21-06-2017

En cette nuit

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En cette nuit, cette flamme de bougie,  jamais éteinte dans le vent nocturne, suffisamment éclairante pour que les voyageurs égarés repèrent leur chemin de retour. Cette nuit est trop belle pour qu’aucun vivant ne songe au sommeil. En cette nuit, les âmes perdues seront étoiles filantes. Les âmes aimantes, elles, seront étoiles aimantantes et aimantées; elles formeront les constellations … Constellations des âmes fondues. 

En cette nuit, qu’un appel se fasse entendre, et toute la vie reprendra !

Herbes sauvages qui s’embrasent à la moindre étincelle. Voici que les vieux pins formant bosquet re-nouent leurs racines. Voici que les astres constellés re-croisent leurs feux. Voici que les vapeurs montant du sol se muent en brumes. 

Que les brumes montent au ciel et se muent en nuages 

Que les nuages retombent en pluie bienfaitrice au sol 

Grande circulation où se laissent entraîner tous les assoiffés

Réunion dans l’attraction lustrale de la Voie lactée 

Quand l’éclat lunaire exalte le désir, s’éveillent les âmes errantes

 

Écoutez, un rossignol chante ! 

C’est le signal de la nuit mystique où la terre se donne au Ciel.

Toute la dorure des blés mûris s’éblouit à la clarté originelle. Respirations mêlés, les âmes réunies reprennent leur souffle rythmique. Il n’y a plus de demeure, il n’y a plus que la Voie. 

Je suis feu. Me rappelé-je encore le chant auprès d’une bougie ? Je suis bois. Toi, flamme. Cendre et sève , lente descente et chant ascensionnel. Gonflée ma chair craquelle de brisures et de brise. 

Je suis eau. Jaillissement bienfaisant. Larmes ? Marée montante renouvelant toutes terres desséchées, de rive en rive. 

Cette nuit est un joyau, une pierre précieuse posée sur nos chemins d’humanité. Quand reviennent les âmes errantes, l’orphelin et l’orpheline se trouvent éclairées d’une lumière autre, revécue dans une résonance infinie. 

 

 

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08-04-2017

Fils de ma patrie

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Voyageur des routes solaires, mon fils,
Ni vents ni neiges n’auront raison de toi.
Galope en tête sur les champs de prouesse,
La patrie originelle au berceau s’est penchée sur toi !

Mon chant, mes vers qui à la flamme ressemblent,
Garde-les bien, mon cœur s’en remet à toi !

Tu es ma fierté, mon fils, ma lumière,
Mon cœur, avec toi, jamais ne désespère.
Ton vaisseau croisera vers d’autre frontières,
Mais les vagues, dis-je, mourront devant toi !

Que ton cœur par sa fibre à la Lune s’attache,
Qu’à jamais tes mains ne demeurent sans tâches,
Et qu’à jamais ces mots soient, de moi à toi !

 

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27-12-2016

La source

 

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Dans les profondeurs de l’océan, il n’y a pas de vague …

Si un amant a vu son aimé vêtue de bleu, la moindre trace de bleu lui rappelle son bien- aimé. Qu’il mange ou qu’il dorme, son esprit est avec lui.

« Mon cœur est devenu ermite, en l’ermitage de pensée … »

( Charles d’Orléans ) 

 

Aucunes vagues …

Un seul rythme, celui de l’amour à son aurore. Ni lenteur, ni vitesse,  car dans l’amour à son envol il n’y a rien que l’amour. Grand aigle qui plane et fond d’un seul coup. Dans le noble cœur s’abrite l’Amour, comme l’oiseau dans la verdure des bois. Prêter attention au bavardage  des feuilles, à la récitation des sources et aux sentences du vent. Enfoncez-vous plus loin dans la forêt, là où le vent devient noir. Fermez les yeux. Ecoutez ce qui, en vous, est comme une feuille, comme une source, comme un vent. La lumière du jour n’est pas la vraie lumière, la vraie lumière est dans l’obscurité de la nuit.  C’est l’eau qui nous échappe.

