22-02-2017

Somme du colimaçon

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Comme guide j’ai choisi le modeste colimaçon. Ce gentil colimaçon, petite limace à coquille. Offre avec simplicité une première approche de la vie intérieure et du temps qu’elle nécessite : calme, recueillement, effort soutenu et lente progression. Il peut se retirer tout au fond, voire dormir à la mauvaise saison, ou bien se déployer et avancer de son petit pas sans jamais rejeter sa demeure légère. Il sait que le temps est aussi indispensable que la lumière pour croître et pour œuvrer. Il va à son rythme sur son chemin singulier. 

À lui seul il est une leçon de modestie : aussi avancé que se croit le pèlerin dans son parcours, il n’en est qu’à ses premiers pas. Et puis, il y a cette grâce d’être un animal à antennes et d’élever ses yeux bien au-dessus du sol. Du reste, il n’est pas un rampant puisque, tout en adhérent à la terre, il est apte à monter le long des tiges et des branches. Tel l’homme fait d’argile périssable et désireux de se hisser au-dessus de sa condition de terre. Ainsi, sans fracas, sans révolutions spectaculaires, le colimaçon, garde inscrit sur sa coquille le signe de son évolution lente mais certaine.

Lorsque le pèlerin spirituel se met en marche pour le long voyage, il abandonne ses masques et sa carapace, pour aller vers la saison nouvelle, pour devenir printemps. 

Partir à la recherche d’un trésor, un trésor caché, mais qui n’a jamais été perdu; c’est creuser un puits ou désenfouir une source; c’est planter un arbre en prenant tout son temps, puis veiller à sa croissance au fil des jours; c’est commencer une maison par ses fondations, en se gardant des frêles châteaux de sable. C’est monter un à un les barreaux de l’échelle pour cueillir des fruits délicieux ou, plus haut, frôler les nuages, plus haut encore devenir oiseau. C’est gravir une montagne, du moins essayer; c’est labourer une terre avant d’y semer et bien avant de faire les récoltes; ou encore c’est ouvrir une porte avec précaution et non sans un tremblement du cœur, une porte qui donne non sur un espace clos, mais sur l’immensité. 

Le colimaçon n’est pas en permanence retiré au fond de sa coquille, il avance sur les chemins. Il convient de se montrer habile comme le serpent et candide comme la colombe : non pas devenir rusé, mais déjouer les ruses et les embûches qui ne manquent pas sur le chemin, savoir se glisser comme un serpent dans le trou d’un rocher, rester discret, ou pouvoir comme l’oiseau s’envoler et rejoindre à tout instant sa patrie véritable; en aucun cas ne donner prise aux récupérations possibles, mais tel l’éclair filer entre les mailles du filet, telle l’insaisissable lumière…

On comprend que le voyage soit long et qu’il faille pour cela bien mesurer son temps, adopter un pas de colimaçon et se retirer souvent dans une coquille de silence. 

Vis comme sur une montagne : 

Élévation vers un monde supérieur et retrouvailles avec la maison intérieur. Prier, se Rappeler, c’est vivre comme sur une montagne. L’âme qui ne prie pas, ne se rappel pas,  est comme ces oiseaux de basse-cour qui, ayant de grandes ailes, ne savent pas s’en servir. L’ âme qui prie et se rappel, est l’aigle en vole aux ailes déployées. On reconnaît l’arbre à ses fruits. Ceux-ci peuvent être abondants, nourrissants, ou amers voire vénéneux, ou encore inexistants. 

Tout au long du parcours, le voyageur apprend et aussi désapprend.

C’est une quête de longue haleine mais qu’il ne faut pas remettre à plus tard. L’important n’est pas de se presser, mais de ne pas renoncer. 

Cours avec l’étoile …

L’âme est un ciel, qui a pour soleil la l’amour, pour lune la foi, pour étoiles les vertus; ou encore assurément pour soleil la justice ou la charité et pour lune la bienveillance. 

Qu’est devenu notre ami le colimaçon ? 

