuve ton âme, remplis tes yeux
Ne laisse pas ton cœur assoiffé.

 

C’est du Paradis que vient la brise,

Qui parfume les nuits;

Ses mélodies s’élèvent dans l’air,
Et l’oiseau qui les entend chante et pleure.

Réjouis-toi,
libère ton cœur de toute entrave;
Qu’il vole, qu’il nage.

Près du bien-aimé, tu trouveras ta félicité.

 

Ô fraîcheur du soir, transmets la Paix à notre Prophète Taha. 

Ô brise de la proximité, 

Rappelle-lui ma passion et mon amour. 

Comment pourrions-nous être patients, 

Loin de la splendide  Présence ? 

Sur Toi la Paix 

Toi qui es la paix d’une bénédiction de beauté,

Celui qui est un flambeau dans les ténèbres :

Tâha, notre garant. 

 

 

 

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25-05-2016

Reviens

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Une douleur me traverse la poitrine, comme un tremblement de terre, elle me déchire. Et j’entends résonner en moi le vers de Rûmî :

« Jusqu’à quand reculeras-tu ? Avance ! Viens vers la douleur ! Reviens, enfin à l’origine. »

Reviens vers moi. Détache toi de ton « toi ».

Car je ne peu être moi sans être avec toi. Tu es le gardien de mon cœur.

Bien quand apparence nous sommes issus de terre différentes, Nous sommes tout deux issus de la Terre.

Tu es le fils des perles de la Certitude.

Reviens vers l’origine, Là où nous formions qu’un.    

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04-05-2016

Bouraq

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Un trait de khôl sombre,

Comme une nuit sans lune.

Il ne reste rien,

Qu’un peu de soif aux lèvres,

Qu’il faut étancher ,

Pour que dure la veille .

 

Parmi les constellations,

S’agitent les lucioles,

Parlant la langue d’Amour.

Leur poésie est tellement pure,

Dans la clarté,

Tel un Bouraq se cabrant dans le ciel.

Je les ai trouvées si belles,

Ces ailes d’ombres d’ors tremblants…

On croirait voir flotter des voiles blancs.

Les longs voiles traînants,

Qui montent vers les cieux,

Sans fin, sans bruit,

En une Ascension dont l’essor tremble au clair de lune.

N’entends-tu pas l’infini, battre des ailes ?

Elles palpitent dans le vent de ces ailes rythmées,

Parmi les ombres embaumées de la Rose.

 

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28-02-2016

Rien.

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Rien.
Rien.
Alors silence humide et froid. 

Rien, Zéro : Signe numérique dénué de valeur propre, signe nul et cependant fabuleusement fécond qui, du fait même de sa non-existence, permet l’émergence d’ordres d’unités absentes. Le zéro, qui « n’existe pas » par lui-même, mais sans lui l’advenir n’existerait pas. 

Rien, Zéro : Sa forme ovale évoque aussi bien le clos et le plein, comme un œuf qui contient le germe d’une vie, comme une bouche ouverte prête à recevoir ou ouverte sous l’effet d’un étonnement, une stupeur ou d’un émerveillement; une bouche qui exhale son souffle, un soupir, un simple son.  

 

N’est-il pas ainsi un peu trop « blanchi » ? 

Blanchi jusqu’à la transparence.

Blanchi au point de ne plus être rien…

N’est il pas ainsi un peu trop « noirci » ?

Noirci jusqu’à la transparence. 

Noirci au point de ne plus être rien…

 

Soumettez-moi avec des fleurs. Ces fleurs ont un autre parfum que celles que nous respirons ici-bas, et quand les œuvres poussent sur ces racines, elles donnent des fleurs admirables et suprêmement odorantes;  car elles naissent de cet arbre de l’Amour de Dieu, pour Lui seul, sans nul associés, est le parfum de ces fleurs qui se répand pour le profit de nombreuses âmes, un parfum tenace, qui ne se dissipe pas et opère de grands effets.

Il est temps que la pierre consente à fleurir,qu’à l’errance batte un cœur. 