-Comment changer notre cœur de pierre en cœur de chair ?

- L’eau vive … des fleuves d’eaux vives …pour les cœurs liquides …

Il fait fondre la glace et rend à l’esprit sa fluidité.

Le fond de l’être est buée : Buée de buée … Tout est buée …

Ne pousse pas la rivière … Elle coule toute seule !

Le fond de l’être est flou .

- Nous n’aimons pas le flou, l’homme a peur du flou … Pourquoi ?

- Pourtant le flou c’est le réel.

Ne reste pas dans une pensée du ou bien c’est noir, ou bien c’est blanc. Ou bien … Ou bien…

L’état amoureux de représente-t-il pas le sommet du flou ?

- Est-ce le sommet ou l’abîme ?… je ne sais pas…

Mais comment le fond de l’être est flou, le fond de notre amour est donc également flou ?

- Une lumière, avec une clarté ne manque pas d’ombre … Le fond, une ombre qu’environne la lumière. Le blanc reste blanc, le noir reste noir; il y a du noir dans le blanc, il y a du blanc dans le noir … Mais il n’y a pas de gris ! 

-Il y a les deux … c’est troublant ! 

- Une flamme … dans la fumée du flou !

Vanité … L’homme humble est celui qui connaît sa buée, mais qui ne  l’impose pas ! 

Buée de buée , tout est buée … 

Ils nagent tous dans les mêmes eaux, mais là où l’un nage, l’autre se noie. 

N’aie pas peur, n’aie pas peur … de ce que nous sommes. On s’habille comme on veut, mais on reste toujours ce que nous sommes … 

N’aie pas peur … N’aie pas peur …

C’est ainsi que petit à petit l’homme retrouve sa dignité. Il se souvient … En fait, le malheur est d’oublier. 

Peu à peu, la Source, rééduque. 

 

Le calme de la nuit 

proche du lever de l’aurore 

hymne sans bruit 

solitude sonore

repos amour le repos qui restaure. 

Qui partagerait mon secret

le brasier de mon cœur ardent ?

C’est une splendeur

à nos yeux invisible 

qui m’a étreint le cœur

et qui me fait errer en ces ruines. 

J’ai dit : je l’aimerai. 

Je mens

je n’y suis pas ! 

Il est seul à m’aimer  :

Il est, je ne suis pas ! 

Je ne suis pas.

Je suis un pur néant 

je ne suis rien. 

Sans Lui 

je n’aurais pas d’existence. 

Mon essence s’élucide 

au point qu’elle n’a plus de lieu. 

Être moi n’a pas de mesure. 

Qu’est – ce que la solitude ? 

Il répondit : 

La solitude est au cœur de celui qui ne se rappelle que son aimé. 

 

Mon Tout

ma Béatitude

Solitude infinie

Immensité où je me perds …

 

« Mourez avant de mourir. »

Toi qui emmènes l’eau vers un lieu éloigné, délivre-moi. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20-12-2016

Madad

 

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Elles se résument toutes mes cicatrices…. une larme de désir pour toi.

Oui, nous pouvons vivre sans « pourquoi », mais pouvons-nous vivre sans « pour qui » ?

L’amour naît de l’impassibilité de l’espérance.

Frémir …

Lorsque quelqu’un est là, nous effleure, nous approche, il y a un frémissement en nous. Nous nous promenons la nuit … Une aile nous suit … Il y a un frémissement. Et dans ce frémissement, oui, il y a de l’amour. C’est l’expérience devant  le numineux. Terrifiant, parce que nous sommes devant une autre conscience, une autre réalité. Fascinant, parce que c’est à la fois ce qui nous attire le plus et ce qui nous fait peur. L’émerveillement …la fascination, la beauté, l’attirance. 

-Trop de lumière aveugle ? 

Bien sûr, trop de lumière aveugle ! Et là, effectivement c’est le trou noir, c’est le trou blanc … 

C’est le troublant ! … 

Il s’agit alors de se laisser troubler. De se laisser troubler par le troublant. Mais pour cela, il faut s’accepter troué ! 