Certains de ses compagnons ont abandonné le voyage, d’autres se sont laissé écraser par les difficultés du chemin, d’autres encore ont été surpris en route par la mort. Mais lui, obstiné, confiant, il a continué. Il est allé de son petit pas, mais il n’a pas perdu son temps ni gaspillé ses forces. Dressant ses antennes délicates vers le ciel, un jour lui est venue l’audace de quitter le sol familier, de grimper le long d’un arbuste, monter à la verticale d’une montagne …

Levez les yeux, regardez, regardez plus haut : son ultime métamorphose n’est autre que le déploiement. L’enroulé est devenu le déroulé par excellence. Tel est le grand retournement, tel est l’ultime envol. Il a bondi d’un coup au-delà de ses limites physiques, par-delà l’écran du visible. Il est remonté à la Source. Il était un limaçon, où il se croyait dévolu à la poussière, au monde de l’en-bas. Il a filé d’un bond vers le haut. Il a quitté à jamais sa coquille; aussi peut-il tourbillonner. Pour chacun, il n’est d’équilibre qu’au sommet de son être.

 

  

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19-02-2017

Méditations bercées

 

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Le bambou, dont la tige est élancée et les feuilles acérées sont proches des traits de calligraphie. Les sens symboliques qu’il suscite sont multiples.

Quels-sont-ils ? D’abord la droiture et l’élévation, à l’image de cette plante qui s’élance tout droit comme un jet. Un jet toujours vert …l’islam demeure toujours vert. Puis l’idée d’un perpétuel dépassement de soi. En effet, en sa croissance, le bambou ne pousse pas sur une simple ligne continue; il est formé d’une succession de sections, comme autant d’étapes de vie, ou autant de sauts qualitatifs par lesquels il cherche à se dépasser. Une autre vertu encore suggérée par un aspect spécifique du bambou : l’intérieur de celui-ci est creux, plus exactement, il est vide. Avoir le cœur vide signifie, avoir un cœur habité de vacuité, c’est-à- dire un cœur dénué de vanité et de suffisance. La vertu en question, n’est autre que l’humilité. 

A-t-on épuisé là les vertus incarnées par le bambou ? 

On sait que la tige de bambou porte en son extrémité de longues feuilles fines et mobiles. Lorsque passe une brise, elles produisent des sons susurrants et mélodieux. Le sommet du bambou rayonne ainsi d’une qualité : la grâce du recueillement. 

Les étapes de l’élévation du bambou : 

Le bambou va accéder à diverses station, tels l’éveil, le repentir, la méditation ou encore le rappel. Puis au deuxième degré, il vit, et goûte à la tristesse, la crainte et en s’élevant encore trouve les stations de l’auto-évaluation, de la sincérité, de la confiance. Plus haut encore, il y a la patience et la persévérance, la satisfaction, le remerciement, la pudeur, la sincérité, l’humilité. 

Ensuite, une série de stations sont liées à la volonté, la certitude, la pauvreté en Lui, puis à la sagesse, le savoir, le discernement, l’inspiration, la paix. Aux degrés supérieurs, on trouve la soif, le désir spirituel, l’amour et enfin la pureté, la joie, le secret. Aux niveaux les plus élevés,  le bambou est témoin du témoignage, et il expérimente la contraction, l’épanchement-effusion, l’ivresse spirituelle, le lien et la séparation. 

Ici, il atteint les vérités, pour enfin accéder à l’étape ultime, où se vit l’extinction … la libération de son être. Bercé en son sommet, le bambou à purifié son cœur et à trouvé la paix , la félicité et l’amour. 

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30-08-2016

Le secret des fleurs

 

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Il existe un amour réel, qui jamais ne change, mais surtout qui jamais ne meurt. Pourtant nous sommes mangés par les verres de notre vivant. Cette vie qui nous ronge le cœur. Le réel y passe et les faux semblants prennent place. Juste l’ego et l’argent, l’argent mesurant l’amour, l’ego dévastant les cœurs.  Et puis la vie passe… à peine le temps d’appuyer son visage contre la vitre en feu. Un camp de concentration invisible couvre la terre. Parfois, par un sursaut d’éveil, un éclair de l’œil du cœur nous en sortons. Ici, clairières assassines, soleil bénisseur, arbres méditant : la nature nous guéris en marche.

