23-06-2017

Le bétail

 

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à Dieu qui à crée toute choses ; « Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communautés. » (Coran, 6,38).

Cela signifie que les espèces animales bénéficient du statut de créature, tout comme les êtres humains.

 Gloire 

Le bétail ou les bestiaux , est un terme collectif  qui désigne l’ensemble des bêtes d’élevage, excepté ceux de basse-cour . Les animaux le constituant forment un troupeau. On distingue le gros bétail (bovin, cheval, mulet, âne) et le petit bétail (mouton, chèvre).

 

 

La sourate Al – An’âm ( le bétail )

 

Le bétail  sont des animaux qui vivent en troupeau , comme les musulmans vivent en communauté , ils sont dirigés et protégé  par un berger ou  un gardien  ,  qui peu faire figure du Coran et de l’exemple prophétique .  Ils sont souvent proie au loups dans l’obscurité . La sourate nommé “ le bétail” est un appel collectif à suivre la voie des noble Bergers ( les Prophètes ) sur la voie de l’ Unique , pour rejoindre le troupeau de la félicité . Le cheval , l’âne , le beauf et le mouton y sont tous égaux  et y vivent en harmonie acceptant leur destin et proclamant l’unicité de leurs Créateur .

 

Une nuit lumineuse

 

Plusieurs marques distinctives ont accompagné la révélation de sourate Al-’An‘âm. Tout d’abord, elle fut communiquée au cœur du Prophète Mohammed ( que la paix et les bénédictions soit sur lui ) toute entière en une nuit, alors que toutes les autres sourates longues l’ont été par séquences dispersées. Ensuite, un autre signe des plus remarquables, elle a été révélée escortée de soixante-dix mille anges chantant les louanges d’Allah d’une voix fine et haute qui emplissait les horizons en pleine nuit. Ce cortège angélique majestueux devait être éblouissant et fait deviner un peu le contenu de la sourate.

 

 

Enseignements de la sourate   

 

Elle commence avec ces paroles qui son un rappel de la Puissance divine et de son unicité  : “Louange à Allah qui a créé les cieux et la terre”,   “  Et établi les ténèbres et la lumière  “ ,  on y voit  ténèbres au pluriel et lumière au singulier ,  il y a plusieurs ténèbres  mais qu’une seul Lumière , la Sienne .

L’ objectif de la sourate est l’exhortation au monothéisme pur. Ce sujet est mentionné quarante-neuf fois dans la sourate c’est à dire sur 30% de sa totalité. Nous comprenons ainsi la raison de son escorte de soixante-dix mille anges et de sa prestigieuse révélation de nuit où l’atmosphère est plus propice à la spiritualités.

 

Deux mots qui submergent le cœur d’amour (Dis et Lui)

 

Sourate Al-’An‘âm suit un ordre particulier et ses versets adoptent ce schéma du début à la fin tout au long de la sourate. Elle énonce quatre ou cinq versets au sujet de la puissance d’Allah qu’elle fait suivre par des versets confrontant les matérialistes qui nient Son existence et attribuent à la nature le rôle de créateur de l’univers.

La plupart des versets commencent par les termes “Lui” ou “Dis”. Pourquoi ces répétitions et quelle est leur relation avec l’objectif de la sourate ? Le terme “Lui” précède les paroles qui signalent la puissance d’Allah : “Et Lui, Il est Allah dans les cieux et sur la terre” verset 3. “…c’est Lui qui prend vos âmes…” (verset 60). “C’est Lui le Dominateur Suprême sur Ses serviteurs”( verset 18). Quant au terme “Dis” il vient au début des versets qui s’adressent au Prophète Mohammed ( que la paix soit sur lui )  comme à tout autre croyant pour lui avancer des arguments contre les polythéistes : “Dis : «Qu’y a-t-il de plus grand en fait de témoignage?» Dis : «Allah est témoin entre moi et vous…” (verset 19). “Dis : «Qui vous délivre des ténèbres de la terre et de la mer?»” “Dis : «C’est Allah qui vous en délivre ainsi que de toute angoisse”  “Dis : «Il est capable, Lui, de susciter contre vous, d’en haut, ou de dessous vos pieds” (versets 63- 65).  “Dis : «Invoquerons – nous, au lieu d’Allah, ce qui ne peut nous profiter ni nous nuire?” (verset 71). C’est comme si les versets disaient aux lecteurs : Prenez conscience du Puissant jusqu’à emplir votre cœur de son amour puis faites face à ceux qui sèment le doute au sujet de Son unicité et de Sa majesté .

