27-12-2016

La source

 

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Dans les profondeurs de l’océan, il n’y a pas de vague …

Si un amant a vu son aimé vêtue de bleu, la moindre trace de bleu lui rappelle son bien- aimé. Qu’il mange ou qu’il dorme, son esprit est avec lui.

« Mon cœur est devenu ermite, en l’ermitage de pensée … »

( Charles d’Orléans ) 

 

Aucunes vagues …

Un seul rythme, celui de l’amour à son aurore. Ni lenteur, ni vitesse,  car dans l’amour à son envol il n’y a rien que l’amour. Grand aigle qui plane et fond d’un seul coup. Dans le noble cœur s’abrite l’Amour, comme l’oiseau dans la verdure des bois. Prêter attention au bavardage  des feuilles, à la récitation des sources et aux sentences du vent. Enfoncez-vous plus loin dans la forêt, là où le vent devient noir. Fermez les yeux. Ecoutez ce qui, en vous, est comme une feuille, comme une source, comme un vent. La lumière du jour n’est pas la vraie lumière, la vraie lumière est dans l’obscurité de la nuit.  C’est l’eau qui nous échappe.

-Comment changer notre cœur de pierre en cœur de chair ?

- L’eau vive … des fleuves d’eaux vives …pour les cœurs liquides …

Il fait fondre la glace et rend à l’esprit sa fluidité.

Le fond de l’être est buée : Buée de buée … Tout est buée …

Ne pousse pas la rivière … Elle coule toute seule !

Le fond de l’être est flou .

- Nous n’aimons pas le flou, l’homme a peur du flou … Pourquoi ?

- Pourtant le flou c’est le réel.

Ne reste pas dans une pensée du ou bien c’est noir, ou bien c’est blanc. Ou bien … Ou bien…

L’état amoureux de représente-t-il pas le sommet du flou ?

- Est-ce le sommet ou l’abîme ?… je ne sais pas…

Mais comment le fond de l’être est flou, le fond de notre amour est donc également flou ?

- Une lumière, avec une clarté ne manque pas d’ombre … Le fond, une ombre qu’environne la lumière. Le blanc reste blanc, le noir reste noir; il y a du noir dans le blanc, il y a du blanc dans le noir … Mais il n’y a pas de gris ! 

-Il y a les deux … c’est troublant ! 

- Une flamme … dans la fumée du flou !

Vanité … L’homme humble est celui qui connaît sa buée, mais qui ne  l’impose pas ! 

Buée de buée , tout est buée … 

Ils nagent tous dans les mêmes eaux, mais là où l’un nage, l’autre se noie. 

N’aie pas peur, n’aie pas peur … de ce que nous sommes. On s’habille comme on veut, mais on reste toujours ce que nous sommes … 

N’aie pas peur … N’aie pas peur …

C’est ainsi que petit à petit l’homme retrouve sa dignité. Il se souvient … En fait, le malheur est d’oublier. 

Peu à peu, la Source, rééduque. 

 

Le calme de la nuit 

proche du lever de l’aurore 

hymne sans bruit 

solitude sonore

repos amour le repos qui restaure. 

Qui partagerait mon secret

le brasier de mon cœur ardent ?

C’est une splendeur

à nos yeux invisible 

qui m’a étreint le cœur

et qui me fait errer en ces ruines. 

J’ai dit : je l’aimerai. 

Je mens

je n’y suis pas ! 

Il est seul à m’aimer  :

Il est, je ne suis pas ! 

Je ne suis pas.

Je suis un pur néant 

je ne suis rien. 

Sans Lui 

je n’aurais pas d’existence. 

Mon essence s’élucide 

au point qu’elle n’a plus de lieu. 

Être moi n’a pas de mesure. 

Qu’est – ce que la solitude ? 

Il répondit : 

La solitude est au cœur de celui qui ne se rappelle que son aimé. 

 

Mon Tout

ma Béatitude

Solitude infinie

Immensité où je me perds …

 

« Mourez avant de mourir. »

Toi qui emmènes l’eau vers un lieu éloigné, délivre-moi. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23-10-2016

Les ruines

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Depuis des heures, elles avançait entre deux falaises trouées, crevassés, lézardées d’ombres et si 

étincelantes par endroits qu’elle devenaient un éblouissement vertical.  