Secrètement on se prend à demander aux fleurs, aux arbres, aux plantes:

<< Où trouvez-vous cet amour qui vous rend vert  ? >>

Eux nous répondent : 

<< Nous avons un maître qui souffle l’amour en nous, jour et nuit, semaine et mois.>> 

Chaque fleur, chaque arbre reste éveillé à la venue du Souffle. Souffle d’amour à travers le monde. Toutes les fleurs ouvrent leurs cœurs à ce vent sacrée, elles se nourrissent de cet amour diffusé en ce vent.   

La pluie du cœur bâtit autour de mon visage son monastère de gouttes d’eau. Je puise dans ta vision les forces nécessaires pour résister au monde. J’aime pensé que nous pourrions, maintenant que tout est détruit, reprendre l’alphabet de l’éternel. Tu en serais la première lettre et la dernière.  Mon ciel repose sur un visage lumineux, sur l’étoile blanche de ses pétales, sa lumière qui éclate est une rose en suspension dans mon vide. Le ciel est un torrent qui se jette dans l’amour de Dieu, ce torrent qui coule dans l’infini ouvert d’un cœur. Il n’y a pas de distance. L’éternité est là, sous nos yeux, sous nos pieds, dans un pétale. 

Personne n’a aujourd’hui plus mauvaise réputation qu’une petite fleur. Qui ne l’a pas piétiné… 

Très humble, douce et ferme marguerite, je te salue, avec toi l’espérance retrouvée d’une entrée en force d’une lumière dans mon âme délivrée. 

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21-06-2016

On a souvent besoin d’un plus petit que soi

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Chez les végétaux, on a souvent besoin d’un plus petit que soi. 

Voyez cette petite éponge qui mène une vie obscure sous la banquise. La lumière est rare, surtout pendant la longue nuit astrale. Dans ces milieux hostiles, ni l’algue, faute de lumière que lui procure l’éponge, ni l’éponge, faute d’aliments que lui procure l’algue, ne pourraient survivre seules. Ensemble elles relèvent le défi !  

Le milieu marin est le siège de symbioses étonnantes et souvent complexes. Mais les symbioses ne sont pas propre au milieu marin. Il n’est pas rare de voir de petits oiseaux tourner autour de troupeaux de buffles. Ces pique-bœufs se nourrissent de tiques et de larves d’insectes logées dans la peau des buffles, et complètent leurs repas en avalant des insectes soulevés par le pas des troupeaux.   Ils assurent l’hygiène des buffles et forment une garde vigilante et donnent ainsi l’alerte à l’approche de tout prédateur éventuel. L’oiseau protège le buffle et le buffle le nourrit. Une parfaite symbiose ! 

Le tilleul, bien que grelottant de froid sous la pluie, offre encore aux moineaux l’abri de son feuillage. 

La grandeur de l’humain ne repose pas dans sa capacité intellectuel mais dans sa capacité à saisir sa part d’émotion.

 La terre qui est immense repose sur le dos d’une fourmis.

Quand on voit la grandeur d’une fourmis dans sa petite taille, on comprend que souvent la grandeur se trouve dans la petitesse. Le pèlerin sur la voie doit constamment apprendre à désapprendre, il est le pauvre de Dieu (al faqir). L’expérience religieuse c’est cultiver la sincérité dans la réalisation de notre pauvreté (faqir). 

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18-06-2016

C’est du Paradis que vient la brise

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C’est du Paradis que vient la brise,

Qui parfume les nuits;

Ses mélodies s’élèvent dans l’air,

Et l’oiseau qui les entend chante et pleure.

Abreuve ton âme, remplis tes yeux
Ne laisse pas ton cœur assoiffé.

 

C’est du Paradis que vient la brise,

Qui parfume les nuits;

Ses mélodies s’élèvent dans l’air,
Et l’oiseau qui les entend chante et pleure.

Réjouis-toi,
libère ton cœur de toute entrave;
Qu’il vole, qu’il nage.

