06-05-2017

Comment assumes-tu,la beauté qui te hante ?

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L’arbre assume le printemps, 

Et la mer le couchant, 

Toi, comment assumes-tu, 

La beauté qui te hante ? 

Tu aspire à une autre, 

Plus vive que le printemps, 

Plus vive que le couchant. 

 

Souffle coupé, cœur battant, nous nous trouvons perdus au cœur d’une immensité parsemée de crevasses et de prairies. 

L’âme n’aura de cesse de résonner avec un chant plus vaste que soi. 

Une présence essentielle, faite de frémissantes interactions. Fontaine au jaillissement continu, elle distribue sans réserve ombres parfumées et éclats nourriciers à ceux que ses ondes attirent, oiseaux migrateurs, errants humains.  

Sur le haut du mont  dévoilé par le vent, une fleur nous salue, et voilà que nous tombons à genoux de reconnaissance. Un chant surgi des mémoires et parvient au lèvres : 

Une Rose 

Un regard

Toute une vie 

 

 

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18-01-2017

Le manteau de Sa Magnificence

 

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Mon Appui pendant les pénuries,  

Mon Secours, 

Mon Aide en temps difficiles, 

Mon Seigneur Omniprésent, 

Protège- moi, 

Aide- moi par ton infini Pouvoir. 

Couvre moi , 

Couvre moi du manteau de Ta Magnificence. 

Tu es Celui qui couvre et découvre, 

Il n’y  a de chaleur sans Toi. 

Couvre moi, 

Couvre moi du manteau de Ta Magnificence. 

Tu es Celui qui couvre et découvre, 

Il n’y  a de chaleur sans Toi. 

« Ya Hayyu, Ya Qayyum, Ô toujours vivant, ô auto-existant. » 

 

Le  temps manquait d’amour. Elle se pencha pour lire. Les arbres eux-mêmes penchent vers la douceur. Un livre qui parle d’éternité. Elle lit et  les mots s’échappent des pages, ils font autour de sa tête une couronne. 

Elle arrête sa lecture. Elle lève la tête. Un parfum frais et fort la surprend, l’enveloppe. Est-ce la rose ? 

Ce parfum, elle le connaît et  il vient de si loin. Elle ouvre grand la fenêtre et regarde au loin. Quand le cœur est épris, les yeux se portent au-delà de l’horizon. L’odeur fraîche de la rose est un présage d’incendie. Seule l’éternité est vivante, se dit-elle. 

Doit-elle l’appeler bien-aimé, celui qui se cache ? 

Tout bas, avec crainte, elle prononce ce nom qui brûle les heures, ce nom qui seul est vivant. 

Elle est ici, son âme est très loin, partie vers la rose qui point ne fane. Elle continue de soigner le jardin, de semer des fleurs rares, de tailler les buissons de roses. Pour célébrer l’amour. Elle était tombée amoureuse de la rose avant de la connaître : son nom, plus aveuglant pour elle que la clarté laiteuse des roses trémières. 

Un parfum de rose fait le fond de cette vie …

Elle ressemblait  à un faucon ramassé sur lui-même et prêt à bondir. Mais les soudards étaient venus, ils avaient brûlé les arbres, enfumé les cavernes. Ceux qui se tenaient à l’intérieur de la citadelle n’avaient que leurs chants, leurs prières, leurs mains posées sur le cœur. Les armes ont massacré le chant. Il n’est resté que ruines et cendres. Le faucon a été poignardé en plein vol. La fumée piquait les yeux des soudards mais leur âme ne sentait rien. 

Elle se noya dans ses larmes, répétant : « Pourquoi tous ces oiseaux brûlés ? … »

Aujourd’hui elle se demande s’il existe quelqu’un pour écouter ce que murmurent les oiseaux. La plupart des hommes, entendant ces chants gracieux, pensent qu’ils sont destinés à réjouir leurs propres oreilles. Elle sait que ces mélodies viennent d’ailleurs et vont plus haut. Mais qui, aujourd’hui, fait confiance à l’oiseau ? 

