10-06-2018

Laylat Al Qadr et la nuit comme le jour illumine…

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Laylat Al Qadr

Et la nuit comme le jour illumine…

Il y a les nuits et la Nuit.

Cette nuit est ivre d’amour, ne dors pas !

Que nos cœurs battent tour à tour, ne dors pas !

Ne ferme pas tes paupières langoureuses…

Saisis le bonheur qui accourt, ne dors pas !

(Mekhsevi Gandjevi)

 

La nuit tombe sur nous, comme la Connaissance qui retire toute obscurité de l’âme. Chevauchée céleste, bondissant de nos pensées , chevauchant le Bourâq …nos têtes tournent jusqu’au vertige.

Ce qui a de plus précieux en l’être commence son ascension nocturne. L’ample manteau de Nuit abrite les voyageurs intérieurs. La nuit invite  à l’élévation ; son immensité emplit l’Homme d’effroi et le pousse à se prosterner. De la nuit obscure au feu de la foudre, de la nuit obscure au Buisson ardent.

Nuit, éclipse, provoquant notre effondrement, l’effacement , Lâ Ilâha Illa Allâh. Nuit du ressourcement, ressourcé par l’affirmation qu’Il est Impartageable. Un ! Un! Un! Il est le Premier et le Dernier. Aussi haut qu’on remonte le Seigneur c’est Lui.  Chaque atomes conduit vers Lui. Nuit de la beauté invisible, contemplation du cœur, le Soleil de Sa Majesté est un miroir, éblouissant nos nuits. Nuit , reposoir de l’amour, la halte de l’éblouissement.

 

Nuit blanche, nuit bleue, nuit d’amour, nuit du destin, nuit des temps et belle nuit. Vol de nuit, nuit talismanique, tendre est la nuit.

Que serait une nuit, dépouillée des couleurs propres ? Approcherait-elle, bien plus que le soleil, de l’Absolu ?

 

Nuit nue, véritable lumière, nuit qui sème l’espérance, parce qu’elle nous apprend la nudité de tout et l’infini dépossession. Habiter l’absence, se tenir dans le noir, se sentir éperdument vivant pendant que les autres dorment.

Nuit nue, éblouissante de lumière.

 

On peut entrer dans la nuit par là porte de l’amour.

Seigneur je tappe à Ta Porte, Ouvre-moi !

Il y a des oiseaux qui chantent la nuit tombée et des fleurs qui s’ouvrent avec le soir.

 

Celui qui cherche l’amour rencontre d’abord la nuit. L’amour se cherche dans la nuit et il est cette lumière qui habite la nuit.

Layla, la nuit, est belle, noire de profondeur et batailleuse. Elle cherche dans la nuit Celui que son cœur aime et qu’elle désespère de rencontrer. Elle le cherche comme une mendiante et comme une reine, comme une guerrière et comme une éplorée. Layla, la nuit,la reine noire au cœur ensoleillé,  qui chante dans la nuit de sa passion à son Bien-Aimé. Elle l’appelle, elle crie fort Son Nom dans la nuit. Layla devient Majnûn, dans l’amour fou, lumière dans sa nuit.

 

Qu’est qui tient dans le noir ?

Ce qui tient dans le noir est ce qui fait chanter dans la nuit, ce qui transforme une nuit obscure en un cantique d’amour.

Ô ma Rose, mon Beau Jardin , répond-moi !

Ma vie d’esclave t’appartient, répond – moi !

Même si je m’endors pour l’éternité, mon cœur restera dans tes liens … répond – moi !

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11-03-2018

Océan

 

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Parlez-moi de cette Amour qu’on ressent à
chaque battement de cœur.

Parlez -moi cette Amour caché dans les secrets de l’Univers
infini et dans chaque nouveau jour.

Ô Seigneur,
Tu connais chaque partie de mon âme. 
Ô Seigneur,
Dieu incomparable ,
je ne mérite rien, c’est pourquoi ça s’appelle Ta Grâce

Montre – moi 
Comment aimer comme un enfant
Innocent et sans être un préjudice pour les autres et moi-même.

Ô Seigneur 
Tu connais chaque partie de mon âme,
Combien est Grand et Parfait, et Infini Ton Amour?

