18-01-2017

Le manteau de Sa Magnificence

 

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Mon Appui pendant les pénuries,  

Mon Secours, 

Mon Aide en temps difficiles, 

Mon Seigneur Omniprésent, 

Protège- moi, 

Aide- moi par ton infini Pouvoir. 

Couvre moi , 

Couvre moi du manteau de Ta Magnificence. 

Tu es Celui qui couvre et découvre, 

Il n’y  a de chaleur sans Toi. 

Couvre moi, 

Couvre moi du manteau de Ta Magnificence. 

Tu es Celui qui couvre et découvre, 

Il n’y  a de chaleur sans Toi. 

« Ya Hayyu, Ya Qayyum, Ô toujours vivant, ô auto-existant. » 

 

Le  temps manquait d’amour. Elle se pencha pour lire. Les arbres eux-mêmes penchent vers la douceur. Un livre qui parle d’éternité. Elle lit et  les mots s’échappent des pages, ils font autour de sa tête une couronne. 

Elle arrête sa lecture. Elle lève la tête. Un parfum frais et fort la surprend, l’enveloppe. Est-ce la rose ? 

Ce parfum, elle le connaît et  il vient de si loin. Elle ouvre grand la fenêtre et regarde au loin. Quand le cœur est épris, les yeux se portent au-delà de l’horizon. L’odeur fraîche de la rose est un présage d’incendie. Seule l’éternité est vivante, se dit-elle. 

Doit-elle l’appeler bien-aimé, celui qui se cache ? 

Tout bas, avec crainte, elle prononce ce nom qui brûle les heures, ce nom qui seul est vivant. 

Elle est ici, son âme est très loin, partie vers la rose qui point ne fane. Elle continue de soigner le jardin, de semer des fleurs rares, de tailler les buissons de roses. Pour célébrer l’amour. Elle était tombée amoureuse de la rose avant de la connaître : son nom, plus aveuglant pour elle que la clarté laiteuse des roses trémières. 

Un parfum de rose fait le fond de cette vie …

Elle ressemblait  à un faucon ramassé sur lui-même et prêt à bondir. Mais les soudards étaient venus, ils avaient brûlé les arbres, enfumé les cavernes. Ceux qui se tenaient à l’intérieur de la citadelle n’avaient que leurs chants, leurs prières, leurs mains posées sur le cœur. Les armes ont massacré le chant. Il n’est resté que ruines et cendres. Le faucon a été poignardé en plein vol. La fumée piquait les yeux des soudards mais leur âme ne sentait rien. 

Elle se noya dans ses larmes, répétant : « Pourquoi tous ces oiseaux brûlés ? … »

Aujourd’hui elle se demande s’il existe quelqu’un pour écouter ce que murmurent les oiseaux. La plupart des hommes, entendant ces chants gracieux, pensent qu’ils sont destinés à réjouir leurs propres oreilles. Elle sait que ces mélodies viennent d’ailleurs et vont plus haut. Mais qui, aujourd’hui, fait confiance à l’oiseau ? 

Peu-être ne fait-on que tomber. L’amour lui-même ouvre un gouffre où l’on ne finit pas de tomber. Qui a dit que l’amour entraînait vers le haut ? 

Couvre- moi du manteau …

Une femme revêtue de soleil …

Ce sera un vêtement ample. À la laine rouge  et aux bordures vertes. Le rouge couleur de sang et de soleil, rouge comme la rose. Le vert de l’éternité. Il serait ni de pourpre ni d’écarlate, mais de lumière, et capable de vêtir une âme. 

« Je vis une nuit quelque chose qui enveloppait les Cieux. C’était une lumière rouge étincelante. Je demandai : Qu’est-ce que cela ? Il me fut dit : C’est le manteau de Magnificence. »  ( Rûzbehân de Shîraz ) 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27-02-2016

Le noble chevalier

 

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Le chevalier noble… son chemin est chevaleresque. 

