24-07-2017

Confidences

 

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C’est le lieu de rendez-vous des amoureux. Mon cœur palpite, je fond en âme tel  une âme fondue.

Je me découvre une âme, dont j’oubliais l’existence.

Lorsque je me poste pour contempler, je vais partie du décor, je fais corps avec la nature qui m’entoure.

J’aime être en symbiose avec la nature. Étymologiquement, le mot « nature » vient du mot « natif », qui veut dire « ce qui naît », et donc aussi ce qui meurt.

Je vois par conséquent moi aussi je fais partie intégrante de cette nature, qui vit et qui meurt. Dans la contemplation tous mes sens sont en éveil, je me déconnecte du superflu. Je guette en dehors, mais c’est dedans que j’entends et je suis. Debout, j’ancre et je m’enracine. En prononçant les Noms divins, je m’abreuve de la terre, et je puise sa sève, en répétant : 

« J’atteste de l’existence d’Allah, l’Extérieur, l’Apparent, l’Intérieur, le Caché, dont le refuge occupe tout l’espace de l’Univers. »

Racines exposées :

Le flux et le reflux m’ont sculpté.  

Tronc incliné  :

Je m’incline mais ne tombe pas. 

Troncs jumeaux : 

D’une seule racines, nous aspirons à la lumière.

 

Vers le ciel, mon cœur s’élance, allaité par le ciel lui-même. Tout ce qui n’est pas l’éternité retrouvée est du temps perdu, je me souviens et je me retrouve. Comme il est bon d’entrer dans cette Célébration Cosmique. Je rêve que mon dhikr se mêle à celui des plantes, du vent, des étoiles, des montagnes, au chant, des oiseaux, des baleines, aux hurlements des loups… 

Nous avons besoin de Dieu et de Sa Lumière céleste et spirituelle. Aujourd’hui, je récite mon dickr au son des oiseaux et mon besoin de chaleur me fait suivre le soleil. 

Un grand papillon vint frôler mon visage dans sa danse élégante. Chacune de ses ailes poudrées d’or, aux nuances verdâtres, portait un étrange sceau écarlate. Sur sa tête se dressaient tout droit deux antennes à l’intelligence sensible. Après deux ou trois battements d’ailes, l’insecte s’éloigna rapidement, voltigeant en oblique. Je le suivit des yeux, ce blason rouge posé sur les ailes avait frappé mon regard, puis m’avait captivé. Plus je le contemplait, plus je me sentais captivé par la beauté sans pareille de l’insecte, qui semblait de surcroît m’inviter à le suivre, si bien que je me mis à suivre le papillon de plus en plus loin, m’oubliant moi-même. Jusqu’à le perdre de vue, jusqu’à me perdre de vue. 

« Je » 

« moi » qui porte d’Amour la haute bannière, mes espoirs sont de glace et de feu mes désirs : tremblant de froid, au même instant je brûle et flambe; je suis muette et je remplis le ciel de cris ardents… 

Qui est cette Rose qui apparaît, belle comme la lune, élue comme le soleil, puissante  comme une armée hérissée d’étendards. 

 

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23-06-2017

Le bétail

 

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à Dieu qui à crée toute choses ; « Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communautés. » (Coran, 6,38).

Cela signifie que les espèces animales bénéficient du statut de créature, tout comme les êtres humains.

 Gloire 

Le bétail ou les bestiaux , est un terme collectif  qui désigne l’ensemble des bêtes d’élevage, excepté ceux de basse-cour . Les animaux le constituant forment un troupeau. On distingue le gros bétail (bovin, cheval, mulet, âne) et le petit bétail (mouton, chèvre).

 

 

La sourate Al – An’âm ( le bétail )

 

Le bétail  sont des animaux qui vivent en troupeau , comme les musulmans vivent en communauté , ils sont dirigés et protégé  par un berger ou  un gardien  ,  qui peu faire figure du Coran et de l’exemple prophétique .  Ils sont souvent proie au loups dans l’obscurité . La sourate nommé “ le bétail” est un appel collectif à suivre la voie des noble Bergers ( les Prophètes ) sur la voie de l’ Unique , pour rejoindre le troupeau de la félicité . Le cheval , l’âne , le beauf et le mouton y sont tous égaux  et y vivent en harmonie acceptant leur destin et proclamant l’unicité de leurs Créateur .

 

Une nuit lumineuse

 

Plusieurs marques distinctives ont accompagné la révélation de sourate Al-’An‘âm. Tout d’abord, elle fut communiquée au cœur du Prophète Mohammed ( que la paix et les bénédictions soit sur lui ) toute entière en une nuit, alors que toutes les autres sourates longues l’ont été par séquences dispersées. Ensuite, un autre signe des plus remarquables, elle a été révélée escortée de soixante-dix mille anges chantant les louanges d’Allah d’une voix fine et haute qui emplissait les horizons en pleine nuit. Ce cortège angélique majestueux devait être éblouissant et fait deviner un peu le contenu de la sourate.

 

 

Enseignements de la sourate   

 

Elle commence avec ces paroles qui son un rappel de la Puissance divine et de son unicité  : “Louange à Allah qui a créé les cieux et la terre”,   “  Et établi les ténèbres et la lumière  “ ,  on y voit  ténèbres au pluriel et lumière au singulier ,  il y a plusieurs ténèbres  mais qu’une seul Lumière , la Sienne .