L’âme est une pierre détachée d’une montagne de lumière.

Ce qu’elle cherchait, était là sous ses yeux ! 

Notre mémoire est courbe, tu as beau fuir ou demeurer figée.

Elle cherchait un abris, grotte ou trou, un asile. Elle se trouva blottit contre un rocher et la mémoire du soleil l’y recouvrit d’un souffle chaud.                                                                                                                                          

Plus de pierre sur le souffle, plus de cendre sur l’âme.

Dunes, creux où elle s’enfonce dans la brûlure du sable. Sol dur avec pierres coupantes, écorchant ses chevilles. Fuir… l’ombre, le repos. Continuer au soleil. Se gaver de feu. 

Retrouver l’instinct des oiseaux. Les oiseaux qui parcourent le ciel, pour éviter le vertige et la chute.

Les oiseaux qui gardent toujours un désir antérieur au monde : le désir en Le Tout. Plumes de désir que pas même le vent ne bouscule. Les oiseaux qui gardent toujours un désir postérieur au monde : le désir de ne plus être mais d’être au-delà. 

Elle se muait peu à peu en un immense oiseau des sables, alourdi de fixité, sans pouvoir prendre son envol. Plus que jamais, elle ressemblait à un oiseau incapable d’envol, mais aussi à  un oiseau migrateur, exsangue de voyage, perdant beaucoup de sang… en ruine, affaibli,à bout de forces… tombé à terre d’épuisement. 

Nous commettons deux erreurs principales : oublier que nous sommes mortels et considérer que notre présence sur Terre est une chose qui coule de source en oubliant La Source. 

-Le désert …

-Pourquoi toujours le désert ? 

Parce qu’au désert, on meurt ou on renaît ! 

là où se trouve le soleil radieux, là où la lampe est retenue prisonnière entre l’existence et la non-

existence. 

Toi qui est eau et qui es terre.

Toi qui est source et cendre. 

Reviens ! 

Tu es une poignée de terre avec un souffle en ce corps, ce corps est comme un talisman et ton âme un trésor. 

Tantôt avec la chouette les ruines tu vas hantée.

Tantôt dans le roc du cœur nous enfoncions des épines.

Tantôt dans la plaine de la vie en victime, tantôt dans la méditation absorbé.

Tantôt avec le faucon de l’âme prenant de l’essor. 

Tantôt vivant, tantôt mort. 

Parfois semant, parfois bredouille. 

 

-Le voyage ne serait – il que cela ? 

Quelle est la fin de l’amour ? 

- L’amour n’a pas de fin puisque le Bien-Aimé n’en a pas non plus. 

 

 

 

 

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28-05-2016

Compagnon d’âme

 

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Lorsque deux personnes entrent en contact, sans nul doute, il existe quelque chose de commun entre elles. Comment un oiseau volerait-il excepté avec l’un de sa propre espèce ? …

Il existe, il est vrai, des frères qu’unit une même parenté divine, des amis que rassemble le même voisinage d’en haut. C’est la leçon de Socrate au bel Alcibiade :

<< Celui-là seul t’aime qui aime ton âme.>>

Le pèlerin spirituel aspire à avancer, découvrir, explorer et s’élever, avec l’espoir de rencontrer au moins un compagnon de route sur cette voie peu fréquentée. Un esprit frère, un compagnon d’âme. 

 

-Ce soir mon ami, quand parait la première étoile. Les cœurs de tous ceux qui se meurs d’amour, reviennent vers la terre. Ils accourent tous ! …Pris par la nostalgie. Et les cœurs en peine dansent la valse mystique. Ils tournent noyés dans les Eaux profondes. Embaumés par le parfum de la Rose, éclairés par la Lune au front de topaze, qui étincelle sur un ciel nébuleux. Et leurs tourbillons noirs et magnétiques, sèment des lueurs d’or en fusion.

Mon ami, rejoins en ce jour les cœurs en peine et danse la valse mystique !

Au Matin, le feuillage, humble et que nul vent ne berce se penchera, en ce jour bénie, en pleurant sous l’Averse.