Ton vent m’appelle vers Ton Eau 
Où mes pieds peuvent échouer

Là, je trouve Ta Lumière dans l’incertitude

Je veux marcher vers Ta Mer
Je veux pleurer à Ton Nom
En moi mes yeux voudraient regarder Ton Océan
Dans la tempête, je me repose dans Ton Pouvoir

Ô Seigneur Ta Grâce abonde dans la tempête

Ton vent me guide, quand il y a de la peur sur mon chemin

Que Ton vent nous guide sans frontières

Au-delà des barrières

Où m’appelles-Tu?
Vers Ton Océan …

 

 

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15-06-2017

Ô brûle-moi d’amour

 

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Brûle-moi d’amour 

Laisse mon âme ,

Au silence de la nuit,

A l’aurore du jour,

T’adorer. 

Laisse-moi T’adorer ,

Comme on brûle d’amour. 

Mène-moi au puits de Ta source , 

Que je croise Celui qui me murmure l’espérance.

Ma tunique se brode d’un vert lumineux, 

Emmène -moi sous l’arbre béni, 
l’olivier qui ne provient ni de l’Orient, ni de l’Occident, 

Une lampe lumineuse par essence . 

Emmène- moi sous l’arbre de la satisfaction,

Que je porte  allégeance à la Rose. 

Près d’elle , je désire veiller…

Ô, montre-moi le chemin,

Le chemin de ceux qui brûlent d’Amour. 

Brûle-moi d’Amour,  

Incendie  en mon âme toutes choses qui ne sont pas Toi…

Accomplis en moi Ta parfaite volonté, 

Je n’ai que ma langue pour Te louer, 

Et comme le tout petit, j’acclame ton Nom !

Vers le ciel de mon âme, 

Je Te glorifierai, 

Toi, l’au-delà de Tout, 

Pour illuminer mon âme de Ta Splendeur !

Ô, brûle-moi d’Amour !

 

 

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13-05-2017

La mer, le vent… l’Amour

 

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-Il y a trois sortes d’hommes: les vivants, les morts et ceux qui naviguent en mer. On peut dire: ceux qui se contentent de respirer, et ceux que l’amour fit s’embarquer. L’amour est un appel au large. Il est à la fois la mer profonde et sans contours, le vent qui souffle ou qui s’abat, et le vaisseau qui s’aventure. Amour submergeant comme la marée aspirée par la Lune. 

Les vaisseaux vont appareiller.

L’amour n’a rien de sédentaire. Il chevauche, navigue, escalade, s’envole. 

Les vaisseaux vont appareiller. 

L’amour n’a rien de concis. Il est vaillance, majesté et élévation. 

Les vaisseaux vont appareiller. 

Ils aiment, ils sont en partance. 

Les vaisseaux vont appareiller sur la mer immense et dans le vent. Fort comme des conquérants, fragiles comme des oiseaux. Fous et confiants. 

 

-Mes vagues, vers toi se déroulent.

On peut toujours revenir au bord des flots, mais vers quel rivage revenir ? 

Dira-t-on du vaisseau qu’il est une prison ? 

 

-Tout s’écoule, tout se transforme.

Si tu deviens un pré fleuri, 

Je serai la pluie des nuages; 

Si tu es la mer infinie, 

Je serai tes deux rivages. 

Vois- tu, je t’ai fait don de la mer immense, 

Pour qu’un jour tu reviennes sur ce rivage, 

Pour que la mer te console en mon absence, 

Pour que s’illumine ton visage. 

 

- Mon Amour, ô mer, qui peut le retenir ? 

A travers les prés il te poursuit. 

Déferlent vers toi mes vagues- souvenirs, 

Pour te hanter chaque jour et chaque nuit. 

Si tu veux, je déferlerai sur tes rêves- rivages, 

            comme la mer.

Si tu veux, je recouvrirai de perles ton visage, 

           comme la mer. 

Si tu veux, ô profonde douleur, 

        Je me tairai comme la mer. 

        Je me tairai comme la mer. 

Ô Seigneur, fais que toute mer qui t’appartienne nous soit soumise aussi bien sur terre que dans le ciel. 

