22-02-2017

Somme du colimaçon

93796893

 

Comme guide j’ai choisi le modeste colimaçon. Ce gentil colimaçon, petite limace à coquille. Offre avec simplicité une première approche de la vie intérieure et du temps qu’elle nécessite : calme, recueillement, effort soutenu et lente progression. Il peut se retirer tout au fond, voire dormir à la mauvaise saison, ou bien se déployer et avancer de son petit pas sans jamais rejeter sa demeure légère. Il sait que le temps est aussi indispensable que la lumière pour croître et pour œuvrer. Il va à son rythme sur son chemin singulier. 

À lui seul il est une leçon de modestie : aussi avancé que se croit le pèlerin dans son parcours, il n’en est qu’à ses premiers pas. Et puis, il y a cette grâce d’être un animal à antennes et d’élever ses yeux bien au-dessus du sol. Du reste, il n’est pas un rampant puisque, tout en adhérent à la terre, il est apte à monter le long des tiges et des branches. Tel l’homme fait d’argile périssable et désireux de se hisser au-dessus de sa condition de terre. Ainsi, sans fracas, sans révolutions spectaculaires, le colimaçon, garde inscrit sur sa coquille le signe de son évolution lente mais certaine.

Lorsque le pèlerin spirituel se met en marche pour le long voyage, il abandonne ses masques et sa carapace, pour aller vers la saison nouvelle, pour devenir printemps. 

Partir à la recherche d’un trésor, un trésor caché, mais qui n’a jamais été perdu; c’est creuser un puits ou désenfouir une source; c’est planter un arbre en prenant tout son temps, puis veiller à sa croissance au fil des jours; c’est commencer une maison par ses fondations, en se gardant des frêles châteaux de sable. C’est monter un à un les barreaux de l’échelle pour cueillir des fruits délicieux ou, plus haut, frôler les nuages, plus haut encore devenir oiseau. C’est gravir une montagne, du moins essayer; c’est labourer une terre avant d’y semer et bien avant de faire les récoltes; ou encore c’est ouvrir une porte avec précaution et non sans un tremblement du cœur, une porte qui donne non sur un espace clos, mais sur l’immensité. 

Le colimaçon n’est pas en permanence retiré au fond de sa coquille, il avance sur les chemins. Il convient de se montrer habile comme le serpent et candide comme la colombe : non pas devenir rusé, mais déjouer les ruses et les embûches qui ne manquent pas sur le chemin, savoir se glisser comme un serpent dans le trou d’un rocher, rester discret, ou pouvoir comme l’oiseau s’envoler et rejoindre à tout instant sa patrie véritable; en aucun cas ne donner prise aux récupérations possibles, mais tel l’éclair filer entre les mailles du filet, telle l’insaisissable lumière…

On comprend que le voyage soit long et qu’il faille pour cela bien mesurer son temps, adopter un pas de colimaçon et se retirer souvent dans une coquille de silence. 

Vis comme sur une montagne : 

Élévation vers un monde supérieur et retrouvailles avec la maison intérieur. Prier, se Rappeler, c’est vivre comme sur une montagne. L’âme qui ne prie pas, ne se rappel pas,  est comme ces oiseaux de basse-cour qui, ayant de grandes ailes, ne savent pas s’en servir. L’ âme qui prie et se rappel, est l’aigle en vole aux ailes déployées. On reconnaît l’arbre à ses fruits. Ceux-ci peuvent être abondants, nourrissants, ou amers voire vénéneux, ou encore inexistants. 

Tout au long du parcours, le voyageur apprend et aussi désapprend.

C’est une quête de longue haleine mais qu’il ne faut pas remettre à plus tard. L’important n’est pas de se presser, mais de ne pas renoncer. 

Cours avec l’étoile …

L’âme est un ciel, qui a pour soleil la l’amour, pour lune la foi, pour étoiles les vertus; ou encore assurément pour soleil la justice ou la charité et pour lune la bienveillance. 

Qu’est devenu notre ami le colimaçon ? 