-Je t’adresse les soupirs enflammés de l’Amour et je te présente le parfum de mon hommage. Que mon amie accepte mon hommage ou qu’il le rejette, mon amour n’en est pas moins le même.

-Que mon amie reste éternellement dans mon cœur par la grâce d’Allah Le Tout Puissant , qu’Allah te rende cet hommage de Son Amour dans ton être et les tiens jusqu’à la fin des temps et après le temps. 

 

                  ( L’enfant du désert et la lune )

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01-05-2016

La faim de l’âme

 

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La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? 

 

Il a mis dans ma chair la faim.

Mangerai-je ? Pour me nourrir. 

Il a mis dans mon âme la faim. 

Mangerai-je ? Pour me nourrir. 

 

Il y a, certes, les nourritures terrestres qui font subsister et croître notre organisme et qui de plus peuvent être agréables aux sens. Mais il existe bien d’autres nourritures, impalpables et aussi importantes, faites d’amour, de beauté et de sagesse. À tous les plans de l’être humain correspondent différentes nourritures : celles qui s’adressent au corps, celles qui réjouissent le cœur, celles qui enrichissent l’intelligence et la sensibilité, celles enfin qui fortifient l’âme. 

 

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22-04-2016

La chevaleresse au service du Roi

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Elle ne porte ni heaume ni armure, mais de sa main droite elle plante fermement en terre le bois de sa lance, comme si elle venait de conquérir le lieu de merveilles où elle va s’établir.  Son domaine est de petite taille et pourtant arbres et fleurs s’y déploient librement et nombre d’animaux le parcourent. Jardin suspendu entre terre et ciel, ce lieu n’est pas étroit, mais retiré, intime, profond. Un royaume que la chevaleresse va explorer. C’est le propre de le l’espace intérieur de devenir plus vaste à mesure que l’on y avance. Et la qualité du jardin clos de l’âme de s’ouvrir à toutes sortes de lumières fécondes. 

Ici est le royaume de la chevaleresse, et pourtant sa quête à peine commence. Résolue, elle sait parfaitement vers quelle Source, elle s’oriente. Sans rien rejeter des beautés rencontrées, des agréments du monde, elle les tamisera, elle les sublimera par le feu de son unique désir. Portant haut sa bannière, ancrée en verticalité. Verticalité, élévation, tout tend vers les  hauteurs. Nous sommes exhortés à élever notre regard, nos pensées, à dépasser les apparences et l’horizontalité. Elle va plus loin, elle voit plus loin, au-delà du monde des formes et des couleurs. Elle va plus haut, elle voit plus profond… Elle va grandir et se perfectionner. L’âme doit aiguiser son attente et affiner toutes ses perceptions jusqu’à devenir pure flamme. L’âme si belle à la Lumière et à travers la brise qui soulève la bannière, dans le parfum de la Rose. 

La chevaleresse pratique la chasse, la chasse ordinaire ici est échangée par la quête mystique. On ne tue pas les animaux pour le plaisir ou la gourmandise, mais ici on se doit de dompter ses passions dévorantes et ses instincts primaires. On ne terrasse pas le Lion, mais on tente de l’égaler en courage et en noblesse.

Elle porte au bras un faucon aux ailes déployées. Celui-ci vole sur le dos, cherchant à échapper aux rapaces. Au Moyen Âge, il est dressé pour la chasse en raison de sa vue perçante, de son vol très rapide et puissant et de son bec crochu. Le faucon s’élève haut dans le ciel, il est doté d’une vue particulièrement aiguisée et lointaine et fond sur sa proie de façon fulgurante sans plus la lâcher. Ce sont là autant de caractéristiques applicables à la dimension verticale de l’être humain. La chasse de haut vol désigne la quête de la Sagesse. Le pèlerin est invité à transformer ses actions terrestres en activités spirituelles. Les ailes rapides du faucon rappellent l’élévation sublime et ses yeux perçants indiquent les réalités supérieures. La chasse spirituelle ne s’arrête jamais. Le faucon poursuit sa quête inlassable. À ses pattes sont noués des lacets qui se terminent par un anneau d’or. L’oiseau de haut vol n’est donc pas autonome, il appartient à un Maître.  Le faucon ne chasse pas pour son propre compte. Il est envoyé par un Seigneur vers lequel il va revenir. Faucon à l’œil de feu et au vol fulgurant. Il est l’oiseau princier envoyé par Le Roi. Sa mission n’est autre que de ravir l’âme  pour la mener jusqu’à son Roi. 