L’ objectif de la sourate est l’exhortation au monothéisme pur. Ce sujet est mentionné quarante-neuf fois dans la sourate c’est à dire sur 30% de sa totalité. Nous comprenons ainsi la raison de son escorte de soixante-dix mille anges et de sa prestigieuse révélation de nuit où l’atmosphère est plus propice à la spiritualités.

 

Deux mots qui submergent le cœur d’amour (Dis et Lui)

 

Sourate Al-’An‘âm suit un ordre particulier et ses versets adoptent ce schéma du début à la fin tout au long de la sourate. Elle énonce quatre ou cinq versets au sujet de la puissance d’Allah qu’elle fait suivre par des versets confrontant les matérialistes qui nient Son existence et attribuent à la nature le rôle de créateur de l’univers.

La plupart des versets commencent par les termes “Lui” ou “Dis”. Pourquoi ces répétitions et quelle est leur relation avec l’objectif de la sourate ? Le terme “Lui” précède les paroles qui signalent la puissance d’Allah : “Et Lui, Il est Allah dans les cieux et sur la terre” verset 3. “…c’est Lui qui prend vos âmes…” (verset 60). “C’est Lui le Dominateur Suprême sur Ses serviteurs”( verset 18). Quant au terme “Dis” il vient au début des versets qui s’adressent au Prophète Mohammed ( que la paix soit sur lui )  comme à tout autre croyant pour lui avancer des arguments contre les polythéistes : “Dis : «Qu’y a-t-il de plus grand en fait de témoignage?» Dis : «Allah est témoin entre moi et vous…” (verset 19). “Dis : «Qui vous délivre des ténèbres de la terre et de la mer?»” “Dis : «C’est Allah qui vous en délivre ainsi que de toute angoisse”  “Dis : «Il est capable, Lui, de susciter contre vous, d’en haut, ou de dessous vos pieds” (versets 63- 65).  “Dis : «Invoquerons – nous, au lieu d’Allah, ce qui ne peut nous profiter ni nous nuire?” (verset 71). C’est comme si les versets disaient aux lecteurs : Prenez conscience du Puissant jusqu’à emplir votre cœur de son amour puis faites face à ceux qui sèment le doute au sujet de Son unicité et de Sa majesté .

 

Le lieu … Le temps

 

Il y a un sens subtil dans les versets 12 et 13. Dans le premier, nous voyons : “Dis : «A qui appartient ce qui est dans les cieux et la terre?»” et dans le second : “Et à Lui tout ce qui réside dans la nuit et le jour.” Le premier verset nous rappelle qu’Allah est le maître du lieu “les cieux et la terre” et le second qu’il est le maître du temps “ la nuit et le jour”.

 

Quel en est le signe ?

Après avoir conçu qu’Allah est le maître du temps et du lieu, vous pouvez ensuite lire les versets de la confrontation : “Dis : «Devais-je prendre pour allié autre qu’Allah, le Créateur des cieux et de la terre? C’est Lui qui nourrit et personne ne Le nourrit. Dis : «On m’a commandé d’être le premier à me soumettre». Et ne sois jamais du nombre des associateurs  .” ( verset 14 ) . “  Les versets cherchent à libérer le lecteur de toute peur ou de toute servitude à part celle due à Allah et cette libération sera chez lui un signe de savoir et de foi Remarquez que le terme “Dis” vient toujours après “Lui” comme si les versets disaient : Concevez qui est Allah et emplissez votre cœur de Son amour .

 

 

Un appel à l’unicité

 

Ainsi avons-Nous montré à Abraham le royaume des cieux et de la terre, afin qu’il fût de ceux qui croient avec conviction.

Quand la nuit l’enveloppa, il observa une étoile, et dit : « Voilà mon Seigneur!  » Puis, lorsqu’elle disparut, il dit : « Je n’aime pas les choses qui disparaissent ».

Lorsque ensuite il observa la lune se levant, il dit : « Voilà mon Seigneur!  » Puis, lorsqu’elle disparut, il dit : « Si mon Seigneur ne me guide pas, je serai certes du nombre des gens égarés ».

Lorsqu’ensuite il observa le soleil levant, il dit : « Voilà mon Seigneur! Celui-ci est plus grand » Puis lorsque le soleil disparut, il dit : « Ô mon peuple, je désavoue tout ce que vous associez à Allah.

Je tourne mon visage exclusivement vers Celui qui a créé (à partir du néant) les cieux et la terre; et je ne suis point de ceux qui Lui donnent des associés. »  ( Coran S. 6 , V 75- 79)  

Ahmad al ‘-  Alawî  a commenté ce verset :

<< Ibrahim ( Abraham que la paix soit sur lui ) ne disait pas : Voici mon Seigneur dans le sens d’une comparaison , mais il parlait ainsi pour affirmer d’une manière absolue la transcendance de Dieu , quand lui fut révélée la Vérité de toutes les vérités , désignée dans le noble  verset : De quelque côté que vous vous tourniez , là est la face de Dieu . Il  informa son peuple de cette vérité , afin que ce dernier puisse faire preuve de piété envers Dieu  à propos de chaque chose . Tout cela se référait à ce qui lui avait été révélé sur la souveraineté des cieux et de la terre , de sorte qu’il découvrit la vérité du Créateur existant en toute chose créée . Il voulut alors faire partager aux autres la connaissance à laquelle il était parvenu , mais il vit que leur coeurs étaient détournés de la pure doctrine de l’unité pour laquelle Dieu l’avait choisi .