Peu-être ne fait-on que tomber. L’amour lui-même ouvre un gouffre où l’on ne finit pas de tomber. Qui a dit que l’amour entraînait vers le haut ? 

Couvre- moi du manteau …

Une femme revêtue de soleil …

Ce sera un vêtement ample. À la laine rouge  et aux bordures vertes. Le rouge couleur de sang et de soleil, rouge comme la rose. Le vert de l’éternité. Il serait ni de pourpre ni d’écarlate, mais de lumière, et capable de vêtir une âme. 

« Je vis une nuit quelque chose qui enveloppait les Cieux. C’était une lumière rouge étincelante. Je demandai : Qu’est-ce que cela ? Il me fut dit : C’est le manteau de Magnificence. »  ( Rûzbehân de Shîraz ) 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27-08-2016

Nommer celui qu’on aime

 

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C’est attristant d’ignorer le nom de ce qu’on aime. C’est la mélancolie pure ! Quand on le connaît, le nom vient se poser délicieusement dans notre esprit comme un oiseau sur notre main. Nommer ce qu’on aime, c’est l’aimer encore mieux, c’est un surcroît d’amour. Mais cela ne me suffit pas… je rêve de nommer la Rose avec la langue qui est sienne, celle qui est au-delà des mots courants.  Cette Rose qui peut faire mal aux yeux tellement elle est belle et qui éblouit autant que le soleil.

Un visage qui voit se prosterner les fleurs.

L’éclat des fleurs cède à son éclat,

Pendant que le feu cède à mon souffle. 

Je voudrais que ma vie soit comme une fleur qui ne cesse jamais de s’ouvrir vers ce Parfum toujours plus grand. 

Je suis son tournesol, il est mon soleil.

Je sens alors comme un voile qui se déchire devant mes yeux et je me mets à voir. J’ai devant moi une pièce de velours noir et par moments elle se déchire, et derrière ce velours noir il y a de l’or pur. 

 

Les gens qui étaient assis dans les ténèbres,

Une lumière glorieuse ont vu.

le prophète de Dieu,

Mohammad, Al Amin. 

Nous allons chanter tes louanges éternellement,

Notre Mustapha,

Ta Lumière est Guidance dans les ténèbres. 

Notre Ahmed,

Le monde est merveilleux par sa Prophétie.

Notre Ta Ha,

Le joyaux de Dieu.

Les gens qui étaient assis dans les ténèbres

Une lumière glorieuse ont vu. 

le prophète de Dieu,

Muhammad, Al Amin. 

 

Ô Seigneur, Daigne répandre Ton Salut sur la Baume des âmes ainsi que sur sa Famille et ses Compagnons. 

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11-04-2016

Essences du printemps

 

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Au printemps, le temps est un temps pour le renouveau de chaque être vivant.

Au premier regard, c’est une profusion de fleurs. Chacune d’elles apporte son éclat, sa fraîcheur, dans ces lieux fertiles. Une profusion de fleurs qui témoignent, par-delà l’abondance et la diversité, que chacune d’elles est unique, que chacune mérite une attention, car  chacune d’elles  représentent une louange différente. Quand aux cinq arbres qui les encadrent et les protègent, ils sont comme autant de piliers nécessaire à l’homme. Robustes et élancés, au tronc impeccablement vertical,  tel les colonnes du ciel. Tous sont très verts, feuillus, et portant des fruits. Le paysage entier parle de verdoiement et de croissance.

C’est le devoir de l’être humain de grandir, de porter fleurs et fruits, de prodiguer joie et douceur, abri et consolation, de grandir jusqu’à toucher le ciel.