Près du bien-aimé, tu trouveras ta félicité.

 

Ô fraîcheur du soir, transmets la Paix à notre Prophète Taha. 

Ô brise de la proximité, 

Rappelle-lui ma passion et mon amour. 

Comment pourrions-nous être patients, 

Loin de la splendide  Présence ? 

Sur Toi la Paix 

Toi qui es la paix d’une bénédiction de beauté,

Celui qui est un flambeau dans les ténèbres :

Tâha, notre garant. 

 

 

 

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17-06-2016

Le jeûne du Ramadan … Eux , vous et moi

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Ils y a des signes dans la Créations , pour ceux qui croient :

“Il y a sur terre des preuves pour ceux qui croient avec certitude ainsi qu’en vous mêmes. N’observez – vous donc pas ? Et il y a dans le ciel votre subsistance et ce qui vous vous a été promis. Par le Seigneur du ciel et de la terre ! Ceci est tout aussi vrai que le fait que vous parliez.”

(Coran ,Sourate 51 Verset 20 à 23)

Les plantes se nourrissent d’eau pour se développer, mais cependant les capacités des plantes en matière de jeûne sont  impressionnantes. Comme elles ne peuvent pas se déplacer, elle doivent se contenter d’attendre la rossée du matin ou la pluie pour se nourrir. En période de sécheresse, le jeûne imposé par la météo peut se montrer dévastateur et pas toutes les plantes n’y survivent. Toujours est-il que les plantes n’ont guère le choix et elles doivent apprendre à jeûner. Il en va de leur survie.

Dans l’ensemble, le jeûne est un cycle inévitable pour les animaux. Un lion par exemple ne peut pas manger de la viande tous les jours. Si pendant une semaine il n’a pas de gazelle à se mettre sous la dent, il devra se contenter de boire de l’eau fraîche. Impossible pour lui de se rendre au rayon boucherie d’un supermarché.

“Ne considèrent – ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés?”

( Coran ,Sourate al-Gashiyah, verset 17)

Dans cet honoré verset, Allah a choisi le chameau parmi toutes les autres créatures vivantes, et Il a avancé la contemplation de comment ils ont été créés .  Ce verset  souligne que la contemplation des Créatures et de la Création est l’accès à la pure croyance . Ce 17ème verset de la sourate al-Gashiyah nous indique que le chameau est un animal qui doit être soigneusement analysé. Dans cet honoré verset, Le Créateur, qui connaît les secrets de ses créatures, recommande aux gens de penser et de contempler la création du chameau comme étant une créature qui témoigne de la puissance et de la planification de Allah. On se rendra compte des faits surprenants concernant la création des chameaux que la science a récemment révélé, ce qui prouve l’avant garde du Saint Coran en indiquant une telle créature miraculeuse.

Ce qui confère au chameau un caractère si particulier est la structure de son corps, qui n’est pas affecté même dans les conditions les plus sévères. Le corps du chameau est tel qu’il lui permet de survivre pendant plusieurs jours sans vivres ni eau, et qu’il peut effectuer un long trajet avec une charge de plusieurs centaines de kilogrammes sur son dos.

Les chameaux peuvent vivre sans nourriture et sans eau pendant 8 jours sous une température de 50°C. Pendant cette période, l’animal perd près 22% de son poids.

Le chameau produit de l’eau, qui contribue à supporter la faim et la soif, en utilisant la graisse emmagasinée dans sa bosse par un processus chimique que l’homme ne peut pas dépasser. Le chameau se tourne principalement vers les  graisses de sa bosse lorsqu’il y a un manque de nourriture. Dans ce cas il brûle les graisse lentement et sa bosse se réduit jusqu’à ce qu’elle s’incline sur le coté, et devient un ample sac vide. Pareil le corps du croyant réduit à la faim, s’inclinera dans sa faiblesse face au Créateur. 

La sagesse divine dans la création du chameau est que les réserves de graisses sont énormes et qu’elles dépassent celles de tout autre animal. Nous devons nous aussi avant le long jeune du désert du Ramadan , prendre soin effectuer des réserves , non pas en graisses matérielles mais en graisses spirituelles, ainsi préparer la traverser du Ramadan, nous seras plus paisible, et nous ne risquerons pas de succomber sous sa chaleur.