 

Le lieu … Le temps

 

Il y a un sens subtil dans les versets 12 et 13. Dans le premier, nous voyons : “Dis : «A qui appartient ce qui est dans les cieux et la terre?»” et dans le second : “Et à Lui tout ce qui réside dans la nuit et le jour.” Le premier verset nous rappelle qu’Allah est le maître du lieu “les cieux et la terre” et le second qu’il est le maître du temps “ la nuit et le jour”.

 

Quel en est le signe ?

Après avoir conçu qu’Allah est le maître du temps et du lieu, vous pouvez ensuite lire les versets de la confrontation : “Dis : «Devais-je prendre pour allié autre qu’Allah, le Créateur des cieux et de la terre? C’est Lui qui nourrit et personne ne Le nourrit. Dis : «On m’a commandé d’être le premier à me soumettre». Et ne sois jamais du nombre des associateurs  .” ( verset 14 ) . “  Les versets cherchent à libérer le lecteur de toute peur ou de toute servitude à part celle due à Allah et cette libération sera chez lui un signe de savoir et de foi Remarquez que le terme “Dis” vient toujours après “Lui” comme si les versets disaient : Concevez qui est Allah et emplissez votre cœur de Son amour .

 

 

Un appel à l’unicité

 

Ainsi avons-Nous montré à Abraham le royaume des cieux et de la terre, afin qu’il fût de ceux qui croient avec conviction.

Quand la nuit l’enveloppa, il observa une étoile, et dit : « Voilà mon Seigneur!  » Puis, lorsqu’elle disparut, il dit : « Je n’aime pas les choses qui disparaissent ».

Lorsque ensuite il observa la lune se levant, il dit : « Voilà mon Seigneur!  » Puis, lorsqu’elle disparut, il dit : « Si mon Seigneur ne me guide pas, je serai certes du nombre des gens égarés ».

Lorsqu’ensuite il observa le soleil levant, il dit : « Voilà mon Seigneur! Celui-ci est plus grand » Puis lorsque le soleil disparut, il dit : « Ô mon peuple, je désavoue tout ce que vous associez à Allah.

Je tourne mon visage exclusivement vers Celui qui a créé (à partir du néant) les cieux et la terre; et je ne suis point de ceux qui Lui donnent des associés. »  ( Coran S. 6 , V 75- 79)  

Ahmad al ‘-  Alawî  a commenté ce verset :

<< Ibrahim ( Abraham que la paix soit sur lui ) ne disait pas : Voici mon Seigneur dans le sens d’une comparaison , mais il parlait ainsi pour affirmer d’une manière absolue la transcendance de Dieu , quand lui fut révélée la Vérité de toutes les vérités , désignée dans le noble  verset : De quelque côté que vous vous tourniez , là est la face de Dieu . Il  informa son peuple de cette vérité , afin que ce dernier puisse faire preuve de piété envers Dieu  à propos de chaque chose . Tout cela se référait à ce qui lui avait été révélé sur la souveraineté des cieux et de la terre , de sorte qu’il découvrit la vérité du Créateur existant en toute chose créée . Il voulut alors faire partager aux autres la connaissance à laquelle il était parvenu , mais il vit que leur coeurs étaient détournés de la pure doctrine de l’unité pour laquelle Dieu l’avait choisi .

Quand aux mots : Je ne saurais aimer ce qui disparaît , le cheikh les explique ainsi :

<< Bien que la Vérité se manifeste à Ses serviteurs sous certaines formes , encore  est – elle jalouse pour ses autres formes de manifestation dans lesquelles ils l’oublient , car la forme limitée à laquelle ils s’attachent est bien souvent de la plus éphémère brièveté … Ibrahim ( Abraham que la paix soit sur lui ) ne voulait pas être fidèle à Dieu en quelques formes éphémères , sans Le reconnaître en toutes , c’est à dire , je ne veux pas connaître Dieu en une chose plutôt qu’en une autre , de crainte qu’à la disparition de cette chose , je ne L’oublie . Bien plus ,  j’ai tourné mon visage et , de quelque côté que je le tourne , il y a la beauté de Dieu .  

