24-08-2017

à bout de soif

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« Au nom de Dieu, le Bienfaiteur, le Miséricordieux. Pardonne-moi mon Dieu, ô Toi le Pardonnant, le Généreux. » 

J’ai voyagé de nuit dans une obscurité baignée de lueur verte, au temps nostalgique des fleurs. 

« Que cherches-tu ? » 

« Ce que j’ai perdu … » 

Je revêtais tour à tour tous les habits qui m’était tracé : manteau de tendresse, chemise d’amour, gilet de passion, veste de nostalgie. J’étais pareil à celui qui boit de l’eau de mer: plus je buvais et plus j’avais soif.Les années s’écoulaient tandis que j’écopais ainsi l’eau. 

…à bout de soif, 

une gorgée d’eau; 

toute mort est vie : 

désert – oasis. 

(…) Si bien que, toute vaste qu’elle fût, la terre leur paraissait exiguë; ils se sentaient à l’étroit dans leur propre personne et ils pensaient qu’il n’y avait d’autre refuge contre Dieu qu’auprès de Lui (…). ( Coran, sourate 9 – verset 46) 

…à bout de soif , 

je me demande : à se donner ainsi, ne va-t-il pas tarir ? 

d’où vient cette source inépuisable ? 

C’est alors que je contemple là-haut les nuages qui se reflètent dans l’eau. Mais oui, l’eau en coulant s’évapore, se condense en nuage dans le ciel, retombe en pluie pour réalimenter le fleuve à sa source. 

Circulation terre- ciel. 

De tout mon être assoiffé, j’ai crié :Merveille! Miracle! 

J’étais égaré et Il m’a guidé, j’étais éloigné et Il m’a rapproché, j’étais perdu et Il m’a orienté, j’étais confuse et Il m’a éclairé, j’étais meurtri et Il a pansé mes blessures. 

Assoiffé,  oiseau sans ailes, je me suis envolé, lorsque dans le ciel, les étoiles gardaient le silence. Je me suis désaltéré, aux nuages de feu. Si je deviens aigle au sommet des montagnes, je volerais vers Toi. 

 

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04-06-2017

Deviens océanique

 

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- Deviens océanique. 

Tard, seul, dans le bateau de ma vie, ni terre, ni lumière aux alentours…épais manteau de nuages. 

J’essaie de rester juste au ras de la surface, mais déjà je suis dessous et je vis dans l’océan. 

- Lave toi de toi-même. 

Quand l’océan déferle, laisse- moi faire plus que l’écouter. Laisse la vague inonder ma poitrine ! 

Je suis empli de toi, Océan. Peau, sang, os,cerveau, âme. 

- Les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour, ni les fleuves le submerger. 

Allonge-toi sur ces collines qui t’attendent et qui désirent l’orage. 

Voici que la mer se soulève, et la Lune à présent scelle les flots. Tendu comme un arc, Lune claire et élevée. 

Vague après vague engloutissant les ténèbres, l’océan s’enfle autour du vaisseau,et mon âme s’agite comme les flots. 

- Que tes chants roulent au-dessus des abîmes…

Dans cette chanson respire la Patrie. Joue cette mélodie dans mon âme, les flots y sont en furie. 

Joue, je sens déjà des ailes. Je vole au-dessus des flots vers l’arc-en-ciel … Regarde ce que tu as fait en chantant : C’est en moi que se déchaîne l’océan. La chanson s’exhale, déchire mon âme et la Patrie prend forme au-dessus des larmes. Ô Patrie, le soleil t’illumine. 

- Pourquoi dit-on que vous êtes sans Patrie ? 

N’avez-vous donc point le ciel ? 

Vous Voguez … 

Tu es ma Patrie. Tu es mon appui, mon secours. Tu es mon aile, ô Toi, ô ma Patrie ! 

Mon doux souvenir et mon orage tendre. Patrie, ma Patrie, Tu es un soleil, éternellement brillant. 

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13-05-2017

La mer, le vent… l’Amour

 

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-Il y a trois sortes d’hommes: les vivants, les morts et ceux qui naviguent en mer. On peut dire: ceux qui se contentent de respirer, et ceux que l’amour fit s’embarquer. L’amour est un appel au large. Il est à la fois la mer profonde et sans contours, le vent qui souffle ou qui s’abat, et le vaisseau qui s’aventure. Amour submergeant comme la marée aspirée par la Lune. 