Quand aux mots : Je ne saurais aimer ce qui disparaît , le cheikh les explique ainsi :

<< Bien que la Vérité se manifeste à Ses serviteurs sous certaines formes , encore  est – elle jalouse pour ses autres formes de manifestation dans lesquelles ils l’oublient , car la forme limitée à laquelle ils s’attachent est bien souvent de la plus éphémère brièveté … Ibrahim ( Abraham que la paix soit sur lui ) ne voulait pas être fidèle à Dieu en quelques formes éphémères , sans Le reconnaître en toutes , c’est à dire , je ne veux pas connaître Dieu en une chose plutôt qu’en une autre , de crainte qu’à la disparition de cette chose , je ne L’oublie . Bien plus ,  j’ai tourné mon visage et , de quelque côté que je le tourne , il y a la beauté de Dieu .  

 

 

Frères et soeurs de l’ Unité

 

Il est très sage que les enfants d’Abraham s’invitent les uns les autres à se rencontrer. Par ces rencontres, des liens d’amour et d’affection mutuelle se créent dans leurs coeurs. Ils forment ensemble la majorité des habitants de la terre et l’harmonie naissant de leur union est le noyau de l’harmonie globale du monde.

Les enfants d’Abraham sont unis par leur croyance en l’Unicité de Dieu. Bien qu’il y ait des différences dans la manière de prier entre les religions Abrahamiques, ces différences restent d’ordre physique, la disposition essentielle du cœur demeurant la même, celle d’être orientée vers Dieu. Le Saint Coran dit qu’Abraham, après avoir détruit les idoles de pierre de son peuple à Babylone, proclama:

«Car j’ai tourné ma face vers Celui Qui a créé les cieux et la terre, et jamais je ne considérerai que Dieu a des égaux.»

T.C., Sourate 6, (Le Bétail), Verset 79.

 

Une origine unique

 

C’est Dieu qui vous a produits d’un seul individu ; vous avez un réceptacle dans les reins de vos pères et un dépôt dans le sein de vos mères. Nous avons déployé des signes pour ceux qui comprennent. (6:98)

Dans ce verset, le saint Coran révèle la vérité de la création de l’être humain. Dieu a créé les êtres humains a partir d’un seul individu. Puis chaque être humain est venu au monde par un mâle et une femelle.

En révélant cette vérité selon laquelle les êtres humains sont descendants d’un seul individu créé par Dieu, le saint Coran nous apprend que tous les humains, hommes et femmes , et de toute race, ont une origine commune. Par ailleurs, la survie de l’humanité est assurée par les moyens de la reproduction que Dieu a mis à la disposition de l’espèce humaine.

Selon les exégètes du Livre saint le Coran , ce verset de la sainte sourate Al-An’am donne aux humains la leçon de l’égalité, d’amitié et de fraternité. Les humains doivent savoir qu’ils ont été tous créés par le Dieu unique, et qu’ils appartiennent tous à une seule origine.

Ils sont donc tous égaux aux yeux du Créateur qui a voulu qu’il y ait, malgré cette origine unique, de la diversité parmi les êtres humains. Mais dans l’optique du noble Coran, il n’y a aucune discrimination raciale, sexuelle ou sociale parmi les êtres humains.

 

Le souffle de Sa volonté

 

<<Dieu, ton Seigneur, connaît celui qui s’égare de Son chemin, et Il connaît ceux qui sont dirigés dans la droite voie. (Coran S.6:V.117) >>

 

La confiance dans l’inspiration du moment est un traits essentiels du mystique ; en son plein épanouissement , cette confiance n’est autre qu’un aspect de l’état spirituel suprême , but de toute voie mystique . Bien que le terme Al – Insân al – Kamil ( l’homme parfait ou l’homme universel ) , utilisé pour désigner cet état , transcende infiniment la nature humaine ( l’ << homme >> étant ici , avant tout , l’expression symbolique de la perfection à l’image de laquelle il fut crée ) , il  n’en inclut pas moins , sur le plan terrestre , une perfection humaine intégrale qui implique non seulement une absence statique des défauts mais aussi , dynamiquement , une réaction parfaite à l’égard de chaque circonstance de la vie ; c’est – à – dire une réaction conforme à la volonté Divine . Quand il n’y a pas d’autre moyen , légal ou traditionnelle , de savoir en quel sens << souffle le vent >> , on ne peut réaliser une telle réaction qu’en suivant l’inspiration du moment .

 

“Soumets – toi à Salmâ * et va où elle va ,

Suis le vent du Destin et tourne comme il tourne .”

 

* salmâ : nom féminin symbolisant la sagesse  selon Ibn ‘ Arabî .

 

 

Le symbole du bétail

 

Le cheval

 

Le cheval est le plus noble des animaux à quatre pâtes . Il est symbole de grandeur et d’ élévation spirituelle . Le cheval blanc ( pure) est la monture des saints .