 

 

Frères et soeurs de l’ Unité

 

Il est très sage que les enfants d’Abraham s’invitent les uns les autres à se rencontrer. Par ces rencontres, des liens d’amour et d’affection mutuelle se créent dans leurs coeurs. Ils forment ensemble la majorité des habitants de la terre et l’harmonie naissant de leur union est le noyau de l’harmonie globale du monde.

Les enfants d’Abraham sont unis par leur croyance en l’Unicité de Dieu. Bien qu’il y ait des différences dans la manière de prier entre les religions Abrahamiques, ces différences restent d’ordre physique, la disposition essentielle du cœur demeurant la même, celle d’être orientée vers Dieu. Le Saint Coran dit qu’Abraham, après avoir détruit les idoles de pierre de son peuple à Babylone, proclama:

«Car j’ai tourné ma face vers Celui Qui a créé les cieux et la terre, et jamais je ne considérerai que Dieu a des égaux.»

T.C., Sourate 6, (Le Bétail), Verset 79.

 

Une origine unique

 

C’est Dieu qui vous a produits d’un seul individu ; vous avez un réceptacle dans les reins de vos pères et un dépôt dans le sein de vos mères. Nous avons déployé des signes pour ceux qui comprennent. (6:98)

Dans ce verset, le saint Coran révèle la vérité de la création de l’être humain. Dieu a créé les êtres humains a partir d’un seul individu. Puis chaque être humain est venu au monde par un mâle et une femelle.

En révélant cette vérité selon laquelle les êtres humains sont descendants d’un seul individu créé par Dieu, le saint Coran nous apprend que tous les humains, hommes et femmes , et de toute race, ont une origine commune. Par ailleurs, la survie de l’humanité est assurée par les moyens de la reproduction que Dieu a mis à la disposition de l’espèce humaine.

Selon les exégètes du Livre saint le Coran , ce verset de la sainte sourate Al-An’am donne aux humains la leçon de l’égalité, d’amitié et de fraternité. Les humains doivent savoir qu’ils ont été tous créés par le Dieu unique, et qu’ils appartiennent tous à une seule origine.

Ils sont donc tous égaux aux yeux du Créateur qui a voulu qu’il y ait, malgré cette origine unique, de la diversité parmi les êtres humains. Mais dans l’optique du noble Coran, il n’y a aucune discrimination raciale, sexuelle ou sociale parmi les êtres humains.

 

Le souffle de Sa volonté

 

<<Dieu, ton Seigneur, connaît celui qui s’égare de Son chemin, et Il connaît ceux qui sont dirigés dans la droite voie. (Coran S.6:V.117) >>

 

La confiance dans l’inspiration du moment est un traits essentiels du mystique ; en son plein épanouissement , cette confiance n’est autre qu’un aspect de l’état spirituel suprême , but de toute voie mystique . Bien que le terme Al – Insân al – Kamil ( l’homme parfait ou l’homme universel ) , utilisé pour désigner cet état , transcende infiniment la nature humaine ( l’ << homme >> étant ici , avant tout , l’expression symbolique de la perfection à l’image de laquelle il fut crée ) , il  n’en inclut pas moins , sur le plan terrestre , une perfection humaine intégrale qui implique non seulement une absence statique des défauts mais aussi , dynamiquement , une réaction parfaite à l’égard de chaque circonstance de la vie ; c’est – à – dire une réaction conforme à la volonté Divine . Quand il n’y a pas d’autre moyen , légal ou traditionnelle , de savoir en quel sens << souffle le vent >> , on ne peut réaliser une telle réaction qu’en suivant l’inspiration du moment .

 

“Soumets – toi à Salmâ * et va où elle va ,

Suis le vent du Destin et tourne comme il tourne .”

 

* salmâ : nom féminin symbolisant la sagesse  selon Ibn ‘ Arabî .

 

 

Le symbole du bétail

 

Le cheval

 

Le cheval est le plus noble des animaux à quatre pâtes . Il est symbole de grandeur et d’ élévation spirituelle . Le cheval blanc ( pure) est la monture des saints .