 

 

      

 

 

 

 

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08-04-2017

Fils de ma patrie

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Voyageur des routes solaires, mon fils,
Ni vents ni neiges n’auront raison de toi.
Galope en tête sur les champs de prouesse,
La patrie originelle au berceau s’est penchée sur toi !

Mon chant, mes vers qui à la flamme ressemblent,
Garde-les bien, mon cœur s’en remet à toi !

Tu es ma fierté, mon fils, ma lumière,
Mon cœur, avec toi, jamais ne désespère.
Ton vaisseau croisera vers d’autre frontières,
Mais les vagues, dis-je, mourront devant toi !

Que ton cœur par sa fibre à la Lune s’attache,
Qu’à jamais tes mains ne demeurent sans tâches,
Et qu’à jamais ces mots soient, de moi à toi !

 

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27-12-2016

La source

 

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Dans les profondeurs de l’océan, il n’y a pas de vague …

Si un amant a vu son aimé vêtue de bleu, la moindre trace de bleu lui rappelle son bien- aimé. Qu’il mange ou qu’il dorme, son esprit est avec lui.

« Mon cœur est devenu ermite, en l’ermitage de pensée … »

( Charles d’Orléans ) 

 

Aucunes vagues …

Un seul rythme, celui de l’amour à son aurore. Ni lenteur, ni vitesse,  car dans l’amour à son envol il n’y a rien que l’amour. Grand aigle qui plane et fond d’un seul coup. Dans le noble cœur s’abrite l’Amour, comme l’oiseau dans la verdure des bois. Prêter attention au bavardage  des feuilles, à la récitation des sources et aux sentences du vent. Enfoncez-vous plus loin dans la forêt, là où le vent devient noir. Fermez les yeux. Ecoutez ce qui, en vous, est comme une feuille, comme une source, comme un vent. La lumière du jour n’est pas la vraie lumière, la vraie lumière est dans l’obscurité de la nuit.  C’est l’eau qui nous échappe.

-Comment changer notre cœur de pierre en cœur de chair ?

- L’eau vive … des fleuves d’eaux vives …pour les cœurs liquides …

Il fait fondre la glace et rend à l’esprit sa fluidité.

Le fond de l’être est buée : Buée de buée … Tout est buée …

Ne pousse pas la rivière … Elle coule toute seule !

Le fond de l’être est flou .

- Nous n’aimons pas le flou, l’homme a peur du flou … Pourquoi ?

- Pourtant le flou c’est le réel.

Ne reste pas dans une pensée du ou bien c’est noir, ou bien c’est blanc. Ou bien … Ou bien…

L’état amoureux de représente-t-il pas le sommet du flou ?

- Est-ce le sommet ou l’abîme ?… je ne sais pas…

Mais comment le fond de l’être est flou, le fond de notre amour est donc également flou ?

- Une lumière, avec une clarté ne manque pas d’ombre … Le fond, une ombre qu’environne la lumière. Le blanc reste blanc, le noir reste noir; il y a du noir dans le blanc, il y a du blanc dans le noir … Mais il n’y a pas de gris ! 

-Il y a les deux … c’est troublant ! 

- Une flamme … dans la fumée du flou !

Vanité … L’homme humble est celui qui connaît sa buée, mais qui ne  l’impose pas ! 

Buée de buée , tout est buée … 

Ils nagent tous dans les mêmes eaux, mais là où l’un nage, l’autre se noie. 

N’aie pas peur, n’aie pas peur … de ce que nous sommes. On s’habille comme on veut, mais on reste toujours ce que nous sommes … 

N’aie pas peur … N’aie pas peur …

C’est ainsi que petit à petit l’homme retrouve sa dignité. Il se souvient … En fait, le malheur est d’oublier. 

Peu à peu, la Source, rééduque. 

 

Le calme de la nuit 

proche du lever de l’aurore 

hymne sans bruit 

solitude sonore

repos amour le repos qui restaure. 

Qui partagerait mon secret

le brasier de mon cœur ardent ?

C’est une splendeur

à nos yeux invisible 

qui m’a étreint le cœur

et qui me fait errer en ces ruines. 

J’ai dit : je l’aimerai. 

Je mens

je n’y suis pas ! 