-Voulez – vous dire qu’il faut s’accepter « rien » pour être « tout » ? 

-Il faut s’accepter « trou » ! 

Regarde ta peau : elle est pleine de trous. Et si vous n’aviez pas de trous, vous ne pourriez pas respirer !

S’accepter comme troué, c’est s’accepter ! Nous n’arrêtons pas de chercher à boucher le trou, à combler notre rien. Alors que ce trou est simplement la place de l’Aimé . 

La vrai question est : comment intégrer l’Infini dans le fini ? 

Le Buisson Ardent … Le Buisson brûlait mais n’était pas consumé ! De même la flamme Infini brûle en nous mais ne consume pas notre humanité, au contraire, elle l’éclair ! 

Eh oui … Dans ce désert, une brise légère, un vent violent, nous trouent, nous vident dans cette vacance. 

Au cœur même de notre vide, notre manque peut se donner à vivre.  

- Où vais-je ? 

- Tu viens de ce Silence d’où vient l’inspir et où retourne l’expir. 

Tu vas là d’où tu viens. Là d’où vient l’inspir, là où va l’expir. Tu vas à ce Silence entre l’inspir et l’expir …

Tu vas là où tu as toujours été …

Ainsi, une ultime fois : Où es-tu ? 

Dis : 

Je suis avec lui. 

J’écoute d’où me vient le souffle et où retourne le souffle. 

Là, tu es. 

 

 

 

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01-10-2016

La raison et l’Amour

 

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Écoutons le dialogue entre la raison et l’amour :

La raison dit:<< Je suis la lame du raisonnement et de l’argumentation.>>et l’amour répond :<< Je suis l’épée de l’anéantissement. >>

La raison dit: << Je m’appuie sur la raison et les faits.>> Et l’amour répond : << Tu restera misérable tant que tu seras prisonnier de tes raisonnements.>>

La raison dit: << Tu n’atteindras pas ton but sans mon aide. >> Et l’amour répond : << Tu ne peux exister qu’après t’être consumé dans mes flammes.>>

La raison dit: << Prends garde à toi et obéis à ton intelligence.>> Et l’amour répond : << Abandonne ton moi et oublie ton ego.>>

La raison me dit: << Le monde t’appartient.>>  Et l’amour répond : << Toi et tout ce qui existe appartenez à Lui.>>

L’amour dit: << Consacre ta vie à la recherche du Bien-Aimé.>> Et la raison s’exclame : << Ne te lance pas dans cette aventure dangereuse et sauve-toi.>> 

La raison dit: << Je connais le bien et le mal.>> L’amour répond: << Ma Voie est au-delà de tout cela. >>

La raison dit: << Je suis ton guide dans l’existence.>> L’amour répond : << Je suis la clef de la non- existence.>> 

La raison dit: << Je suis l’ordre qui règne dans l’univers.>> L’amour répond : << Ma route mène en dehors des quatre points cardinaux.>> 

La raison dit: << Je suis l’insigne de la gloire.>>  L’amour répond : << Je suis inconnu.>> 

La raison dit: << Je possède la science.>> L’amour répond : << Je n’aspire qu’à Dieu.>>

La raison dit: << Je cherche Dieu entre les murs. >> L’amour répond : << Je suis amoureux de tout l’univers parce qu’il appartient à Dieu. >> 

 

L’amour est le lasso divin qui permet de parvenir aux vérités du monde spirituel et au principe de l’Unicité. La raison est basée sur la science, le raisonnement et l’imitation; l’amour est fondé sur la grâce et l’intuition. 

La raison permet de discerner la goutte d’eau de l’océan; l’amour transforme la goutte d’eau en océan. 

La raison est la source de la prétention et de la vanité; l’amour est le ferment de la dévotion et du besoin spirituel. 

La raison est la fidèle servante du « moi », alors que l’amour est le chef de la guerre contre le « moi », au service de l’âme. 

L’amour édifie au pays du cœur l’Eden de l’Unicité, de la paix et de la pureté. 