La chevaleresse porte à son cou un collier de fleurs à cinq pétales, dorée d’amour et orné de perles vertes qui vont figure de la part spirituelle de l’être humain. Il y a beaucoup d’autres perles, d’autres nourritures fines tendues dans une précieuse coupe : susciteront-elles notre appétit ? Ou bien nous laisserons-nous égarer, par nos sens trompeurs ou, comme le singe, aurons-nous seul souci de notre part charnelle ? Vers où se dirigera notre désir ? Comme la chevaleresse, l’être avisé nourrit l’oiseau de son âme en puisant dans la coupe d’or. À chaque jour suffit sa perle !

La Sagesse est bien Connaissance d’Amour, et celui qui la cherche doit faire preuve de l’intelligence du cœur, qualité suprême qui n’a rien de sentimental ni de cérébral. La chevaleresse part en quête à la fois de l’Amour et de la Sagesse.

La chevaleresse doit se montrer pur comme l’agneau et se protéger des dangers grâce au bouclier de ses vertus. Ce sublime amour qui exige une fidélité totale doit être à la fois approché avec délicatesse et lors de hautes luttes.

La chevaleresse, l’alchimiste, le pèlerin et le mystique se rencontrent et fraternisent, puisque leurs démarches respectives se rejoignent au sommet et peuvent prendre pour devise : << À mon Seul Désir ! >>.

 

 

 

 

 

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16-04-2016

Le langage des oiseaux

 

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Le langage des oiseaux, encore appelé langue verte, Verbe éternel, se manifeste dans le chant mélodieux, dans les lueurs d’un poème, dans l’éclat de la voix. Il bouscule et renverse le langage ordinaire, joue avec les mots comme le vent dans le feuillage et donne naissance à une langue verdoyante, souple, agile. Délicates friandises au goût sucré et pleines de douceur : la Sagesse est suave, comme l’Amour; elle nourrit l’être intérieur qui déjà ouvre ses ailes. Elle donne aussi à chacun l’occasion de s’interroger : quelle part en lui alimente -t-il, quelle part affame-t-il ? Se contente-t-il de soutenir et fortifier son corps ? Ou fait-il la distinction de la part du cœur aimant avec l’esprit et nourrit-il le principe ailé de l’esprit ? 

La Tradition demeure vivante, ces roses qui fleurissent nombreuses sur le treillis et tournent vers l’Unique  leurs corolles, vers l’intérieur du jardin, suggérant l’épanouissement de la vie spirituelle, les floraisons intérieures.

Par dessus ces jardins, la langue verte, ailée, relaie avec douceur le Verbe puissant incarné par la force du lion dressé et rugissant. Le langage des oiseaux se faufile comme le vent, comme le fait la brise.

L’Amour anime la matière. Il travaille et transforme la matière, il la révèle vivante et belle. Les êtres qu’on dit inertes ne sont qu’ensommeillées ou délaissées, privées d’amour. Tout demande à éclore et à chanter. Ce n’est pas une attente ni une espérance, mais la réponse ardente, amoureuse, à un appel venu de loin. Il ne s’agit pas d’acquérir ni de posséder quelque bien matériel, mais de retrouver la splendeur première, de rejoindre son royaume familier.  Ce désir d’éternité surpasse les plus beaux chants d’oiseaux  et se donne à entendre dans le plus grand Silence. Il recueille le trésor des richesses intérieures et des qualités spirituelles indispensables au retour de l’âme en son pays natal.