Cependant, une soif extrême atténue le chameau et le fait perdre une grande partie de son poids. Pourtant, il peut continuer à vivre avec robustesse jusqu’à ce qu’il trouve de l’eau douce, salée ou amère, ainsi il boit abondamment jusqu’à ce qu’il éteigne sa soif. Pareil pour le croyant le Ramadan achevé doit atténuer sa soif de l’eau spirituel, par l’eau douce du Rappel, par l’eau salée de la prière et par l’eau amère de la lutte contre les mauvaises dispositions de l’âme charnel ( nafs ).

Ainsi, un chameau assoiffé peut boire abondamment pour récupérer en quelques minutes ce qu’il a perdu pendant les jours de soif sans l’aide de personne…

Donc, on trouve que l’honoré verset : « Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés  » représente une théorie scientifique, mais il y a beaucoup plus que cela. Il contient les clés pour atteindre ces faits par les directives fascinantes de Allah, Le tout Savant qui connaît bien les secrets de ce qu’Il a créé.

Par cet contemplation, les Bédouins,qui vivent dans le désert ont été convaincus des miracles de la création dès le premier moment. Ces miracles qui souligne la Puissance extrême du Créateur.

La question dans le Coran: « Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés » indique l’étonnement que nous devons ressentir devant cet exemple excellent de la création d’Allah.

Nous avons vu le jeune des plantes et celui de certains animaux , la période du jeûne est donc un processus naturel commun à la plupart des êtres vivants. L’homme, ne peut y échapper , mais son mode de vie et son évolution sont des éléments qui changent un peu la donne.

 

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13-06-2016

Le jeûne chez les animaux

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La faim aiguise l’intelligence et améliore l’esprit et la santé. Bien qu’elle soit une souffrance pour le corps, elle illumine le cœur et purifie l’âme, et conduit l’esprit en la Présence de Dieu. Manger à satiété est un acte digne de l’animal.
Pour bien comprendre le sens et la logique biologique du jeûne, on se retournera une fois de plus vers nos frères en la création, les animaux.

Le jeûne est en effet très courant dans le monde animal, mais comme il n’est pas volontaire, on lui donne d’autres dénominations comme ”période de rut” ou ” hibernation”, ou bien”stade pupal”. Pourtant, il s’agit bien d’un jeûne, qui accompagne une fonction physiologique liée à un événement vital pour l’animal .

Le Docteur F. Oswald dit: « Une maladie sérieuse pousse tout animal à jeûner. Le daim blessé se retire dans un endroit écarté et s’abstient de manger des semaines de suite ». Le Docteur Erwin Liek observe que « les petits enfants et les animaux, guidés par un instinct infaillible, limitent le plus possible leur nourriture s’ils sont malades ou blessés ». “ Le repos physique, le repos physiologique et l’eau sont leurs remèdes … toute la nature obéit à cet instinct.” (Shelton).
Il est aussi naturel ou normal pour l’homme de refuser la nourriture quand il est malade, que cela l’est pour les animaux. Et quel meilleur jeûne que celui du Ramadan pour venir à bout des maladies de l’âme , comme le mensonge , l’envie , l’ avarice , l’orgueil , la luxure et la vanité .

Le saumon : Celui – ci, à partir du moment où il commence à émigrer de la mer vers le fleuve, ne va plus rien manger, entièrement occupé à trouver sa route et à vaincre les embûches. Arrivé en amont des rivières, il est débarrassé de toute sa graisse musculaire, mais a gardé toutes ses forces .