Les vaisseaux vont appareiller.

L’amour n’a rien de sédentaire. Il chevauche, navigue, escalade, s’envole. 

Les vaisseaux vont appareiller. 

L’amour n’a rien de concis. Il est vaillance, majesté et élévation. 

Les vaisseaux vont appareiller. 

Ils aiment, ils sont en partance. 

Les vaisseaux vont appareiller sur la mer immense et dans le vent. Fort comme des conquérants, fragiles comme des oiseaux. Fous et confiants. 

 

-Mes vagues, vers toi se déroulent.

On peut toujours revenir au bord des flots, mais vers quel rivage revenir ? 

Dira-t-on du vaisseau qu’il est une prison ? 

 

-Tout s’écoule, tout se transforme.

Si tu deviens un pré fleuri, 

Je serai la pluie des nuages; 

Si tu es la mer infinie, 

Je serai tes deux rivages. 

Vois- tu, je t’ai fait don de la mer immense, 

Pour qu’un jour tu reviennes sur ce rivage, 

Pour que la mer te console en mon absence, 

Pour que s’illumine ton visage. 

 

- Mon Amour, ô mer, qui peut le retenir ? 

A travers les prés il te poursuit. 

Déferlent vers toi mes vagues- souvenirs, 

Pour te hanter chaque jour et chaque nuit. 

Si tu veux, je déferlerai sur tes rêves- rivages, 

            comme la mer.

Si tu veux, je recouvrirai de perles ton visage, 

           comme la mer. 

Si tu veux, ô profonde douleur, 

        Je me tairai comme la mer. 

        Je me tairai comme la mer. 

Ô Seigneur, fais que toute mer qui t’appartienne nous soit soumise aussi bien sur terre que dans le ciel. 

 

 

      

 

 

 

 

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20-03-2017

Chant de Nuit

 

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Apprends-nous nuit

à toucher ton fond

à gagner le non-lieu

Où  sel et gel 

Où source et vent 

Refont un 

 

Au fond de l’orne épais dont l’abris les accueille,

L’oiseau réveillé chante sous la feuille.

L’hymne de volupté fait tressaillir les airs.

Et, sur les bords d’une eau qui gémit et s’écoule,

La colombe de nuit languissamment roucoule.

L’arche de Dieu passa comme un palais errant.

La voyant assiégé par les flots du courant,

Le dernier des enfants de la famille élue

Lui tendit en secret sa main résolue.

Viens. T’exiler du ciel, en Son Seuil,  pour y cacher tes larmes.

Viens. Tu ouvriras ton âme,

Comme l’aube et la lune au couchant reposé

Confondent leurs rayons, ou comme la rosée

Dans une perle seule unit deux de ses pleurs.

Pour s’empreindre du baume exhalé par des fleurs,

Comme un double flambeau réunit ses deux flammes.

Entends- tu le concert qui s’approche et l’honoré

Les chants, leurs paroles pieuses,

De rameaux fleuris parfumant les chemins.

Tes genoux ont tremblés sous le poids des armes;

Ta paupière s’entrouvre à tes premières larmes.

 

Je n’ai point oublié l’encens du sacrifice. 

 

Comme l’encens qui brûle aux rayons du soleil

Se changeant en un feu pur, éclatant et vermeil,

On vit alors du sein de l’urne éblouissante,

S’élever une rose aux lueurs de l’aube matinale

Et la lune, des bois éclairant l’épaisseur.

 

Ses ailes sont d’argent;

Elles soulèvent les contours du céleste tissu.

 

Rose d’indigo 

ou d’émeraude 

Entre brume et lune 

n’es- tu de nuit ? 

Rose au feu d’émeraude 

Centre d’indigo 

 

Une aurore semble naître 

Quand  la lune apparaît, quand ses gerbes d’argent

Font pâlir les lueurs du feu rose et changeant. 

Une flamme 

Errante, est dans mon sang jusqu’au cœur parvenue. 

Ces flambeaux s’allument sous ses pas, 

Et leurs feux clairs la guide et ne la trahissent pas. 

Si ma lèvre s’altère, 

elle vient près du rivage. 