La Parole circule dans toutes sortes de manières, audibles ou muettes, de même l’âme fleurit en l’être de milles façons. Successivement, la Parole s’est glissée dans le langage des symboles, dans la langue des oiseaux, dans le langage des fleurs. La Parole de Lumière et d’Amour ruisselle sur la tente royale, enveloppe le pèlerin d’un manteau d’éblouissement. Les larmes d’or coulent sur l’étoffe, rosée lumineuse, larmes de soleil, pluie d’or, ruissellement de miséricorde divine. Puis vient le temps de la Consolation. 

 

« Un chant se poursuivait sans interruption. Celui de l’oiseau du Centre, son plumage était blanc qui en paraissait comme couvert de neige. Du fond de sa gorge débordait un chant intense au volume disproportionné par rapport à son petit corps.

… Tout les chants d’oiseaux sont des chants d’Amours. »

 

 Quand la soif de l’âme fait rage, le chant de l’oiseau permet de se réfugier dans quelque chose qui fait Sens. 

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11-04-2016

Essences du printemps

 

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Au printemps, le temps est un temps pour le renouveau de chaque être vivant.

Au premier regard, c’est une profusion de fleurs. Chacune d’elles apporte son éclat, sa fraîcheur, dans ces lieux fertiles. Une profusion de fleurs qui témoignent, par-delà l’abondance et la diversité, que chacune d’elles est unique, que chacune mérite une attention, car  chacune d’elles  représentent une louange différente. Quand aux cinq arbres qui les encadrent et les protègent, ils sont comme autant de piliers nécessaire à l’homme. Robustes et élancés, au tronc impeccablement vertical,  tel les colonnes du ciel. Tous sont très verts, feuillus, et portant des fruits. Le paysage entier parle de verdoiement et de croissance.

C’est le devoir de l’être humain de grandir, de porter fleurs et fruits, de prodiguer joie et douceur, abri et consolation, de grandir jusqu’à toucher le ciel.

L’île du cœur n’appartient pas à la géographie ordinaire, elle est impossible à localiser sauf en la cherchant tout au fond de soi, là où gît engourdi le Grand Amour, ou encore au plus haut de soi, à la fine pointe de l’âme. Ici, le temps n’exerce aucun pouvoir : les fleurs ne fanent pas, les arbres gardent feuilles et fruits. Les saisons n’ont plus cours ou sont toutes réunies, puisque poussent à la fois la jonquille du printemps, la rose de l’été et le houx hivernal.

« Un cœur pur, ouvert à la lumière, sera rempli de l’essence même de la vérité. »
~Rumi

Ce que le cœur respire… Ce à quoi il aspire…

Le parfum de l’Amour sublime auquel seul le cœur aspire, cette essence impalpable, personne ne peut la capturer, mais certains deviennent aptes à la humer, comme on respire la rose. Les parfums ont toujours servi de métaphore pour désigner les réalités subtiles. Le parfum s’offre gracieusement, mais il échappe à toute prise. Il charme, surprend, berce ou bouleverse, il fait surgir des émotions, des souvenirs, et suscite des états de conscience. Ainsi, par sa présence indéniable et insaisissable, le parfum renvoie à un univers auquel ne mènent ni les sens corporels, ni le savoir rationnel : voici le monde des essences… La Sagesse immatériels.

Un intense sentiment relie l’âme au jardin verdoyant, où elle s’exerçait à toucher l’impalpable, à savourer de subtiles nourritures, à humer des parfums délicieux. 

<<Lève-toi et va vers toi-même. >>

<<Nourris l’oiseau de ton âme et ne profane pas ton trésor. >>

 

 

 

 

 

 

 

 

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19-02-2016

Les cavaliers de lumière

 

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Des cœurs de lumière qui brillent… C’est une armée de soleils, les grands mouvements d’une conscience.  

Écoute le hennissement des chevaux venant de derrière les nuages, et les appels de l’invisible voilé, qui déversent leur son sur la plage de la poitrine, ils appellent du haut de la chair : << Oh chevaux de Dieu, avancez ! Oh épées du tonnerre, scintillez ! >> 

Lève  un peu la tête vers le ciel; tu verras le soleil de l’espoir s’élever au-dessus de la tristesse, et tu verras les premiers mots de lumière qui dessinent l’arc-en-ciel, ils reflètent sur les vagues de la mer des messages… et si tu es de ceux qui lisent le langage de l’eau alors lis. 