Les animaux subissant des métamorphoses: Le phénomène est là différent. C’est la larve prenons la chenille pour le papillon , qui va dans un écosystème favorable, dévoré pendant des semaines et constitué des masses de tissus fonctionnels ou de réserves: on a alors typiquement un état t’ ombres , dévolu au développement intérieur, sans aucune communication avec l’extérieur, aucune perte de temps ou d’énergie, et une physiologie de construction tissulaire .A un certain point de leur croissance, les insectes voient leurs larves se détourner de la nourriture, s’isoler et s’entourer d’une coque de protection : ils atteignent le stade de pupe, au cours duquel commence le phénomène inverse : un catabolisme intense de tous les tissus larvaires et des substances de réserve, et un remodelage complet de tout l’organisme pour fonder un nouvel individu. Entre la chenille et le papillon, il n’y a pas une seule cellule qui soit restée fonctionnelle. Le jeûne total et l’inactivité ont été mis à profit pour créer un nouvel organisme. Cet élan vital nouveau, suite à la métamorphose, a lieu très souvent en période de pleine lune, une période lumineuse qui suit à l’ombre .

Les oiseaux migrateurs : Ils mettent en œuvre un jeûne d’effort , ayant accumulé de grandes quantités de réserves énergétiques, ils peuvent jeûner pendant toute la migration , sans transformation particulière de leur organisme. Ils s’envolent pour un jeûne qui les emporteras du froid hivernale à la chaleur du sud .

Chez les batraciens : Le têtard sous l’influence de ses hormones thyroïdiennes, va remodeler insensiblement son corps, avec l’apparition des membres (mais la perte de sa queue), la mise en route de la respiration pulmonaire et le renouvellement total du tube digestif destiné à un régime alimentaire différent. Le jeûne du têtard va durer environ trois semaines, au cours desquelles il saura auto – digérer les tissus inutiles pour se gréer un nouvel organisme, adulte celui-ci.

Ainsi, des animaux nous montrent que le jeûne est une attitude correspondant à un besoin physiologique. Une attitude qu’ils adoptent par instinct, car Dieu dans sa Science , les a programmés dans ce sens.
On découvre que le jeûne joue un rôle important dans les métamorphoses ou les migrations. Le jeûne doit donc accompagner également l’ être humain dans sa quête spirituel qui le mènera à la métamorphose de son âme.

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06-06-2016

Le jeûne – moyen de purification

 

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Qu’est – ce que le jeûne ?

Tous nos organes ont besoin d’un temps de repos lorsqu’ils ont fonctionné pendant une certaine durée.

Nos yeux, faits pour la lumière, se reposent dans l’obscurité, lorsque nous dormons. Ils se reposent également pendant la courte durée de chaque battement de paupières. Pendant le sommeil, notre cœur lui-même bat plus lentement et plus faiblement, notre respiration se ralentit, la thyroïde se mettant en hypofonction.

Il en est de même autour de nous, dans la nature; l’hiver, la végétation s’arrête, la terre se refroidit et se recouvre de neige ou de glace, les feuilles tombent et la nutrition des plantes s’arrête presque complètement. Les animaux de la forêt, ne trouvant plus de nourriture, sont obligés de rester plusieurs semaines sans manger.

Il obéissent à la foi.

 

« Si ces animaux étaient à même de manger, en hiver, autant qu’en été, ils seraient certainement malades et ne pourraient pas supporter les rigueurs de l’hiver, car le froid empêche tout acte de fermentation et par suite, la digestion elle-même. »

(Louis Kühne)

 

Le jeûne… Un effort de purification des pensées en même temps qu’un effort de purification du corps. L’effort d’échapper à toutes les mauvaises ambiances au contact desquelles on se trouve placé par les nécessités de l’existence et les obligations de la vie en société.

 

 

 

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16-04-2016

Le langage des oiseaux

 

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Le langage des oiseaux, encore appelé langue verte, Verbe éternel, se manifeste dans le chant mélodieux, dans les lueurs d’un poème, dans l’éclat de la voix. Il bouscule et renverse le langage ordinaire, joue avec les mots comme le vent dans le feuillage et donne naissance à une langue verdoyante, souple, agile. Délicates friandises au goût sucré et pleines de douceur : la Sagesse est suave, comme l’Amour; elle nourrit l’être intérieur qui déjà ouvre ses ailes. Elle donne aussi à chacun l’occasion de s’interroger : quelle part en lui alimente -t-il, quelle part affame-t-il ? Se contente-t-il de soutenir et fortifier son corps ? Ou fait-il la distinction de la part du cœur aimant avec l’esprit et nourrit-il le principe ailé de l’esprit ? 