Il est temps. 

 

Loué sois-Tu. 

Pour l’amour de Toi nous voulons fleurir. 

Un rien étions-nous, sommes-nous, restons-nous, fleurissant : 

La rose du Rien, 

Au clair de l’âme , 

L’étamine désert du ciel.

La robe rouge, 

Du mot de pourpre que nous chantions, 

Par-dessus, Ô par-dessus l’épine. 

 

Par-dessus, les piquants de la rose des vents, par-dessus les pointes de barbelés de tous les vents, par-dessus les ronces du temps, par-dessus les robes d’épines lacérant le cœur des victimes… le chant du silence. 

La tentation s’intensifie, s’arme de menace, en vain. La vocation de la rose est d’aimer contre vents et marées. 

Le chant du silence, composé d’une multitude de mots de pourpre : sang, et sueur de sang, et larmes de sang, forment ces roses de Rien.

 

La rose tourne, s’affole… de l’ailleurs, de l’absence. Rose de Rien, de personne. De chacun !

Comme une rose des vents; est-ouest-nord-sud-terre-ciel. Rose épineuse pointant le vide, s’effeuillant en silence; effeuillant le silence ! La rose de vents déploie son aire , elle tourne dans le vide, éolienne brassant le silence.

L’Amour, sans pourquoi, donc sans limite, sans mesure, sans fin. Pas de « pourquoi », mais une source insituable et un horizon insaisissable.

Entre source et horizon, entre nulle part, ici, partout, le chemin à l’horizon devient source.

Haut/bas/dessous/dessus/ici/là-bas/proche/lointain/présent/absent…: le désir tourne en spirales. 

 

Rien ou presque… reste un mot qui me fuyait quand ma lèvre saignait de langage. 

Un mot qui allait à côté des mots, 

Un mot à l’image du silence… 

 

 

* image: Étamines d’une  Amaryllis. 

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17-02-2016

Rives de l’Éternité

 

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Rives de l’Éternité 

 

Qui connaît la Mer ? 

Celui qui navigue sur la Mer,

et a tant navigué.

qu’il connaît ses courants et ses rives ? 

 

Qui connaît la Mer ? 

Celui qui parcourt du regard son immensité, 

et dit en lui : 

voici que je la saisis toute entière ? …

 

Qui connaît la Mer ? 

Celui qui plonge dans ses eaux,

et connaît les chemins froids et chauds.

de son être ? 

 

Nettoie la fontaine de ton âme jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement pure. 

Fixe tes yeux sur ton cœur jusqu’à ce que ton cœur devienne œil.

Cesse de douter et apporte la cruche de ton cœur à cette fontaine.   

Quand cette cruche est pleine d’eau qui est source de délice,

sois comme la terre pour que les roses puissent pousser en toi, 

contrainte à adopter l’humilité et à devenir le terreau d’un parterre de fleurs :

Car rien d’autre que la terre ne peut être le milieu où poussent les roses. 

 

« Mon Dieu ! Lave-moi avec l’eau de la neige et de la grêle. » 

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24-12-2015

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Un papillon vole autour d’une branche de rosier en fleur… 

Les fleurs ont leurs langages, un papillon sur une rose évoque un parfum volupté. 

Le vent ne souffle pas tous les jours du mois, il souffle quelquefois seulement. Les fleurs s’épanouissent alors dans une splendeur sans pareille. 

 

Le rouge élève mon âme. 

Coupez ces branches parfumées; 

Comme les couleurs sont fraîches! 

Comme un givre pourpré, la beauté s’est répandue sur les rameaux innombrables. 

On salut de pars  le monde , 

Sa beauté sans égale

Et c’est parmi nous 

Qu’elle répand son parfum. 

 

Dis: «Si vous aimez vraiment Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Dieu est Pardonneur et Tout-Miséricordieux. (Coran,Sourate 3: verset 31)

 

 

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23-12-2015

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Ecoute…

La spirale du monde ,    

Se veut un coquillage ,

Pour l’oreille qui cherche la Mer. 