Selon la tradition musulmane, Allah a créé le cheval à partir du vent, comme il a créé Adam

( que la paix soit sur lui )  de la terre. Allah a dit au vent du sud, « Je veux créer une créature de toi. Concentre toi. » Et le vent s’est concentré. Ensuite, Allah dit au cheval ainsi créé, « Je te ferai sans pareil, et le préféré de tous les autres animaux, et il y aura toujours de la tendresse dans le cour de ton maître. Tu seras le seul à voler sans ailes, car toutes les grâces du monde seront placées entre tes yeux, et le bonheur pendra de ton toupet. »

 

 

L’ âne

 

Symbole de l’endurance et de l’humilité sa représentation symbolique apparaît comme des plus controversée. Est-ce bien sûr? Entêtement trop souvent synonyme de sottise pour celui qui persiste sans succès à vouloir mâter l’animal par la force, ne devrait-il pas s’appliquer au conducteur lui-même? Est-ce l’animal qui est un sot ou l’homme? Car chacun sait aussi que « celui qui sait », le savant ou le sage, choisit comme le Issa ( jésus que la paix soit sur lui )  plus volontiers un âne comme humble monture qu’un cheval fougueux qui en imposerait  . Il est vrai que l’on tombe plus facilement d’un cheval que d’un âne.

 

 

 

Le boeuf

 

Le bœuf est associé symboliquement à l’élément Terre. Il signifie  le bon sens, la patience, la construction, la  sécurité dans le sens force tranquille, la persévérance (c’est un ruminant)  et la prospérité née d’efforts continus.  

 

 

Le mouton

 

Le mouton fait parti  des premiers animaux domestiqués par l’homme.

Le mouton est un petit ruminant facile à élever. Les moutons sont des animaux adaptés à un élevage extensif plutôt que intensif ; ils ont donc besoin d’herbage vert  et de parcours , le mouton est un cheminant .

Le mouton est un animal craintif, qui aime vivre en troupeau , il représente souvent l’enfant , éducation , la vie familiale  .

Le mouton est un symbole d’amour, de chaleur . Il est Timide, soumis, calme, doux, paisible, il représente la nourriture de délivrance, du spirituel . Le mouton est rattaché aux croyants , par sa laine , Le croyant est douceur  avec se monde et simple et détaché avec lui comme la laine .

 

Le mouton  renvoi l’image de l’Homme dont le prophète est le berger .

Ibraham ( Abraham) , Ismaïl ( ismaël ) , Ishaq ( Issac)  ,Yacoub ( Jacob ) , Mousa ( Moïse ), Daoud ( le roi David  ) et Mohammed  ( que la paix et les bénédictions soit sur eux ) étaient tous bergers.

Selon Abou Hourayra , le Prophète   a dit : « Il n’est pas un prophète que Dieu a envoyé qui n’ait été berger. » Ses Compagnons demandèrent : « Même toi ? » – « Oui, d’ailleurs je gardais un troupeau pour des Mecquois en échange de quelques pièces de monnaie, répondit le Prophète ».

 

 

On peut porter une réflexion particulière sur la nature même du métier de berger et les raisons pour lesquelles Allah a choisi cette profession pour beaucoup de ses prophètes .

Le métier de berger est préparatoire à la mission d’un prophète, et ce pour plusieurs raisons :

  • Un prophète est en quelque sorte berger de sa nation ( selon le célèbre hadith  « vous êtes tous bergers … »), ainsi ce métier fait acquérir beaucoup de compétences de management  pour diriger une équipe de façon clémente et efficace .

  • C’est un métier peu exigeant en ressources mentales, l’esprit se retrouve libre, et cela est nettement favorable à la méditation, à la réflexion et au questionnement . Ces éléments sont importants et nécessaires pour quelqu’un qui s’apprête à être prophète.

  • Ce métier permet une bonne proximité avec les populations les plus défavorisées ou de vie simple , celles qui répondent le plus souvent à l’appel des prophètes.

 

 

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22-02-2017

Somme du colimaçon

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Comme guide j’ai choisi le modeste colimaçon. Ce gentil colimaçon, petite limace à coquille. Offre avec simplicité une première approche de la vie intérieure et du temps qu’elle nécessite : calme, recueillement, effort soutenu et lente progression. Il peut se retirer tout au fond, voire dormir à la mauvaise saison, ou bien se déployer et avancer de son petit pas sans jamais rejeter sa demeure légère. Il sait que le temps est aussi indispensable que la lumière pour croître et pour œuvrer. Il va à son rythme sur son chemin singulier. 

À lui seul il est une leçon de modestie : aussi avancé que se croit le pèlerin dans son parcours, il n’en est qu’à ses premiers pas. Et puis, il y a cette grâce d’être un animal à antennes et d’élever ses yeux bien au-dessus du sol. Du reste, il n’est pas un rampant puisque, tout en adhérent à la terre, il est apte à monter le long des tiges et des branches. Tel l’homme fait d’argile périssable et désireux de se hisser au-dessus de sa condition de terre. Ainsi, sans fracas, sans révolutions spectaculaires, le colimaçon, garde inscrit sur sa coquille le signe de son évolution lente mais certaine.

Lorsque le pèlerin spirituel se met en marche pour le long voyage, il abandonne ses masques et sa carapace, pour aller vers la saison nouvelle, pour devenir printemps. 

Partir à la recherche d’un trésor, un trésor caché, mais qui n’a jamais été perdu; c’est creuser un puits ou désenfouir une source; c’est planter un arbre en prenant tout son temps, puis veiller à sa croissance au fil des jours; c’est commencer une maison par ses fondations, en se gardant des frêles châteaux de sable. C’est monter un à un les barreaux de l’échelle pour cueillir des fruits délicieux ou, plus haut, frôler les nuages, plus haut encore devenir oiseau. C’est gravir une montagne, du moins essayer; c’est labourer une terre avant d’y semer et bien avant de faire les récoltes; ou encore c’est ouvrir une porte avec précaution et non sans un tremblement du cœur, une porte qui donne non sur un espace clos, mais sur l’immensité. 