Le rôle du pèlerinage du cœur est d’encourager l’armée de l’amour dans sa conquête du domaine, pour arriver à l’Eden spirituel. 

 

La vérité ne saurait être sans la Lumière de Mohammed ( que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui ).

Sanà’i: <<Quand ton cœur est empli de la Lumière de Ahmad, sache avec certitude que tu es préservé du feu.>>  

Sur le chemin de Mohammed ( que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui ) tu es poussière.

« Puissé-je être de la poussière ! » 

« Homme sur la voie, il te faut atteindre le seuil, ce seuil de la gloire et de la vérité est Mohammed l’Elu… La Rose. »

« Dirige-toi vers la lumière de l’âme de l’Elu afin d’accéder par elle à la Royauté… va au seuil de l’Elu… deviens sa poussière. 

 

« Le pauvre authentique ici-ba est celui qui est noir dans sa pauvreté. Je te dis une vérité n’en sois pas fâché au-dessus du noir n’est point de couleur. » 

 

 

 

 

 

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27-08-2016

Nommer celui qu’on aime

 

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C’est attristant d’ignorer le nom de ce qu’on aime. C’est la mélancolie pure ! Quand on le connaît, le nom vient se poser délicieusement dans notre esprit comme un oiseau sur notre main. Nommer ce qu’on aime, c’est l’aimer encore mieux, c’est un surcroît d’amour. Mais cela ne me suffit pas… je rêve de nommer la Rose avec la langue qui est sienne, celle qui est au-delà des mots courants.  Cette Rose qui peut faire mal aux yeux tellement elle est belle et qui éblouit autant que le soleil.

Un visage qui voit se prosterner les fleurs.

L’éclat des fleurs cède à son éclat,

Pendant que le feu cède à mon souffle. 

Je voudrais que ma vie soit comme une fleur qui ne cesse jamais de s’ouvrir vers ce Parfum toujours plus grand. 

Je suis son tournesol, il est mon soleil.

Je sens alors comme un voile qui se déchire devant mes yeux et je me mets à voir. J’ai devant moi une pièce de velours noir et par moments elle se déchire, et derrière ce velours noir il y a de l’or pur. 

 

Les gens qui étaient assis dans les ténèbres,

Une lumière glorieuse ont vu.

le prophète de Dieu,

Mohammad, Al Amin. 

Nous allons chanter tes louanges éternellement,

Notre Mustapha,

Ta Lumière est Guidance dans les ténèbres. 

Notre Ahmed,

Le monde est merveilleux par sa Prophétie.

Notre Ta Ha,

Le joyaux de Dieu.

Les gens qui étaient assis dans les ténèbres

Une lumière glorieuse ont vu. 

le prophète de Dieu,

Muhammad, Al Amin. 

 

Ô Seigneur, Daigne répandre Ton Salut sur la Baume des âmes ainsi que sur sa Famille et ses Compagnons. 

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07-06-2016

Faire retour à la racine

 

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Les feuilles tombées se recroquevillent comme un cœur se resserre autour du souvenir de ce qu’il a perdu…

« J’ai tout misé sur un amour qui ne peut entrer dans ce monde même s’il en éclaire chaque détail. Lumières qui, avec le temps, se déposent dans mon cœur comme une poussière d’or. »

Quelque chose vient à tout instant nous secourir. Il y a une étoile mise dans le ciel de chacun de nous, assez éloignée pour que nos erreurs ne viennent jamais la ternir. Difficile en effet de décrire cette belle lune qui luit à travers cette branche et de partager les impressions subtiles qu’elle suscite.

 

Sans trace aucune,

Le canard va et vient sur l’eau,

Jamais il n’oublie son chemin.

La multiplicité des êtres,

Fait retour à la racine.

 

Revient !

Invoque Dieu pendant que tu marches.

Ne te laisse point absorber.

Vivifie ton cœur si fragile. 

 

 

 

 

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28-04-2016

Le parfum de la roseraie

 

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La lumière est plus importante que la lanterne.

Qui contemple les eaux boueuses manque les eaux claires.