Selon la tradition musulmane, Allah a créé le cheval à partir du vent, comme il a créé Adam

( que la paix soit sur lui )  de la terre. Allah a dit au vent du sud, « Je veux créer une créature de toi. Concentre toi. » Et le vent s’est concentré. Ensuite, Allah dit au cheval ainsi créé, « Je te ferai sans pareil, et le préféré de tous les autres animaux, et il y aura toujours de la tendresse dans le cour de ton maître. Tu seras le seul à voler sans ailes, car toutes les grâces du monde seront placées entre tes yeux, et le bonheur pendra de ton toupet. »

 

 

L’ âne

 

Symbole de l’endurance et de l’humilité sa représentation symbolique apparaît comme des plus controversée. Est-ce bien sûr? Entêtement trop souvent synonyme de sottise pour celui qui persiste sans succès à vouloir mâter l’animal par la force, ne devrait-il pas s’appliquer au conducteur lui-même? Est-ce l’animal qui est un sot ou l’homme? Car chacun sait aussi que « celui qui sait », le savant ou le sage, choisit comme le Issa ( jésus que la paix soit sur lui )  plus volontiers un âne comme humble monture qu’un cheval fougueux qui en imposerait  . Il est vrai que l’on tombe plus facilement d’un cheval que d’un âne.

 

 

 

Le boeuf

 

Le bœuf est associé symboliquement à l’élément Terre. Il signifie  le bon sens, la patience, la construction, la  sécurité dans le sens force tranquille, la persévérance (c’est un ruminant)  et la prospérité née d’efforts continus.  

 

 

Le mouton

 

Le mouton fait parti  des premiers animaux domestiqués par l’homme.

Le mouton est un petit ruminant facile à élever. Les moutons sont des animaux adaptés à un élevage extensif plutôt que intensif ; ils ont donc besoin d’herbage vert  et de parcours , le mouton est un cheminant .

Le mouton est un animal craintif, qui aime vivre en troupeau , il représente souvent l’enfant , éducation , la vie familiale  .

Le mouton est un symbole d’amour, de chaleur . Il est Timide, soumis, calme, doux, paisible, il représente la nourriture de délivrance, du spirituel . Le mouton est rattaché aux croyants , par sa laine , Le croyant est douceur  avec se monde et simple et détaché avec lui comme la laine .

 

Le mouton  renvoi l’image de l’Homme dont le prophète est le berger .

Ibraham ( Abraham) , Ismaïl ( ismaël ) , Ishaq ( Issac)  ,Yacoub ( Jacob ) , Mousa ( Moïse ), Daoud ( le roi David  ) et Mohammed  ( que la paix et les bénédictions soit sur eux ) étaient tous bergers.

Selon Abou Hourayra , le Prophète   a dit : « Il n’est pas un prophète que Dieu a envoyé qui n’ait été berger. » Ses Compagnons demandèrent : « Même toi ? » – « Oui, d’ailleurs je gardais un troupeau pour des Mecquois en échange de quelques pièces de monnaie, répondit le Prophète ».

 

 

On peut porter une réflexion particulière sur la nature même du métier de berger et les raisons pour lesquelles Allah a choisi cette profession pour beaucoup de ses prophètes .

Le métier de berger est préparatoire à la mission d’un prophète, et ce pour plusieurs raisons :

  • Un prophète est en quelque sorte berger de sa nation ( selon le célèbre hadith  « vous êtes tous bergers … »), ainsi ce métier fait acquérir beaucoup de compétences de management  pour diriger une équipe de façon clémente et efficace .

  • C’est un métier peu exigeant en ressources mentales, l’esprit se retrouve libre, et cela est nettement favorable à la méditation, à la réflexion et au questionnement . Ces éléments sont importants et nécessaires pour quelqu’un qui s’apprête à être prophète.

  • Ce métier permet une bonne proximité avec les populations les plus défavorisées ou de vie simple , celles qui répondent le plus souvent à l’appel des prophètes.

 

 

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14-12-2015

l’aigle

 

 

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Les uns meurent de la démesure. D’autre vivent un effondrement pathologique souvent irréversible . 