Le colimaçon n’est pas en permanence retiré au fond de sa coquille, il avance sur les chemins. Il convient de se montrer habile comme le serpent et candide comme la colombe : non pas devenir rusé, mais déjouer les ruses et les embûches qui ne manquent pas sur le chemin, savoir se glisser comme un serpent dans le trou d’un rocher, rester discret, ou pouvoir comme l’oiseau s’envoler et rejoindre à tout instant sa patrie véritable; en aucun cas ne donner prise aux récupérations possibles, mais tel l’éclair filer entre les mailles du filet, telle l’insaisissable lumière…

On comprend que le voyage soit long et qu’il faille pour cela bien mesurer son temps, adopter un pas de colimaçon et se retirer souvent dans une coquille de silence. 

Vis comme sur une montagne : 

Élévation vers un monde supérieur et retrouvailles avec la maison intérieur. Prier, se Rappeler, c’est vivre comme sur une montagne. L’âme qui ne prie pas, ne se rappel pas,  est comme ces oiseaux de basse-cour qui, ayant de grandes ailes, ne savent pas s’en servir. L’ âme qui prie et se rappel, est l’aigle en vole aux ailes déployées. On reconnaît l’arbre à ses fruits. Ceux-ci peuvent être abondants, nourrissants, ou amers voire vénéneux, ou encore inexistants. 

Tout au long du parcours, le voyageur apprend et aussi désapprend.

C’est une quête de longue haleine mais qu’il ne faut pas remettre à plus tard. L’important n’est pas de se presser, mais de ne pas renoncer. 

Cours avec l’étoile …

L’âme est un ciel, qui a pour soleil la l’amour, pour lune la foi, pour étoiles les vertus; ou encore assurément pour soleil la justice ou la charité et pour lune la bienveillance. 

Qu’est devenu notre ami le colimaçon ? 

Certains de ses compagnons ont abandonné le voyage, d’autres se sont laissé écraser par les difficultés du chemin, d’autres encore ont été surpris en route par la mort. Mais lui, obstiné, confiant, il a continué. Il est allé de son petit pas, mais il n’a pas perdu son temps ni gaspillé ses forces. Dressant ses antennes délicates vers le ciel, un jour lui est venue l’audace de quitter le sol familier, de grimper le long d’un arbuste, monter à la verticale d’une montagne …

Levez les yeux, regardez, regardez plus haut : son ultime métamorphose n’est autre que le déploiement. L’enroulé est devenu le déroulé par excellence. Tel est le grand retournement, tel est l’ultime envol. Il a bondi d’un coup au-delà de ses limites physiques, par-delà l’écran du visible. Il est remonté à la Source. Il était un limaçon, où il se croyait dévolu à la poussière, au monde de l’en-bas. Il a filé d’un bond vers le haut. Il a quitté à jamais sa coquille; aussi peut-il tourbillonner. Pour chacun, il n’est d’équilibre qu’au sommet de son être.

 

  

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19-02-2017

Méditations bercées

 

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Le bambou, dont la tige est élancée et les feuilles acérées sont proches des traits de calligraphie. Les sens symboliques qu’il suscite sont multiples.

Quels-sont-ils ? D’abord la droiture et l’élévation, à l’image de cette plante qui s’élance tout droit comme un jet. Un jet toujours vert …l’islam demeure toujours vert. Puis l’idée d’un perpétuel dépassement de soi. En effet, en sa croissance, le bambou ne pousse pas sur une simple ligne continue; il est formé d’une succession de sections, comme autant d’étapes de vie, ou autant de sauts qualitatifs par lesquels il cherche à se dépasser. Une autre vertu encore suggérée par un aspect spécifique du bambou : l’intérieur de celui-ci est creux, plus exactement, il est vide. Avoir le cœur vide signifie, avoir un cœur habité de vacuité, c’est-à- dire un cœur dénué de vanité et de suffisance. La vertu en question, n’est autre que l’humilité. 

A-t-on épuisé là les vertus incarnées par le bambou ? 

On sait que la tige de bambou porte en son extrémité de longues feuilles fines et mobiles. Lorsque passe une brise, elles produisent des sons susurrants et mélodieux. Le sommet du bambou rayonne ainsi d’une qualité : la grâce du recueillement. 

Les étapes de l’élévation du bambou : 

Le bambou va accéder à diverses station, tels l’éveil, le repentir, la méditation ou encore le rappel. Puis au deuxième degré, il vit, et goûte à la tristesse, la crainte et en s’élevant encore trouve les stations de l’auto-évaluation, de la sincérité, de la confiance. Plus haut encore, il y a la patience et la persévérance, la satisfaction, le remerciement, la pudeur, la sincérité, l’humilité. 

Ensuite, une série de stations sont liées à la volonté, la certitude, la pauvreté en Lui, puis à la sagesse, le savoir, le discernement, l’inspiration, la paix. Aux degrés supérieurs, on trouve la soif, le désir spirituel, l’amour et enfin la pureté, la joie, le secret. Aux niveaux les plus élevés,  le bambou est témoin du témoignage, et il expérimente la contraction, l’épanchement-effusion, l’ivresse spirituelle, le lien et la séparation. 

Ici, il atteint les vérités, pour enfin accéder à l’étape ultime, où se vit l’extinction … la libération de son être. Bercé en son sommet, le bambou à purifié son cœur et à trouvé la paix , la félicité et l’amour. 