Chercher une coupe dans un profond coquillage, 

L’eau soupire et bouillonne

Sous des bosquets remplis de la senteur des roses ; 

Ces fleurs dont la beauté ne s’ouvre que la nuit, 

Le silence la suit; tout dort profondément; 

L’ombre écoute  avec recueillement.

Les vents des prés, apportent l’ambroisie. 

 

Tout le ciel étoilé, toute la terre nourricière, toute la splendeur de l’aube et du soir, toute la gloire du printemps et de l’automne, tout le Souffle animant l’univers porté par le vol d’oiseaux migrateurs, tout les hauts chants humains montés de vallée de larmes. 

Tout…la nuit, le jour, Te chante !

 

 

 

 

 

 

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30-11-2016

Que dois-je être ?

 

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-Que dois-je  être  vague ou barque ? 

Que dois-je être  poisson ou algue ? 

 

- Non ! Cela non ! Cela non ! 

Deviens la mer!

 

-Devenir la mer … ?

 

-Deviens la mer, avec ses vagues et ses barques. 

Deviens la mer, avec ses poissons et ses algues.

Qu’attends tu ? 

Lance-toi à la mer ! 

Sois bougie, voiles, timon, poisson, eau … va aussi loin que tu peux. 

 

-Vertige des marches que je descends,qui mènent au fond de la mer, au fond de l’amour.

Marches humides… Creusées par mon sang.

 À quoi rêvent-ils, les fiancés des eaux profondes, à quelle improbable paix, sous quelle 

lumière d’un soleil mort ? 

 

- Parfum entêté, saveur d’éternité dans ma bouche où l’air ne passe plus que par vagues, que par

flammes, regarde ! 

Si ton œil est ouvert regarde la mer. 

Ce n’est pas le monde que tu vois, le monde est l’écume de la mer. 

Songes-y tout ce monde est illusion. 

Sur la crête d’une vague tu places une mer. 

Sois la mer ! 

Quelle mer constellée de joyaux sublimes, sur lesquels la vase de la corruption ne se pose pas. 

Les paroles coulent pures comme l’eau mais tu as les yeux pleins de terre. 

 

 

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10-03-2016

Pluie de larmes

 

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La goutte a pleuré :
« je suis séparé de la mer. »
La mer s’est moqué de la goutte en disant :
« nous sommes tous de l’eau. »

Mais quand le goût est gâté, tu trouves le doux amer, comme l’a dit le poète :

Qui a la bouche amère est malade. 

Par elle, il trouvera l’eau limpide amère. 

 

Les larmes libèrent les étincelles de lumière captives de la matérialité. Elle font découvrir un puits d’eau vive là ou, l’œil ne percevait plus qu’un puits à jamais comblé. Les larmes désarment et lavent. 

Tout fleuve ne se remplit que par les chutes de pluies.

Prends ton bâton de voyageur, et pars !

Le voyageur dans la galaxie des âmes ne peut que grandir !

Et les mots d’épreuve se sont répétés et sont tombés sur les têtes. À peine on s’échappe d’un feu qu’un autre l’enflamme. Même si la pluie vient humidifier les ailes de fraîcheur et de paix, la foi ne fait qu’augmenter face au feu, ainsi que la conviction à franchir les flammes de la voie ascendante.

 

Si fragile ; à s’y agenouiller.

Puisque cette hauteur s’inverse et s’évase. 

Étrange hauteur qui s’effondre sous le poids des larmes, 

Jusqu’à tomber « face contre terre », et qui, 

Dans sa détresse, en appelle au réconfort de Dieu. 

Qui porte vive en lui la blessure, 

À présent dépose sa larme avec humilité entre les mains de son Seigneur.

Il ne s’érige plus en juge satisfait de lui-même,  

Sûr de son amour et de sa foi, de son courage et de sa fidélité; 

Sa défaillance lui ouvre les yeux- En les brûlant de larmes,

Qui lui ouvrent le cœur- En le lui déchirant,

Qui lui ouvrent l’intelligence- En la catastrophant. 

 

Dans les moments de nostalgie, le Coran possède de brûlantes lumières. Celui qui tient à ses versets brûle son existence de braises, il est celui qui peut emprunter un chemin à l’encontre des grosses tempêtes.