Sa monture est noble. 

Mais sa valeur n’est pas dans son sabre,

Ni dans sa monture. 

 

Le chevalier  noble,

Sa valeur est son cœur, 

La force de son cœur, 

La lumière de son cœur,

Son intégrité, 

La réalité et la noblesse de son cœur. 

 

Et pour cela le cœur noble et vaillant, est forgé à la plus haute température. Pour façonner les pierres précieuses, on  prend les températures les plus intenses. Le douloureux amour, tout entier fait de sacrifice et de silence dans le don de soi : cette douce chaleur immatérielle qui naît et se propage dans le secret du cœur. L’Amour plus souverain que la chair meurtrie qui le porte. 

 

L’arc dont les flèches ne pointent pas vers la cible du salut se brisera, car l’archer manque d’équilibre. L’arc dont la corde est tendue avec sincérité ne verra point sa flèche dévier. Aucun royaume ne sera en sécurité tant que les voleurs intérieurs et les bandits extérieurs seront en liberté; se libérer des malfaisances exige un pas ferme et assuré. 

 

Retire tes chaussures, jette ton bâton et regarde vers les horizons nocturnes les liens de lumières éclairés de grappes d’amour suspendues… Et cueille ce que tu peux. Tu as, pour chaque battement de cœur,  lumière et feu ! Quant à la lumière, c’est la nourriture de ton retour. 

 

Et j’ai trouvé mon chemin et j’ai suivi la trace des troupeaux et l’émergence des lumières brûlantes s’allumant dans Ses près… 

 

 

 

 

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29-01-2016

Le vaste silence

 

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Bon chevalier qui chevauche en silence, 

certains demandent à voir avant de croire, d’autres choisissent de croire afin de voir ou plutôt d’entendre. 

Si tu veux voir, écoute d’abord, l’audition est un degré vers la vision. Faire silence devint un mode d’approche pour comprendre. 

Personne n’est capable d’entendre l’ultime soupir d’une fleur qui se fane, pas plus qu’il n’est possible d’entendre le frisson de la descente d’un rideau de flocons sur une masse de neige déjà posée là, installée,sur une structure éphémère.

Il y a des bruits, des sons, que nous ne sommes pas capables d’entendre, et cependant ils existent. Il y a, de la même façon, des formes et des couleurs que nous ne sommes pas capables de voir, et cependant elles existent.
Seul le vent sait quelle feuille tombera la première. 

Le silence entre les paroles dites prend du poids. Les paroles donnent au silence son contenu et le silence aux paroles leur vie. 

« À mesure que sa prière devenait plus méditative, il avait de moins en moins de choses à dire. À la fin il devient tout à fait silencieux. Silencieux et, ce qui est encore plus opposé, s’il est possible, au discours, il ne fit qu’écouter. Il pensait d’abord que la prière est parole. Il apprit ensuite que prier n’est pas seulement se taire mais entendre. Et c’est ainsi : prier ne signifie pas s’entendre parler soi-même, prier signifie devenir silencieux, être et rester silencieux. » 

On vêtu le chevalier du silence, à l’image suivante, on l’aida à passer la gorgerette et le casque.

Le chevalier du silence se plaignant:

<< Je ne peux plus avaler ni parler, tant ces armes enserrent ma gorge et je suis aveuglé par le heaume.>>

Le pèlerin lui répondit : 

<<Le monde où tu vas mettre les pieds est une illusion. Mais son attraction est si forte que souvent tu seras happé. Tu te soûleras de mots, tu te gaveras de matière, tu ne seras jamais rassasié. La vie progressivement se retirera de toi. Tu seras mort sans le savoir. Ces armes te protégeront, elles t’incitent au silence intérieur. >>

Dans le monde agité où nous vivons, où tant de voix se font entendre, de bruits aimables ou agressifs. 

La patience et maintenant le silence !  

 

 

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