« J’ ai dit  » Ne te tiens pas triste auprès du Bien-Aimé,
Ne reste qu’ avec ceux dont le cœur est tendre et doux
Quand tu entres dans le jardin, ne va pas vers les épines
Ne reste qu’ avec les roses, les jasmins et les églantines… »

( Rûmî – Rubâi’ yât )

Par l’une ou l’autre voie l’homme est devenu « âme vivante » dans un Souffle. 

Le monde est malheureux parce que les hommes vivent au- dessous d’eux – mêmes; l’erreur, c’est de vouloir réformer le monde sans vouloir, ni pouvoir réformer l’homme; et cette contradiction flagrante, cette tentative de faire un monde meilleur sur la base d’une humanité pire, ne peut aboutir qu’à l’abolition même de l’humain et par conséquent aussi le bonheur. Réformer l’homme, c’est le relier au Ciel, lui donner des ailes,et ainsi  rétablir le lien rompu; c’est l’arracher au règne de la passion, au culte de la matière, de la quantité et de la ruse, et le réintégrer dans le monde de l’esprit et de la sérénité …dans le monde de la raison. 

<< Domine, en toi, tout animal qui  rampe sur le sec. >>

Je vais l’expérience de deux « je » : celui, tout d’abord, que j’appellerai le « petit moi »; il participe à l’espace – temps  extérieur, mais il a aussi accès à l’espace intérieur où est déposée la Semence, le germe du vrai « je ». Et le « grand moi « , qui se manifeste plutôt comme un   »je serai », bien qu’il me fasse déjà être de l’intérieur et de l’extérieur . 

 Dans ce combat intérieur des « je suis », l’amour est plus fort que la mort. 

Place – Le comme un Sceau sur ton cœur, comme un Sceau sur ton bras, car la force de l’amour rend capable de mutations, sa violence rend capable d’assumer et de supporter  et sa jalousie , ses flammes de feu,  sont l’ embrasement du cœur.   

Cherche et reste avec le sel de la terre ! 

Du sel à la lumière , l’homme est alors « salé de feu ». 

Dans la tempête de cette mutation, fait silence. 

La tempête de Son Amour , est là. 

Les salikûn ( les voyageurs ) , ceux qui n’ont pas encore atteint le but ,ils ont dépassés le monde des formes , mais le parcourent avec l’impression d’êtres entourés par le plastique, le faux.  

Le Coran, la Révélation, est l’ expression fulgurante et cristalline de ce qui est « surnaturellement naturel » à l’homme, à savoir la conscience de notre situation dans l’Univers, de notre enchaînement.  Le Livre est un discernement et un avertissement , une lumière dans les ténèbres de notre exil terrestre. 

Le souvenir de Dieu est comme la respiration profonde dans la solitude d’une haute montagne : l’air matinal, chargé de la pureté des neiges qui dilate la poitrine; celle – ci devient l’espace, le ciel entre dans le cœur.  

C’est dans l’arbre de la colonne vertébrale, lorsque la sève pénètre la zone sacrée et la verticalité, lorsque l’arbre tout entier grandit et respire, que l’épée brûlante et tournoyante du combat intérieur est donnée , combat devant lequel on ne peut reculer. Porté par un cheval, d’un ordre chevaleresque, le salikûn cultive la plus haute noblesse d’âme.  

Le cheval ici symbolise cette sève qui jaillie des profondeurs et qui est appelée à conquérir toute la chair et à vivre en reine du corps. 

Malheur à celui qui bloque la sève …

L’aigle succède au don de l’épée. Ses yeux percent les lointains, l’aigle est celui qui voit et qui, voyant, saisit. De la plus grande hauteur où il s’élève.

L’aigle est l’oiseau solaire, il  conduit vers les plus haute lumières. L’aigle, est aussi lampe, le salikûn devenu aigle voit !  

L’arc est tendu à l’extrême pour qu’il ne donne libre cours à la flèche, lorsqu’il laisse jaillir la puissance de l’éros alors purifié, la flèche n’a plus d’arrêt qu’en Dieu, en qui elle n’a pas d’arrêt. Limitée, elle est infinie !

Tel est l’homme devenu aigle ! 

 

 

 

 

 

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