20-10-2015

Leçon de l’oiseau migrateur : répondre à l’appel

 

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Aux amis des oiseaux sauvages et à ceux qui éprouvent la démangeaison des ailes .

L’oiseau migrateur est un nomade à l’heure de partir , il fait silence sur lui même . Il ne craint pas le départ , ni ne l’appréhende , il n’éprouve pas la nostalgie du départ . Comment celui qui est fait pour voler , pourrait appréhender le voyage et  la distance ! Comment celui qui est fait pour voler , pourrait craindre de ne pas être à la hauteur ! Pour celui qui va et vient , il n’y a pas de nostalgie du départ , car il n’est ni d’ici , ni de las – bas . L’oiseau migrateur ne connaît  ni exil , ni patrie , sa patrie est la migration . Pour l’oiseau migrateur la terre est une escale , un terrain d’envol . Comme il ignore les frontières , comme la distance , il n’est propriétaire de rien , sinon de son vol . Avant de partir l’oiseau migrateur , fait silence sur lui même , il médite , il se concentre pour se détacher de la terre , pour n’être que  attaché à ses ailes et au ciel immense . Ainsi il s’élève jusqu’à une hauteur où il peut se laisser porter et se maintenir . Vu du ciel il n’y a qu’une terre , l’oiseau migrateur ne connaît pas les frontières … Il n’aime  qu’une chose voler , aller plus loin , le cœur vaillant . Sans compter sa dépense , il entreprend les hauteurs , que nul médailles à son cou  ,ne vient honorer  . À son arriver personne ne le fête , personne ne chante sa bravoure , il se pose et c’est lui qui nous chante . Il ne fait que répéter ce qui la dit avant et pendant son vol : Oui , oui , oui ….

Voilà la discrète et généreuse leçon de l’oiseau migrateur , qui répond à l’appel sans fléchir .

L’oiseau pourrait se définir : un cœur ailé , un cœur aérien .

 

 

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06-10-2015

Retour

Retour au pays natal

L’homme est à la recherche de son pays natal . Il ne s’agit pas d’un lieu géographique , d’une appartenance à une ethnie , à un climat , à une région . Le pays natal désigne le fond de l’être ; il est donc constamment présent . Non seulement il ne cherche pas à se voiler , mais il veut être découvert, il vient au – devant de celui qui le cherche . Souvent , ce qui est le plus proche exige d’être cherché comme un secret enfoui .Le retour au pays natal signifie une entrée dans la patrie originelle . Mais on ne revient pas chez soi en une seule foulée .

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Posté par suluk dans Contemplation méditative ... retour à l'essentiel | Pas encore de commentaires »

26-09-2015

Le Voyage (Seyr-u Suluk)

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Le Soufisme (Tasawwuf) est une forme d’éducation vers la maturité. Cette éducation est appelée « Seyr-u Suluk » : Seyr signifiant le parcours Suluk signifiant le voyage.

Durant ce périple, le voyageur passe de l’ignorance à la connaissance, des désirs négatifs à la bonté et à l’intégrité, de son propre être à Allah.

Seyr-u Suluk reforme l’attention, autrefois éclatée, et renforce la volonté. Durant ce voyage, avec persévérance, le nafs (le faux-soi) devient peu à peu net et purifié. Jour après jour, le nafs commence à agir comme un cheval docile et bien-entraîné, se pliant au cavalier dans toutes les circonstances.

Voyage immobile dans l’intériorité d’une méditation , d’un approfondissement …

Le passage de la marche au vol s’accomplit dans une sorte d’émergence soudaine. Quelques minutes suffisent pour qu’un Avion prenne de l’altitude , la féerie commence , merveilleuse pour ceux qui aiment la dimension air . La montée s’est accomplie sur la piste d’envol et très vite la vision du sol apparaît incertaine.

Le passage s’effectue du rampant au volant . Vol qui signifie à la fois distance et présence . Comme l’abeille qui après avoir tournoyé , se pose au centre de la fleur , puis reprend son vol .

Là est la loi de l’évolution . Du fait de sa condition , l’homme est soumis à une loi d’évolution . Cette évolution se présente comme un perpétuel perfectionnement . L’homme peut se perfectionner , et là est sa grandeur et sa beauté . Sa vocation exige qu’il réponde à sa finalité . Le perfectionnement  s’accomplit en vertu d’une loi comparable à l’enfant grandissant pour devenir adulte , au grain de blé éclatant dans l’ombre de la terre et mûrissant dans la lumière du soleil , mais à la différence que cette mutation se doit d’être souhaitée.

Prenant de la hauteur , la beauté des paysages apparaît au hublot ,  se mêlant à un doux vertige . La manifestation est beauté , elle doit être contemplée avec amour et gratitude, mais elle est  fugitive , éphémère par nature. Révélatrice , son  témoignage ne saurait être récusé ; accomplissant  une fonction pédagogique , elle attire , retient et propulse . L’homme intérieur en découvre la splendeur en la traversant  pour aller vers le centre des choses , en plongeant dans la profondeur .  Ainsi le noble voyageur apparaît pourvu d’une dimension cosmique .

Dès que les pensées fuient , la contemplation commence : Une fixation sans contemplation est une révolution sans lumière . Une contemplation sans fixation est une lumière sans révolution .

Les nobles voyageurs sont des hommes comme les autres, pétris de chair et de sang, avec leur boue nauséabonde , leurs doute , leurs problèmes , leur désespoir et leurs instants de sérénité. Ce qui les distingue des autres hommes consiste dans ce mouvement intérieur : ils se sont mis en route .

 

 

 

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