Il est seul à m’aimer  :

Il est, je ne suis pas ! 

Je ne suis pas.

Je suis un pur néant 

je ne suis rien. 

Sans Lui 

je n’aurais pas d’existence. 

Mon essence s’élucide 

au point qu’elle n’a plus de lieu. 

Être moi n’a pas de mesure. 

Qu’est – ce que la solitude ? 

Il répondit : 

La solitude est au cœur de celui qui ne se rappelle que son aimé. 

 

Mon Tout

ma Béatitude

Solitude infinie

Immensité où je me perds …

 

« Mourez avant de mourir. »

Toi qui emmènes l’eau vers un lieu éloigné, délivre-moi. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11-12-2016

Pétales rouges- Mawlid al nabi

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  J’étais une colombe, avec un boulet à la patte. Tu m’as délivré du monde,tu as fait voler en éclats le faux ciel des idées, tu as déchiré l’étoile peinte des séductions. 

J’ai des ailes !

Tu as forcé mon cœur. Tu as jeté le rien du monde qui s’y trouvait et tu y as mis l’émeraude de ton amour à la place. 

Tu es dans mon cœur même quand je l’ignore, comme un rosier qui s’enflamme en l’absence du jardinier.

Le rouge de tes pavots monte à mon cœur comme une flamme.

Regardez cette rose qui s’enflamme !Elle s’ouvre dans un ciel qui n’est pas celui des lectures et pas celui du monde, qui est au-delà. Laisser cette fleur s’ouvrir doucement à son rythme  parfumée.

L’amour seul sait la trouver. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23-10-2016

Les ruines

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Depuis des heures, elles avançait entre deux falaises trouées, crevassés, lézardées d’ombres et si 

étincelantes par endroits qu’elle devenaient un éblouissement vertical.  

L’âme est une pierre détachée d’une montagne de lumière.

Ce qu’elle cherchait, était là sous ses yeux ! 

Notre mémoire est courbe, tu as beau fuir ou demeurer figée.

Elle cherchait un abris, grotte ou trou, un asile. Elle se trouva blottit contre un rocher et la mémoire du soleil l’y recouvrit d’un souffle chaud.                                                                                                                                          

Plus de pierre sur le souffle, plus de cendre sur l’âme.

Dunes, creux où elle s’enfonce dans la brûlure du sable. Sol dur avec pierres coupantes, écorchant ses chevilles. Fuir… l’ombre, le repos. Continuer au soleil. Se gaver de feu. 

Retrouver l’instinct des oiseaux. Les oiseaux qui parcourent le ciel, pour éviter le vertige et la chute.

Les oiseaux qui gardent toujours un désir antérieur au monde : le désir en Le Tout. Plumes de désir que pas même le vent ne bouscule. Les oiseaux qui gardent toujours un désir postérieur au monde : le désir de ne plus être mais d’être au-delà. 

Elle se muait peu à peu en un immense oiseau des sables, alourdi de fixité, sans pouvoir prendre son envol. Plus que jamais, elle ressemblait à un oiseau incapable d’envol, mais aussi à  un oiseau migrateur, exsangue de voyage, perdant beaucoup de sang… en ruine, affaibli,à bout de forces… tombé à terre d’épuisement. 

Nous commettons deux erreurs principales : oublier que nous sommes mortels et considérer que notre présence sur Terre est une chose qui coule de source en oubliant La Source. 

-Le désert …

-Pourquoi toujours le désert ? 

Parce qu’au désert, on meurt ou on renaît ! 

là où se trouve le soleil radieux, là où la lampe est retenue prisonnière entre l’existence et la non-

existence. 

Toi qui est eau et qui es terre.

Toi qui est source et cendre. 

Reviens ! 

Tu es une poignée de terre avec un souffle en ce corps, ce corps est comme un talisman et ton âme un trésor. 

Tantôt avec la chouette les ruines tu vas hantée.

Tantôt dans le roc du cœur nous enfoncions des épines.

Tantôt dans la plaine de la vie en victime, tantôt dans la méditation absorbé.

Tantôt avec le faucon de l’âme prenant de l’essor. 

Tantôt vivant, tantôt mort. 

Parfois semant, parfois bredouille. 