 

M’aveugler au beau soleil

Remplir mes yeux jusqu’à ce que je puisse voir

Rien d’autre que la lumière…

Me brûler au beau soleil

Faire de ma chair un rien…

Incliner ma tête dans la poussière de moi-même.

Vers la terre courbés,

Nous imitons l’herbe en hiver et la feuille en automne. 

Pendant que l’infini se fleurissait de roses. 

 

Tout autour, devenait éloquent, le ciel, la terre, la mer. Le silence dominait tout à coup l’éloquence de la nature et prodiguait alors l’immense richesse de l’incommunicable.  La nature de l’homme n’est pas de tuer les agneaux ou de casser les pierres, mais de circuler une Rose à la main. Il est appelé à transmettre et à témoigner du parfum de la roseraie.  

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01-04-2016

L’homme montagne

 

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L’homme montagne se situe au – delà des différences ethniques et sociales.

Lorsque la compassion habite l’homme avec l’amour qui l’accompagne, cette tendresse ne cesse de se renouveler.

Tout procède par étapes. Chacune d’ elles doit se nourrir des aliments qui lui convient. 

On part d’une pierre pour faire une montagne. Par compassion, tout procède par étapes; le nourrisson ne saurait digérer autre chose que du lait, l’utilisation des aliments solides vient ensuite.

La montagne correspond à un centre exerçant spontanément autour de lui une bienfaisance. À la façon d’un soleil éclairant indistinctement les autres. 

Une différence fondamentale distingue le désert  de la montagne :  le désert se traverse… Et avant de le quitter, il n’est plus pour le nomade un lieu d’épreuves. Devenu jardin, tout s’est transformé en nourriture. Rassasiement pour le corps, l’âme, le cœur et l’esprit. Le nomade participe à cette mutation en passant de l’obscurité à la lumière. Il a pu souffrir de la soif. Désormais le voici abreuvé. Le désert correspond à une absence du monde extérieur. Dans le désert l’homme apprend à écouter intérieurement, au-delà des sons et des formes. Ainsi, pour le nomade, le désert devient un lieu d’éveil à la dimension divine. Dans le désert, on célèbre les <<noces>> entre les dimensions terrestre et spirituel.

L’expérience de la montagne se présente différemment : Le montagnard a fait l’escalade de la cime de sa dernière montée. Ayant basculé dans un abîme, il n’y a plus de retour…le montagnard va et vient au bord du précipice, il reste un visiteur en équilibre. Mais l’éveil qu’il éprouve à la montée, a eu pour effet de le faire absorber la lumière pointée. La lumière s’écoule désormais en lui. L’espace aérien plonge dans la voûte céleste. Il comporte des vents, nuages, pluies, neiges, tempêtes, orage et foudre, qui sont autant d’événements merveilleux que terrifiants.

« Les montagnes, rivières, la terre, les herbes, les arbres et les forêts sont toujours émanant une subtile, précieuse lumière, jour et nuit, toujours subtile, qui, montre son précieux exposer à toutes les personnes; la haute vérité . »

Cependant des correspondances étroites s’établissent entre la haute montagne et le désert. Tout d’abord leur nudité. Aucune verdure sur les rochers, ni de végétation dans les déserts de sable ou de pierre. Nulle marque n’évoque sur les rochers le passage des montagnards. Dans les déserts, les traces des nomades sont aussitôt effacées par le vent. Ce visiteur, souffle sur les sommets et dans les déserts. Ailé, tous les lieux lui sont accessibles. Le vent du désert et des hautes altitudes ne transporte aucune semence végétale. Il véhicule un germe d’éternité, dont la fonction sera de rendre muet. Brutale, la tempête pourrait renverser, faire dévier le montagnard, rendre sa démarche impossible. L’homme du désert peut se trouver aussi dans l’obligation de suspendre, son cheminement; il risque surtout de se perdre. Aucune habitation stable n’est possible sur un sommet ou dans un lieu désertique. La tente remplace la maison; elle se monte et s’enlève avec facilité. Le montagnard et le nomade se déplacent portant très peu de bagages susceptible de bloquer leur démarche. 