L’île du cœur n’appartient pas à la géographie ordinaire, elle est impossible à localiser sauf en la cherchant tout au fond de soi, là où gît engourdi le Grand Amour, ou encore au plus haut de soi, à la fine pointe de l’âme. Ici, le temps n’exerce aucun pouvoir : les fleurs ne fanent pas, les arbres gardent feuilles et fruits. Les saisons n’ont plus cours ou sont toutes réunies, puisque poussent à la fois la jonquille du printemps, la rose de l’été et le houx hivernal.

« Un cœur pur, ouvert à la lumière, sera rempli de l’essence même de la vérité. »
~Rumi

Ce que le cœur respire… Ce à quoi il aspire…

Le parfum de l’Amour sublime auquel seul le cœur aspire, cette essence impalpable, personne ne peut la capturer, mais certains deviennent aptes à la humer, comme on respire la rose. Les parfums ont toujours servi de métaphore pour désigner les réalités subtiles. Le parfum s’offre gracieusement, mais il échappe à toute prise. Il charme, surprend, berce ou bouleverse, il fait surgir des émotions, des souvenirs, et suscite des états de conscience. Ainsi, par sa présence indéniable et insaisissable, le parfum renvoie à un univers auquel ne mènent ni les sens corporels, ni le savoir rationnel : voici le monde des essences… La Sagesse immatériels.

Un intense sentiment relie l’âme au jardin verdoyant, où elle s’exerçait à toucher l’impalpable, à savourer de subtiles nourritures, à humer des parfums délicieux. 

<<Lève-toi et va vers toi-même. >>

<<Nourris l’oiseau de ton âme et ne profane pas ton trésor. >>

 

 

 

 

 

 

 

 

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24-12-2015

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Un papillon vole autour d’une branche de rosier en fleur… 

Les fleurs ont leurs langages, un papillon sur une rose évoque un parfum volupté. 

Le vent ne souffle pas tous les jours du mois, il souffle quelquefois seulement. Les fleurs s’épanouissent alors dans une splendeur sans pareille. 

 

Le rouge élève mon âme. 

Coupez ces branches parfumées; 

Comme les couleurs sont fraîches! 

Comme un givre pourpré, la beauté s’est répandue sur les rameaux innombrables. 

On salut de pars  le monde , 

Sa beauté sans égale

Et c’est parmi nous 

Qu’elle répand son parfum. 

 

Dis: «Si vous aimez vraiment Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Dieu est Pardonneur et Tout-Miséricordieux. (Coran,Sourate 3: verset 31)

 

 

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23-11-2015

Chemin de roses

 

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L’Amour ne peut jamais être dépassé ni révolu: il est au contraire un appel infini , un Absolu dont on s’approche par la blessure et le dépouillement. Pour le pèlerin passionné, il n’est possible ni de renoncer à l’amour ni de vivre sur terre. Il lui reste de sentir sans cesse ce déchirement où le suprême Désirable se révèle Insaisissable sur terre, où aimer est une dépossession , une perte splendide. Il lui faut avancer sur ces braises, tenir dans cette flamme.

Il n’est pas de rose sans épines ni d’amour sans blessure. Mais il est des plaies qu’il convient de refermer et des blessures qu’il est beau de laisser ouvertes, il y a un sang noir et mauvais, signe de mort, et un sang rouge qui est amour et vie, qui est lumière.  Les effluves d’Amour apaisent et guérissent les tourments endurés . Toutes les subtilités de la Gnose , Connaissance secrète parce qu’intérieure , sont symbolisées par le parfum , suave et volatil , invisible et présent . 

La rose est sans pourquoi, elle fleurit parce qu’elle fleurit; sans souci d’elle – même, ni désir d’être vue. 

Dès l’instant où sa tige émerge du sol, celle – ci pousse dans un sens, comme mue par une inébranlable volonté. À travers elle se fixe une ligne de force qui se cristallise en un bouton. À partir de ce bouton, les feuilles puis les pétales vont bientôt se former et s’éployer, épousant telle courbure, optant pour telle teinte, tel arôme. Désormais, rien ne pourra plus l’empêcher d’accéder à sa signature , à son désir de s’accomplir, se nourrissant de la substance venue du sol, mais aussi du vent, de la rosée, des rayons du soleil .  Tout cela en vue de la plénitude, une plénitude posée dès son germe, dès un très lointain commencement.