Flottant comme un nénuphar,

Épave eaux sombres de la  mare.

Proche et lointain est le rivage,
Rive d’Espoir, rive de naufrage.

Pèlerin, Voyageur,
A la recherche de la Source.

Loin des Bergers ordinaires,
Loin des bouchers sanguinaires,
La voie de l’Amour est notre Quête.

 

 

 

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21-12-2015

Le fidèle Amour

 

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Peut-il y avoir des remèdes humains pour ceux qui sont malades du feu divin ? Qui sait jusqu’où va la profondeur de cette blessure ? 

Il est une image gracieuse que les artistes ont souvent représentée, celle de l’offrande du cœur. 

Sur le thème du don du cœur, celui qu’on a appelé le philosophe de Cordoue et qui vécut dans l’Espagne musulmane, Ibn Hazm, propose cette déclaration fervente, ces paroles qui recouvrent une vérité; c’est la blessure qui permet le rapprochement : 

<< Je voudrais que mon cœur eût été ouvert comme avec un couteau. Tu y serais entré, puis il se serait refermé dans ma poitrine.Tu t’y serais retrouvé, sans autre compagnon, jusqu’au jour de la résurrection et du jugement des morts, partageant toute ma vie. Et si je meurs, tu habiterais encore le fond de mon cœur, dans les ténèbres du tombeau. >>  

De la blessure d’amour l’homme est marqué à jamais: il peut devenir chevalier errant, fou illuminé, poète et mystique tout à la fois. Il se sentira toujours seul désormais, seul au milieu des humains, loin de son bien-aimé, mais il rendra grâce pour cette blessure qui le fait accéder aux lumières et lui permet de recevoir de multiples bénédictions.  Les deux amants ne peuvent devenir un sans être passés, chacun par l’arrachement. Ils se savent inséparables à jamais, ceux dont une longue séparation fît brûler le cœur.

L’Amour est un, mais son approche comporte divers degrés. D’autres disent qu’il dispose de plusieurs flèches de nature différente. 

La légende de Majnûn et leïla, qui naquit en Arabie et inspira autant les mystiques que les amoureux, développe le thème d’une folie souveraine qui s’avère grâce et tourment. Épris de sa cousine Leïla mais, en raison de leurs tribus ennemies, empêché de l’approcher, le jeune Qays sent monter en lui la fièvre qui l’accable et lui fait composer des poèmes. Son père veut le guérir de cette étrange maladie en l’emmenant en pèlerinage à la Mecque. En ce lieu saint, le jeune homme comprend que l’éternelle blessure est la seule voie offerte aux éperdus d’amour et il demande à Dieu de ne jamais le guérir. Désormais, on le surnomme Majnûn, le Fou. Il quitte les tentes de sa tribus, la compagnie des hommes, pour aller au désert avec les animaux sauvages sans cesser de chanter, jusqu’à la mort, son amour irréalisable.

Attâr, le mystique persan, prend souvent Majnûn comme modèle du Fidèle d’Amour. Dans le livre de l’épreuve, après avoir rappelé l’épisode où Qays prie Dieu de ne jamais être consolé, il s’adresse en ces termes au pèlerin de la voie ardente :

<< Quand ta douleur, d’amour pour Lui, sera accrue, que tout ce que tu possèdes ne sera plus qu’une plaie, quand le monde entier sera couleur sang, de tout ce sang surgira un cœur. Ce cœur alors sera constamment dans la Présence et sa joie sera éternelle ! >>

 

 

 

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18-11-2015

La rose sans épines

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Tout ce qui existe et qui est destiné à notre  usage, Ô homme conscient des bienfait de Dieu, tout, oui, tout, célèbre la bonté de Dieu et confesse Son existence, Le remercie, Le bénit.

Oui , de chaque chose , de toute chose , on peut tirer une preuve de Son Unité.

La rose reine des fleurs est le symbole de la perfection . L’odeur de la rose est à la fois éphémère et « inépuisable ». Lors même que ses pétales seraient flétris et tombés au sol, le parfum plainerait là, dans la mémoire.