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30-08-2016

Le secret des fleurs

 

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Il existe un amour réel, qui jamais ne change, mais surtout qui jamais ne meurt. Pourtant nous sommes mangés par les verres de notre vivant. Cette vie qui nous ronge le cœur. Le réel y passe et les faux semblants prennent place. Juste l’ego et l’argent, l’argent mesurant l’amour, l’ego dévastant les cœurs.  Et puis la vie passe… à peine le temps d’appuyer son visage contre la vitre en feu. Un camp de concentration invisible couvre la terre. Parfois, par un sursaut d’éveil, un éclair de l’œil du cœur nous en sortons. Ici, clairières assassines, soleil bénisseur, arbres méditant : la nature nous guéris en marche.

Secrètement on se prend à demander aux fleurs, aux arbres, aux plantes:

<< Où trouvez-vous cet amour qui vous rend vert  ? >>

Eux nous répondent : 

<< Nous avons un maître qui souffle l’amour en nous, jour et nuit, semaine et mois.>> 

Chaque fleur, chaque arbre reste éveillé à la venue du Souffle. Souffle d’amour à travers le monde. Toutes les fleurs ouvrent leurs cœurs à ce vent sacrée, elles se nourrissent de cet amour diffusé en ce vent.   

La pluie du cœur bâtit autour de mon visage son monastère de gouttes d’eau. Je puise dans ta vision les forces nécessaires pour résister au monde. J’aime pensé que nous pourrions, maintenant que tout est détruit, reprendre l’alphabet de l’éternel. Tu en serais la première lettre et la dernière.  Mon ciel repose sur un visage lumineux, sur l’étoile blanche de ses pétales, sa lumière qui éclate est une rose en suspension dans mon vide. Le ciel est un torrent qui se jette dans l’amour de Dieu, ce torrent qui coule dans l’infini ouvert d’un cœur. Il n’y a pas de distance. L’éternité est là, sous nos yeux, sous nos pieds, dans un pétale. 

Personne n’a aujourd’hui plus mauvaise réputation qu’une petite fleur. Qui ne l’a pas piétiné… 

Très humble, douce et ferme marguerite, je te salue, avec toi l’espérance retrouvée d’une entrée en force d’une lumière dans mon âme délivrée. 

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21-06-2016

On a souvent besoin d’un plus petit que soi

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Chez les végétaux, on a souvent besoin d’un plus petit que soi. 

Voyez cette petite éponge qui mène une vie obscure sous la banquise. La lumière est rare, surtout pendant la longue nuit astrale. Dans ces milieux hostiles, ni l’algue, faute de lumière que lui procure l’éponge, ni l’éponge, faute d’aliments que lui procure l’algue, ne pourraient survivre seules. Ensemble elles relèvent le défi !  

Le milieu marin est le siège de symbioses étonnantes et souvent complexes. Mais les symbioses ne sont pas propre au milieu marin. Il n’est pas rare de voir de petits oiseaux tourner autour de troupeaux de buffles. Ces pique-bœufs se nourrissent de tiques et de larves d’insectes logées dans la peau des buffles, et complètent leurs repas en avalant des insectes soulevés par le pas des troupeaux.   Ils assurent l’hygiène des buffles et forment une garde vigilante et donnent ainsi l’alerte à l’approche de tout prédateur éventuel. L’oiseau protège le buffle et le buffle le nourrit. Une parfaite symbiose ! 

Le tilleul, bien que grelottant de froid sous la pluie, offre encore aux moineaux l’abri de son feuillage. 

La grandeur de l’humain ne repose pas dans sa capacité intellectuel mais dans sa capacité à saisir sa part d’émotion.

 La terre qui est immense repose sur le dos d’une fourmis.

Quand on voit la grandeur d’une fourmis dans sa petite taille, on comprend que souvent la grandeur se trouve dans la petitesse. Le pèlerin sur la voie doit constamment apprendre à désapprendre, il est le pauvre de Dieu (al faqir). L’expérience religieuse c’est cultiver la sincérité dans la réalisation de notre pauvreté (faqir). 

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18-06-2016

C’est du Paradis que vient la brise

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C’est du Paradis que vient la brise,

Qui parfume les nuits;

Ses mélodies s’élèvent dans l’air,

Et l’oiseau qui les entend chante et pleure.

Abreuve ton âme, remplis tes yeux
Ne laisse pas ton cœur assoiffé.

 

C’est du Paradis que vient la brise,

Qui parfume les nuits;

Ses mélodies s’élèvent dans l’air,
Et l’oiseau qui les entend chante et pleure.

Réjouis-toi,
libère ton cœur de toute entrave;
Qu’il vole, qu’il nage.

Près du bien-aimé, tu trouveras ta félicité.

 

Ô fraîcheur du soir, transmets la Paix à notre Prophète Taha. 

Ô brise de la proximité, 

Rappelle-lui ma passion et mon amour. 

Comment pourrions-nous être patients, 

Loin de la splendide  Présence ? 

Sur Toi la Paix 

Toi qui es la paix d’une bénédiction de beauté,

Celui qui est un flambeau dans les ténèbres :

Tâha, notre garant. 

 

 

 

Posté par suluk dans Contemplation méditative ... retour à l'essentiel, Poésie | Pas encore de commentaires »

17-06-2016

Le jeûne du Ramadan … Eux , vous et moi

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Ils y a des signes dans la Créations , pour ceux qui croient :

“Il y a sur terre des preuves pour ceux qui croient avec certitude ainsi qu’en vous mêmes. N’observez – vous donc pas ? Et il y a dans le ciel votre subsistance et ce qui vous vous a été promis. Par le Seigneur du ciel et de la terre ! Ceci est tout aussi vrai que le fait que vous parliez.”