Lors de l’accès à la montagne intérieur,la nudité du désert accompagne l’escalade. La plénitude de la lumière relève à la fois du désert et de la montagne. L’obscurité d’un sommet très élevé n’apparaît pas différente de la nuit passée dans un désert. Intériorité, lumière et nuit sont vécues de façons diverses mais qui s’accouplent.

Porteuse de secrets jamais entièrement révélés, la montagne conserve dans ses flancs des éléments d’une inépuisable initiation à la beauté.

Apprendre à la regarder avec amour de l’Orient à l’Occident.

Les montagne enfantent des sources dans leurs entrailles. Ces divers ruissellements vont descendre le long des parois et entreprendre de très lointains voyages. D’un débit faible au départ, ils s’enrichiront durant leur périple. Avant de jaillir de la terre, les sources ont dû mener une existence souterraine…Et toute l’action de celui qui la découvre consiste à ne pas faire obstacle à sa fluidité. La stopper dans son parcours, suspendre sa course serait une terrible erreur. Il existe des regards secs et des regards humides, ceux- là sont animés par la source du dedans, ceux-là sont capable de distinguer dans les yeux, la qualité d’une source, pure ou polluée. Un regard contemplatif se laisse imprégner par la beauté, sans pour autant en être propriétaire. Aussitôt, le visible et l’invisible se mélangent. Il s’aiment et s’unissent. Les roches imprégnées deviennent comparables à des sources. Celles-ci s’écoulent en apaisant la soif des hommes altérés de beauté. L’homme s’émerveille devant la splendeur de la nature, la beauté l’habite; il la reçoit à la façon d’un vase se remplissant d’un liquide précieux.  En dehors du bruit des sources et des torrents, la montagne semble silencieuse. Cependant, certaines oreilles apparaissent susceptibles de percevoir son chant.

 

 Les épreuves de la montée… Au plus profond du dedans, il n’est plus de dedans ni dehors, mais, seul, l’Océan.

 

Ô Dieu ! Crée une lumière dans mon cœur, une lumière sur ma langue, une lumière dans ma vue, une lumière dans mon ouïe, une lumière à ma droite, une lumière à ma gauche, une lumière devant moi, une lumière derrière moi, une lumière au-dessus de moi, une lumière au-dessous de moi. Et accorde bénédictions et paix à celui que Tu as envoyé comme une lumière, ainsi qu’à sa famille et à tous ses Compagnons. 

 

 

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26-02-2016

La traversée de l’en-bas

 

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Les profondeurs …

C’est comme cette cendre brûlante et noire qui, au moment de l’éruption du volcan, couvre la ville, étouffe, engloutit tout. 

Où est le volcan ? 

À  l’entrée du souterrain, se tient la miséricorde. Il est écrit qu’ à la porte des jardins, se tient l’épée de feu qui empêche tout retour et qui éveille l’âme à la paix et l’esprit à la vérité… la petite flamme qui ne peut s’éteindre. 

 

« Car cette lumière-là est le cœur de mon cœur. La parole est dans le cœur et la langue n’est que le signe qui témoigne du cœur. Une lumière qui naît de par-delà tout horizon, de la chaleur infiniment discrète d’un amour qui aime au-delà de tout amour. »

 

Et qu’est-ce qui va réunir tous les humains ? 

La fréquentation de l’en-bas défait, sans pitié, les illusions de hauteur. 

L’humanité est division, déchirement, détresse; pas seulement, mais assez pour décourager tout survol. C’est sans doute dans le bas qu’on perçoit la seule unité possible des humains : par une lutte immense pour tirer l’humanité hors de ce qui la défait. 

C’est en traversant le souterrain du bas, que l’homme peut connaître sa grandeur. 

À chacun selon sa force et selon Sa Grâce. 

 

Serions-nous le sel de la terre ? 

 

Je m’enlise dans la vase des bas-fond.

Je suis entré dans les eaux profondes,

 Et le courant m’emporte. 

 

 

 

 

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