 La rose représente le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions soient sur lui ) dans la littérature musulmane.

Amina, la mère du Prophète Bien – Aimé  (que la paix et les bénédictions soient sur lui ) a dit: « quand j’ai regardé mon bébé, j’ai vu la lune, et quand j’ai senti son odeur, c’était le musc. » (rapporté par Ahmed)

Je me suis trouvé devant le rosier, le parfum des roses m’a enivré à tel point que je n’ai pu faire un geste.

Il plut à la brise de répandre ses odeurs et de m’enivrer de son parfum délicieux.

Je m’émerveillais des couleurs variées des fleurs quand , dans une exhalation de parfum , la rose , gentiment , annonça sa venue ; et dans son langage silencieux , confia ceci: 

Je suis l’hôte qui vient pour appeler entre l’hiver et l’été , ma visite est aussi courte que l’apparition du fantôme nocturne; hâte – toi de jouir du temps de ma floraison et souviens – toi que le temps est un glaive tranchant. 

J’ai regardé la violette avec admiration ; ses fleurs , sur leurs pédoncules , me font penser à une armée , une infanterie  d’émeraude dont les lances de saphirs pourraient d’un seul coup faire sauter les têtes de leurs ennemis . 

Je tombais de sommeil et la sagesse me dit:
Jamais dans le sommeil la rose du bonheur n’a fleuri pour personne…

De la rose le rossignol s’était enamouré;
Faut-il pleurer sur lui , faut-il pleurer sur nous?
La mort viendra nous effeuiller et d’autres fleurs refleuriront.  

 Vivez si vous m’en croyez, n’attendez pas à demain;
Cueillez dès  aujourd’hui les roses de la vie. 

Marcher sur les sentier parfumés;

J’ai été semé par fidélité pour celui au visage de lune.

Que je le veuille ou non , je suis obligé de croître. 

Un désir parfumé,

Qui ne se limite pas à un objet de beauté;

Il aspire à rejoindre le désir originel de la beauté. 

Je sais que j’ai existé, 

Et en  étant sûr parce que j’ai senti, 

Je sais aussi que j’existerai plus quand j’aurai fini de sentir…

Seigneur donne moi l’odorat raffiné,

Guide -moi vers le parfum de l’éternité. 

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13-10-2015

Mon cœur tourne en rond autour de Son district

 

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« Dieu est Lumière en lui – même , et non parce qu’il illumine nos ténèbres ; au contraire , il illumine les ténèbres ; au contraire , Il illumine les ténèbres parce qu’il est lumière en Soi ; Il est Amour , non point parce qu’Il aime , mais Il aime parce qu’Il est Amour . » ( Frithjof Schuon )

Son amour est l’espoir de ma vie ;

C’est en mon cœur qu’est le confort et la sécurité.
Mon cœur sait qu’il n’y a personne d’autre que Lui,

Mon cœur tourne en rond autour de Son district.
Si mon cœur m’a abandonnée,
Et volé de mon toit,
C’est pour s’installer dans Son district .

Je suis à la fois bougie et papillon,
Trésor et la ruine.
Si je suis un étranger pour moi même ,
C’est pour rejoindre Son district .

« Dans l’ homme existe un amour, une douleur, une inquiétude, un appel, de sorte que s’il possédait les cent mille univers, il ne pourrait trouver le calme et le repos (avant de parvenir à son but).Les gens exercent tous les métiers, tous les commerces, et procèdent à toutes sortes d’études : médecine, astronomie, etc., mais ils ne peuvent trouver le repos, car leur but n’est pas atteint. On appelle le Bien-Aimé  » repos de l’ âme « ; et comment pourrait-on trouver quiétude et repos ailleurs qu’en Lui ? Tous les plaisirs et toutes les fins sont telle une échelle ; chaque degré de l’échelle n’est pas un lieu de repos, mais un passage. Heureux celui qui se réveille tôt, afin de raccourcir le long chemin, sans perdre sa vie à trébucher sur les degrés… »

( Rûmî )

 

 

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