(Coran ,Sourate 51 Verset 20 à 23)

Les plantes se nourrissent d’eau pour se développer, mais cependant les capacités des plantes en matière de jeûne sont  impressionnantes. Comme elles ne peuvent pas se déplacer, elle doivent se contenter d’attendre la rossée du matin ou la pluie pour se nourrir. En période de sécheresse, le jeûne imposé par la météo peut se montrer dévastateur et pas toutes les plantes n’y survivent. Toujours est-il que les plantes n’ont guère le choix et elles doivent apprendre à jeûner. Il en va de leur survie.

Dans l’ensemble, le jeûne est un cycle inévitable pour les animaux. Un lion par exemple ne peut pas manger de la viande tous les jours. Si pendant une semaine il n’a pas de gazelle à se mettre sous la dent, il devra se contenter de boire de l’eau fraîche. Impossible pour lui de se rendre au rayon boucherie d’un supermarché.

“Ne considèrent – ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés?”

( Coran ,Sourate al-Gashiyah, verset 17)

Dans cet honoré verset, Allah a choisi le chameau parmi toutes les autres créatures vivantes, et Il a avancé la contemplation de comment ils ont été créés .  Ce verset  souligne que la contemplation des Créatures et de la Création est l’accès à la pure croyance . Ce 17ème verset de la sourate al-Gashiyah nous indique que le chameau est un animal qui doit être soigneusement analysé. Dans cet honoré verset, Le Créateur, qui connaît les secrets de ses créatures, recommande aux gens de penser et de contempler la création du chameau comme étant une créature qui témoigne de la puissance et de la planification de Allah. On se rendra compte des faits surprenants concernant la création des chameaux que la science a récemment révélé, ce qui prouve l’avant garde du Saint Coran en indiquant une telle créature miraculeuse.

Ce qui confère au chameau un caractère si particulier est la structure de son corps, qui n’est pas affecté même dans les conditions les plus sévères. Le corps du chameau est tel qu’il lui permet de survivre pendant plusieurs jours sans vivres ni eau, et qu’il peut effectuer un long trajet avec une charge de plusieurs centaines de kilogrammes sur son dos.

Les chameaux peuvent vivre sans nourriture et sans eau pendant 8 jours sous une température de 50°C. Pendant cette période, l’animal perd près 22% de son poids.

Le chameau produit de l’eau, qui contribue à supporter la faim et la soif, en utilisant la graisse emmagasinée dans sa bosse par un processus chimique que l’homme ne peut pas dépasser. Le chameau se tourne principalement vers les  graisses de sa bosse lorsqu’il y a un manque de nourriture. Dans ce cas il brûle les graisse lentement et sa bosse se réduit jusqu’à ce qu’elle s’incline sur le coté, et devient un ample sac vide. Pareil le corps du croyant réduit à la faim, s’inclinera dans sa faiblesse face au Créateur. 

La sagesse divine dans la création du chameau est que les réserves de graisses sont énormes et qu’elles dépassent celles de tout autre animal. Nous devons nous aussi avant le long jeune du désert du Ramadan , prendre soin effectuer des réserves , non pas en graisses matérielles mais en graisses spirituelles, ainsi préparer la traverser du Ramadan, nous seras plus paisible, et nous ne risquerons pas de succomber sous sa chaleur.

Cependant, une soif extrême atténue le chameau et le fait perdre une grande partie de son poids. Pourtant, il peut continuer à vivre avec robustesse jusqu’à ce qu’il trouve de l’eau douce, salée ou amère, ainsi il boit abondamment jusqu’à ce qu’il éteigne sa soif. Pareil pour le croyant le Ramadan achevé doit atténuer sa soif de l’eau spirituel, par l’eau douce du Rappel, par l’eau salée de la prière et par l’eau amère de la lutte contre les mauvaises dispositions de l’âme charnel ( nafs ).

Ainsi, un chameau assoiffé peut boire abondamment pour récupérer en quelques minutes ce qu’il a perdu pendant les jours de soif sans l’aide de personne…

Donc, on trouve que l’honoré verset : « Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés  » représente une théorie scientifique, mais il y a beaucoup plus que cela. Il contient les clés pour atteindre ces faits par les directives fascinantes de Allah, Le tout Savant qui connaît bien les secrets de ce qu’Il a créé.

Par cet contemplation, les Bédouins,qui vivent dans le désert ont été convaincus des miracles de la création dès le premier moment. Ces miracles qui souligne la Puissance extrême du Créateur.

La question dans le Coran: « Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés » indique l’étonnement que nous devons ressentir devant cet exemple excellent de la création d’Allah.

Nous avons vu le jeune des plantes et celui de certains animaux , la période du jeûne est donc un processus naturel commun à la plupart des êtres vivants. L’homme, ne peut y échapper , mais son mode de vie et son évolution sont des éléments qui changent un peu la donne.

 

Posté par suluk dans Contemplation méditative ... retour à l'essentiel, Ramadan | Pas encore de commentaires »

13-06-2016

Le jeûne chez les animaux

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La faim aiguise l’intelligence et améliore l’esprit et la santé. Bien qu’elle soit une souffrance pour le corps, elle illumine le cœur et purifie l’âme, et conduit l’esprit en la Présence de Dieu. Manger à satiété est un acte digne de l’animal.
Pour bien comprendre le sens et la logique biologique du jeûne, on se retournera une fois de plus vers nos frères en la création, les animaux.