La Tradition demeure vivante, ces roses qui fleurissent nombreuses sur le treillis et tournent vers l’Unique  leurs corolles, vers l’intérieur du jardin, suggérant l’épanouissement de la vie spirituelle, les floraisons intérieures.

Par dessus ces jardins, la langue verte, ailée, relaie avec douceur le Verbe puissant incarné par la force du lion dressé et rugissant. Le langage des oiseaux se faufile comme le vent, comme le fait la brise.

L’Amour anime la matière. Il travaille et transforme la matière, il la révèle vivante et belle. Les êtres qu’on dit inertes ne sont qu’ensommeillées ou délaissées, privées d’amour. Tout demande à éclore et à chanter. Ce n’est pas une attente ni une espérance, mais la réponse ardente, amoureuse, à un appel venu de loin. Il ne s’agit pas d’acquérir ni de posséder quelque bien matériel, mais de retrouver la splendeur première, de rejoindre son royaume familier.  Ce désir d’éternité surpasse les plus beaux chants d’oiseaux  et se donne à entendre dans le plus grand Silence. Il recueille le trésor des richesses intérieures et des qualités spirituelles indispensables au retour de l’âme en son pays natal.

La Parole circule dans toutes sortes de manières, audibles ou muettes, de même l’âme fleurit en l’être de milles façons. Successivement, la Parole s’est glissée dans le langage des symboles, dans la langue des oiseaux, dans le langage des fleurs. La Parole de Lumière et d’Amour ruisselle sur la tente royale, enveloppe le pèlerin d’un manteau d’éblouissement. Les larmes d’or coulent sur l’étoffe, rosée lumineuse, larmes de soleil, pluie d’or, ruissellement de miséricorde divine. Puis vient le temps de la Consolation. 

 

« Un chant se poursuivait sans interruption. Celui de l’oiseau du Centre, son plumage était blanc qui en paraissait comme couvert de neige. Du fond de sa gorge débordait un chant intense au volume disproportionné par rapport à son petit corps.

… Tout les chants d’oiseaux sont des chants d’Amours. »

 

 Quand la soif de l’âme fait rage, le chant de l’oiseau permet de se réfugier dans quelque chose qui fait Sens. 

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13-04-2016

Il y’a-t-il une vie après la mort ?

 

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Nous faisons partit de la nature, nous sommes rythmés par des cycles. Notre vie est un cercle qui tourne autour d’un Point Unique, de tel sorte que la vie devient une figure achevée. Celui qui ne tourne point autour de l’Unique reste une figure inachevée. Un cercle fini : n’a plus de début ni de fin…

Les saisons, les marées, sont des cycles parlant, nous voyons en automne les feuilles des arbres mourir, sans que l’arbre lui-même meurt.  Nous voyons ces feuilles mortes se décomposer puis au printemps enrichir le sol en humus. 

La mort est donc terreau de vie, elle peut précéder la vie.

Nous voyons aussi la vie lorsque le grain mort donne naissance au fruit.

 

Donc naissance et décès ne sont que des moments relatifs d’un mouvement qui les dépasse. Pourquoi donc nous est-il si difficile d’accepter cette condition à l’être humain ? !

La naissance serait-elle une arrivée et la mort un départ vers l’éternité ? ! 

La vie n’est elle pas un voyage ? 

Le voyage ne commence t’il pas toujours par un départ et une arrivée !  Donc le nouveau-né est-il un départ ou une arrivée hors du ventre de la mère ? ! 

Quelque soit la position que nous appliquons au départ et à l’arrivée, la vie est un voyage. Expédition, pèlerinage, croisière, voyage d’affaire, on a chacun notre voyage… 

Nous sommes tous des voyageurs et si nous sommes tous des voyageurs quel est notre foyer originelle ? ! 

Notre pensée nous fait-elle vivre à l’envers.

La fin est-elle un début ou plutôt un retour ? !

 

 

 

 

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