L’armée de lumière combat avec des armes éclatantes de soleil, et son prince lit de derrière l’invisible la sourate du Secours pour faire cesser les malheurs des vulnérables. L’armée de lumière est aujourd’hui dans le monde entier et puise ses forces dans les profondeurs de la nuit pour retrouver son énergie. 

Ce sont des soupirs d’envie que l’on perçoit entre les prosternations et les génuflexions, c’est un nuage dessiné dans le ciel verdoyant, renfermant des bienfaits et des bénédictions qui tombent sur tous les continents ! 

Admire si tu veux tous les jardins où tu te rendras; tu trouveras Sa fleur fraîchement éclose ! 

Voici les sources de lumière qui se déversent maintenant entre tes mains. Porte ton bâton sur tes épaules, et voyage en vers l’Est de ton âme, en cherchant ta première source. Accroche-toi à ton bâton, il est le guide des pèlerins, sa boussole.

Au cours de ce voyage, les lumières s’écoulent en permanence des yeux et des oreilles du voyageur vers sa langue. Son cœur commence à diriger ses actes qui agissent comme une langue confirmant et proclamant la Vérité… Et c’est vers Lui que monte toute bonne parole et c’est Lui qui recueille toute bonne action. ( Coran, sourate Fatir,verset 10)  

 

Ô Seigneur ! En Toi nous mettons notre confiance, et vers Toi que mous nous tournons, et vers Toi est notre retour au pays. Et accorde bénédictions et paix à notre maître Mohammed ! 

 

 

 

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17-02-2016

Rives de l’Éternité

 

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Rives de l’Éternité 

 

Qui connaît la Mer ? 

Celui qui navigue sur la Mer,

et a tant navigué.

qu’il connaît ses courants et ses rives ? 

 

Qui connaît la Mer ? 

Celui qui parcourt du regard son immensité, 

et dit en lui : 

voici que je la saisis toute entière ? …

 

Qui connaît la Mer ? 

Celui qui plonge dans ses eaux,

et connaît les chemins froids et chauds.

de son être ? 

 

Nettoie la fontaine de ton âme jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement pure. 

Fixe tes yeux sur ton cœur jusqu’à ce que ton cœur devienne œil.

Cesse de douter et apporte la cruche de ton cœur à cette fontaine.   

Quand cette cruche est pleine d’eau qui est source de délice,

sois comme la terre pour que les roses puissent pousser en toi, 

contrainte à adopter l’humilité et à devenir le terreau d’un parterre de fleurs :

Car rien d’autre que la terre ne peut être le milieu où poussent les roses. 

 

« Mon Dieu ! Lave-moi avec l’eau de la neige et de la grêle. » 

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26-01-2016

Au- delà du voile de La nuit

 

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Ne prenez pas garde à mon teint basané: c’est le soleil qui m’a brûlée.

Pour comprendre, il me fallait plonger dans le noir à la lumière de la connaissance. 

Aller au-delà de ce voile de nuit.  

Ma chambre intérieur est vaste comme un palais dont je ne connaîtrais pas la surface. 

Dans cet endroit, je prie volontairement ou inconsciemment.

Tout oiseau retourne dans son nid à la tombée du jour afin de s’y reposer; toi aussi, conduis les forces de tes sens et de tes membres vers le foyer du cœur, rassemble-les et apaise-les au moment de la nuit.

 

Par la brèche du cœur, flamboient les lumières de la Vérité, mais dans le creuset des désirs fugaces, le cœur est trop pris par les envies passagères.

L’homme se dévoie, se détruit, et se rebelle avec insistance, sans redouter l’errance de son âme; alors que les oiseaux évitent les bêtes sauvages et les pièges.

Le désir est une impulsion vitale qui, portant, s’éloigne sans cesse de la Vie.

 

Le temps de l’action est court, et le jour de la récompense proche.

On vit , on meurt et l’âme est éternelle…

 

Que la louange revienne à Dieu, au commencement et à la fin, extérieurement et intérieurement. Que le salut et la prière soient sur la plus noble de ses créatures, Mohammed, sur sa Famille pure et ses Descendants sans tache. 

 

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