Le jeûne est en effet très courant dans le monde animal, mais comme il n’est pas volontaire, on lui donne d’autres dénominations comme ”période de rut” ou ” hibernation”, ou bien”stade pupal”. Pourtant, il s’agit bien d’un jeûne, qui accompagne une fonction physiologique liée à un événement vital pour l’animal .

Le Docteur F. Oswald dit: « Une maladie sérieuse pousse tout animal à jeûner. Le daim blessé se retire dans un endroit écarté et s’abstient de manger des semaines de suite ». Le Docteur Erwin Liek observe que « les petits enfants et les animaux, guidés par un instinct infaillible, limitent le plus possible leur nourriture s’ils sont malades ou blessés ». “ Le repos physique, le repos physiologique et l’eau sont leurs remèdes … toute la nature obéit à cet instinct.” (Shelton).
Il est aussi naturel ou normal pour l’homme de refuser la nourriture quand il est malade, que cela l’est pour les animaux. Et quel meilleur jeûne que celui du Ramadan pour venir à bout des maladies de l’âme , comme le mensonge , l’envie , l’ avarice , l’orgueil , la luxure et la vanité .

Le saumon : Celui – ci, à partir du moment où il commence à émigrer de la mer vers le fleuve, ne va plus rien manger, entièrement occupé à trouver sa route et à vaincre les embûches. Arrivé en amont des rivières, il est débarrassé de toute sa graisse musculaire, mais a gardé toutes ses forces .

Les animaux subissant des métamorphoses: Le phénomène est là différent. C’est la larve prenons la chenille pour le papillon , qui va dans un écosystème favorable, dévoré pendant des semaines et constitué des masses de tissus fonctionnels ou de réserves: on a alors typiquement un état t’ ombres , dévolu au développement intérieur, sans aucune communication avec l’extérieur, aucune perte de temps ou d’énergie, et une physiologie de construction tissulaire .A un certain point de leur croissance, les insectes voient leurs larves se détourner de la nourriture, s’isoler et s’entourer d’une coque de protection : ils atteignent le stade de pupe, au cours duquel commence le phénomène inverse : un catabolisme intense de tous les tissus larvaires et des substances de réserve, et un remodelage complet de tout l’organisme pour fonder un nouvel individu. Entre la chenille et le papillon, il n’y a pas une seule cellule qui soit restée fonctionnelle. Le jeûne total et l’inactivité ont été mis à profit pour créer un nouvel organisme. Cet élan vital nouveau, suite à la métamorphose, a lieu très souvent en période de pleine lune, une période lumineuse qui suit à l’ombre .

Les oiseaux migrateurs : Ils mettent en œuvre un jeûne d’effort , ayant accumulé de grandes quantités de réserves énergétiques, ils peuvent jeûner pendant toute la migration , sans transformation particulière de leur organisme. Ils s’envolent pour un jeûne qui les emporteras du froid hivernale à la chaleur du sud .

Chez les batraciens : Le têtard sous l’influence de ses hormones thyroïdiennes, va remodeler insensiblement son corps, avec l’apparition des membres (mais la perte de sa queue), la mise en route de la respiration pulmonaire et le renouvellement total du tube digestif destiné à un régime alimentaire différent. Le jeûne du têtard va durer environ trois semaines, au cours desquelles il saura auto – digérer les tissus inutiles pour se gréer un nouvel organisme, adulte celui-ci.

Ainsi, des animaux nous montrent que le jeûne est une attitude correspondant à un besoin physiologique. Une attitude qu’ils adoptent par instinct, car Dieu dans sa Science , les a programmés dans ce sens.
On découvre que le jeûne joue un rôle important dans les métamorphoses ou les migrations. Le jeûne doit donc accompagner également l’ être humain dans sa quête spirituel qui le mènera à la métamorphose de son âme.

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06-06-2016

Le jeûne – moyen de purification

 

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Qu’est – ce que le jeûne ?

Tous nos organes ont besoin d’un temps de repos lorsqu’ils ont fonctionné pendant une certaine durée.

Nos yeux, faits pour la lumière, se reposent dans l’obscurité, lorsque nous dormons. Ils se reposent également pendant la courte durée de chaque battement de paupières. Pendant le sommeil, notre cœur lui-même bat plus lentement et plus faiblement, notre respiration se ralentit, la thyroïde se mettant en hypofonction.

Il en est de même autour de nous, dans la nature; l’hiver, la végétation s’arrête, la terre se refroidit et se recouvre de neige ou de glace, les feuilles tombent et la nutrition des plantes s’arrête presque complètement. Les animaux de la forêt, ne trouvant plus de nourriture, sont obligés de rester plusieurs semaines sans manger.

Il obéissent à la foi.

 

« Si ces animaux étaient à même de manger, en hiver, autant qu’en été, ils seraient certainement malades et ne pourraient pas supporter les rigueurs de l’hiver, car le froid empêche tout acte de fermentation et par suite, la digestion elle-même. »

(Louis Kühne)

 

Le jeûne… Un effort de purification des pensées en même temps qu’un effort de purification du corps. L’effort d’échapper à toutes les mauvaises ambiances au contact desquelles on se trouve placé par les nécessités de l’existence et les obligations de la vie en société.

 

 

 

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