 

-Le voyage ne serait – il que cela ? 

Quelle est la fin de l’amour ? 

- L’amour n’a pas de fin puisque le Bien-Aimé n’en a pas non plus. 

 

 

 

 

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04-09-2016

Nuit d’encre

 

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Quelle félicité dans la nuit d’encre, à Dieu tu peux adresser tes vœux. Frotte gentiment ton front contre terre et les larmes aux yeux récite tes prières. L’horizon tout entier est dans la paix.  La nuit, la revoilà la bien-aimée, avec son voile de silence. Qui peut remplir mon vide intérieur ? Lui…

 Celui qui se connaît dans le néant, connaît Dieu dans l’existence. Celui qui se connaît comme pauvre, connaît Dieu comme riche. Celui qui se connaît comme rien, connaît Dieu comme Tout. Je tiens l’humilité de l’âme pour vraie gloire. L’homme abîme parfois son front dans la poussière, en vue de lendemains sereins et honorés. 

 

Le sabre est devenu l’esclave du roseau,

La gazelle enfermée se découvre lion. 

J’ai autour de l’amour tant tourné et tourné. 

Que j’y fus pris, comme le sont les papillons. 

L’appel nous guide, 

Comme un brasier ardent le voyageur nocturne. 

Si le désir pouvait soulever les maisons, 

J’irais à toi en implorant secours. 

Et si les cœurs pouvaient, eux aussi, voyager,

Le mien, d’un pas rapide, irait  vers toi.

Tu m’as laissé ton pacte,

Tout au fond de mon cœur, il est toujours vivant. 

Quand je bois la mer du désir que j’ai de Toi, 

Du désir ardent que j’ai de Toi,

Je bouillonne comme la mer. 

C’est pour Ton désir, 

Que je suis sur cette terre. 

Du désir que j’ai de Toi,

Je m’endors dans un linceul, 

Pour me réveiller dans un jardin de Roses. 

 

 

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30-08-2016

Le secret des fleurs

 

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Il existe un amour réel, qui jamais ne change, mais surtout qui jamais ne meurt. Pourtant nous sommes mangés par les verres de notre vivant. Cette vie qui nous ronge le cœur. Le réel y passe et les faux semblants prennent place. Juste l’ego et l’argent, l’argent mesurant l’amour, l’ego dévastant les cœurs.  Et puis la vie passe… à peine le temps d’appuyer son visage contre la vitre en feu. Un camp de concentration invisible couvre la terre. Parfois, par un sursaut d’éveil, un éclair de l’œil du cœur nous en sortons. Ici, clairières assassines, soleil bénisseur, arbres méditant : la nature nous guéris en marche.

Secrètement on se prend à demander aux fleurs, aux arbres, aux plantes:

<< Où trouvez-vous cet amour qui vous rend vert  ? >>

Eux nous répondent : 

<< Nous avons un maître qui souffle l’amour en nous, jour et nuit, semaine et mois.>> 

Chaque fleur, chaque arbre reste éveillé à la venue du Souffle. Souffle d’amour à travers le monde. Toutes les fleurs ouvrent leurs cœurs à ce vent sacrée, elles se nourrissent de cet amour diffusé en ce vent.   

La pluie du cœur bâtit autour de mon visage son monastère de gouttes d’eau. Je puise dans ta vision les forces nécessaires pour résister au monde. J’aime pensé que nous pourrions, maintenant que tout est détruit, reprendre l’alphabet de l’éternel. Tu en serais la première lettre et la dernière.  Mon ciel repose sur un visage lumineux, sur l’étoile blanche de ses pétales, sa lumière qui éclate est une rose en suspension dans mon vide. Le ciel est un torrent qui se jette dans l’amour de Dieu, ce torrent qui coule dans l’infini ouvert d’un cœur. Il n’y a pas de distance. L’éternité est là, sous nos yeux, sous nos pieds, dans un pétale. 

Personne n’a aujourd’hui plus mauvaise réputation qu’une petite fleur. Qui ne l’a pas piétiné… 

Très humble, douce et ferme marguerite, je te salue, avec toi l’espérance retrouvée d’une entrée en force d’une lumière dans mon âme délivrée. 

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