Certains de ses compagnons ont abandonné le voyage, d’autres se sont laissé écraser par les difficultés du chemin, d’autres encore ont été surpris en route par la mort. Mais lui, obstiné, confiant, il a continué. Il est allé de son petit pas, mais il n’a pas perdu son temps ni gaspillé ses forces. Dressant ses antennes délicates vers le ciel, un jour lui est venue l’audace de quitter le sol familier, de grimper le long d’un arbuste, monter à la verticale d’une montagne …

Levez les yeux, regardez, regardez plus haut : son ultime métamorphose n’est autre que le déploiement. L’enroulé est devenu le déroulé par excellence. Tel est le grand retournement, tel est l’ultime envol. Il a bondi d’un coup au-delà de ses limites physiques, par-delà l’écran du visible. Il est remonté à la Source. Il était un limaçon, où il se croyait dévolu à la poussière, au monde de l’en-bas. Il a filé d’un bond vers le haut. Il a quitté à jamais sa coquille; aussi peut-il tourbillonner. Pour chacun, il n’est d’équilibre qu’au sommet de son être.

 

  

Posté par suluk dans Non classé | Pas encore de commentaires »

28-05-2016

Compagnon d’âme

 

12745777_1696672213914214_3322764484941061646_n

Lorsque deux personnes entrent en contact, sans nul doute, il existe quelque chose de commun entre elles. Comment un oiseau volerait-il excepté avec l’un de sa propre espèce ? …

Il existe, il est vrai, des frères qu’unit une même parenté divine, des amis que rassemble le même voisinage d’en haut. C’est la leçon de Socrate au bel Alcibiade :

<< Celui-là seul t’aime qui aime ton âme.>>

Le pèlerin spirituel aspire à avancer, découvrir, explorer et s’élever, avec l’espoir de rencontrer au moins un compagnon de route sur cette voie peu fréquentée. Un esprit frère, un compagnon d’âme. 

 

-Ce soir mon ami, quand parait la première étoile. Les cœurs de tous ceux qui se meurs d’amour, reviennent vers la terre. Ils accourent tous ! …Pris par la nostalgie. Et les cœurs en peine dansent la valse mystique. Ils tournent noyés dans les Eaux profondes. Embaumés par le parfum de la Rose, éclairés par la Lune au front de topaze, qui étincelle sur un ciel nébuleux. Et leurs tourbillons noirs et magnétiques, sèment des lueurs d’or en fusion.

Mon ami, rejoins en ce jour les cœurs en peine et danse la valse mystique !

Au Matin, le feuillage, humble et que nul vent ne berce se penchera, en ce jour bénie, en pleurant sous l’Averse.

-Je t’adresse les soupirs enflammés de l’Amour et je te présente le parfum de mon hommage. Que mon amie accepte mon hommage ou qu’il le rejette, mon amour n’en est pas moins le même.

-Que mon amie reste éternellement dans mon cœur par la grâce d’Allah Le Tout Puissant , qu’Allah te rende cet hommage de Son Amour dans ton être et les tiens jusqu’à la fin des temps et après le temps. 

 

                  ( L’enfant du désert et la lune )

Posté par suluk dans Sâlikun | Pas encore de commentaires »

23-12-2015

pèlerin voyageur

 

389411_383128641771456_1621952976_n

Ecoute…

La spirale du monde ,    

Se veut un coquillage ,

Pour l’oreille qui cherche la Mer. 

Flottant comme un nénuphar,

Épave eaux sombres de la  mare.

Proche et lointain est le rivage,
Rive d’Espoir, rive de naufrage.

Pèlerin, Voyageur,
A la recherche de la Source.

Loin des Bergers ordinaires,
Loin des bouchers sanguinaires,
La voie de l’Amour est notre Quête.

 

 

 

Posté par suluk dans Poésie | Pas encore de commentaires »

Cyrilroydlnaight |
Lesouffleduvent |
Eglise Protestante Unie de ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Eglise Chrétienne Evangéliq...
| Allah99
| Eclats de joie !!!!