Voilà enfin la rose, dans tout l’éclat de sa présence. Propageant ses ondes rythmiques vers ce à quoi elle aspire, le pur espace sans limites. Cette irrépressible ouverture dans l’espace est à l’image d’une fontaine qui rejaillit sans cesse du fond. Car pour peu que la rose veuille durer le temps de son destin, elle se doit de s’appuyer aussi sur un enfouissement dans la profondeur. Entre le sol et l’air, entre la terre et le ciel s’effectue alors un va – et – vient que symbolise la forme même du pétales, forme si spécifique, à la fois recourbée vers l’intérieur de soi et tournée vers l’extérieur en un geste d’offrande.

Lors même que les pétales seraient tombés et mêlés à l’humus nourricier, persisterait leur invisible parfum, comme une émanation de leur essence.

 

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18-11-2015

La rose sans épines

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Tout ce qui existe et qui est destiné à notre  usage, Ô homme conscient des bienfait de Dieu, tout, oui, tout, célèbre la bonté de Dieu et confesse Son existence, Le remercie, Le bénit.

Oui , de chaque chose , de toute chose , on peut tirer une preuve de Son Unité.

La rose reine des fleurs est le symbole de la perfection . L’odeur de la rose est à la fois éphémère et « inépuisable ». Lors même que ses pétales seraient flétris et tombés au sol, le parfum plainerait là, dans la mémoire.

 La rose représente le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions soient sur lui ) dans la littérature musulmane.

Amina, la mère du Prophète Bien – Aimé  (que la paix et les bénédictions soient sur lui ) a dit: « quand j’ai regardé mon bébé, j’ai vu la lune, et quand j’ai senti son odeur, c’était le musc. » (rapporté par Ahmed)

Je me suis trouvé devant le rosier, le parfum des roses m’a enivré à tel point que je n’ai pu faire un geste.

Il plut à la brise de répandre ses odeurs et de m’enivrer de son parfum délicieux.

Je m’émerveillais des couleurs variées des fleurs quand , dans une exhalation de parfum , la rose , gentiment , annonça sa venue ; et dans son langage silencieux , confia ceci: 

Je suis l’hôte qui vient pour appeler entre l’hiver et l’été , ma visite est aussi courte que l’apparition du fantôme nocturne; hâte – toi de jouir du temps de ma floraison et souviens – toi que le temps est un glaive tranchant. 

J’ai regardé la violette avec admiration ; ses fleurs , sur leurs pédoncules , me font penser à une armée , une infanterie  d’émeraude dont les lances de saphirs pourraient d’un seul coup faire sauter les têtes de leurs ennemis . 

Je tombais de sommeil et la sagesse me dit:
Jamais dans le sommeil la rose du bonheur n’a fleuri pour personne…

De la rose le rossignol s’était enamouré;
Faut-il pleurer sur lui , faut-il pleurer sur nous?
La mort viendra nous effeuiller et d’autres fleurs refleuriront.  

 Vivez si vous m’en croyez, n’attendez pas à demain;
Cueillez dès  aujourd’hui les roses de la vie. 

Marcher sur les sentier parfumés;

J’ai été semé par fidélité pour celui au visage de lune.

Que je le veuille ou non , je suis obligé de croître. 

Un désir parfumé,

Qui ne se limite pas à un objet de beauté;

Il aspire à rejoindre le désir originel de la beauté. 

Je sais que j’ai existé, 

Et en  étant sûr parce que j’ai senti, 

Je sais aussi que j’existerai plus quand j’aurai fini de sentir…

Seigneur donne moi l’odorat raffiné,

Guide -moi vers le parfum de l’éternité. 

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