 

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01-03-2016

Révolution

 

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« On m’a dit qu’il y a dans l’eau une pierre et un cercle et sur l’eau un mot qui dépose le cercle autour de la pierre. »

(Paul Celan)

Au fond de nous: la foi, énergie, tension vive; flottant autour en cercles. Un mot – aimant qui à la fois condense et élargit les cercles,

Un mot… La foi

La foi impalpable, mais dont parfois on sent le flux vif nous parcourir la peau. La peau du corps, du cœur, de l’âme. Il émane de la foi, un je-ne-sais-quoi, une nostalgie, celle d’un lieu insituable, inconnu et cependant intime. Une nostalgie de toute part murmurant.

 

Révolution: retour périodique d’un astre à un point de son orbite; marche, mouvement d’un tel astre; temps qu’il met à parcourir son orbite.

Révolution: rotation complète d’un corps mobile autour de son axe.

Révolution: nombre déterminé d’années formant un cycle au bout duquel les mêmes parties d’une forêt reviennent en exploitation.

Révolution: changement brusque et important dans l’ordre social, intellectuel, moral, esthétique; bouleversement, renversement…

Révolution à relancer sans cesse dans notre ordre intellectuel et spirituel afin d’éviter l’endormissent, l’affadissement aussi bien que le durcissement.

 

Je n’ai aucun titre. Je demande seulement à être un serviteur très faible de mon Seigneur, s’Il m’accepte. Je suis assis comme un esclave s’assoit ! 

L’Islam a combattu l’esclavage, pour que l’homme soit libre d’être l’esclave de l’Unique. L’Islam est venu pour libérer les hommes. 

 

 

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22-11-2015

Le pèlerin assoiffé

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Si l’eau reste sans mouvement, elle devient stagnante et boueuse ;
Mais si elle s’agite et coule, alors elle s’éclaircit : tel est l’homme qui voyage intérieurement .

Le pèlerin arriva devant l’Océan sans fond et dit :

<< Ô toi, ivre mort de passion pour Lui ! Les vagues de ton amour sont déchaînées; ton ardeur  et ton désir vacillent d’un extrême à l’autre. Tu es abreuvé d’eau et pourtant assoiffé; ruisselant d’eau et pourtant lèvres sèches ! Toute cette eau absorbée ne te suffit pas; s’il fallait, tu en contiendrais davantage ! En audace, tu es inépuisable; sois magnanime, puisque tu es celui qui risque tout !  De bleu vêtu , ton cœur est rempli de perles. Ah , s’il n’y avait en toi cette effervescence, tu serais en bleuités, un diamant tranchant comme l’épée ! Vêtu de saphir, joaillier, bouillonnant, car ton ébullition se multiplient les perles ! Tu t’enivres de ferveur , pour ce que tu cherches ! Vois mes yeux, nuages aux larmes de sang , apprends – moi ! Rafraîchis - moi ! >>

A ces paroles, une clameur s’abattit sur la mer; l’eau comme un brasier se mit à crépiter. L’Océan répondit :

<< Que suis – je donc, moi, éperdu, lèvres sèches, le pan souillé ! Chose étonnante, noyé dans la soif me voici de confusion inondé de sueur ! De languissement, j’ai le foie desséché; je suis comme un poisson échoué sur le rivage. Ignores – tu qu’à mes maux le poissons versent des pleurs ? À chaque instant, je frémis d’un nouveau bouillonnement; l’écume berce mon chagrin. Dévoré de passion pour Lui, j’implore une goutte de Son océan. J’expire pour qu’Il daigne humecter mes lèvres. Moi, dont la soif n’a pas de fin, comment apaiserais – je celle d’un autre ? Assoiffé  comme je suis , qu’as – tu besoin de moi ? Va- t’en d’ici ! Je ne saurais te désaltérer ! >> 

Le pèlerin se rendit auprès d’un sage, guide des pèlerins, et lui récita par cœur la leçon de son état. Le sage lui dit :

<< L’Océan sans cesse roule ses flots; sa constance est exemplaire; malgré toute cette eau qu’il contient, il languit, lèvres sèches, de désir pour une goutte de plus ! >> 

A celui qui ne peut être désaltéré, il n’est d’autre remède que la soif éternelle. Aie la soif de l’âme et du cœur, mais toutes deux avec mesure ! Car la déficience ou l’excès en briserait la perfection !

 

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