10-06-2018

Laylat Al Qadr et la nuit comme le jour illumine…

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Laylat Al Qadr

Et la nuit comme le jour illumine…

Il y a les nuits et la Nuit.

Cette nuit est ivre d’amour, ne dors pas !

Que nos cœurs battent tour à tour, ne dors pas !

Ne ferme pas tes paupières langoureuses…

Saisis le bonheur qui accourt, ne dors pas !

(Mekhsevi Gandjevi)

 

La nuit tombe sur nous, comme la Connaissance qui retire toute obscurité de l’âme. Chevauchée céleste, bondissant de nos pensées , chevauchant le Bourâq …nos têtes tournent jusqu’au vertige.

Ce qui a de plus précieux en l’être commence son ascension nocturne. L’ample manteau de Nuit abrite les voyageurs intérieurs. La nuit invite  à l’élévation ; son immensité emplit l’Homme d’effroi et le pousse à se prosterner. De la nuit obscure au feu de la foudre, de la nuit obscure au Buisson ardent.

Nuit, éclipse, provoquant notre effondrement, l’effacement , Lâ Ilâha Illa Allâh. Nuit du ressourcement, ressourcé par l’affirmation qu’Il est Impartageable. Un ! Un! Un! Il est le Premier et le Dernier. Aussi haut qu’on remonte le Seigneur c’est Lui.  Chaque atomes conduit vers Lui. Nuit de la beauté invisible, contemplation du cœur, le Soleil de Sa Majesté est un miroir, éblouissant nos nuits. Nuit , reposoir de l’amour, la halte de l’éblouissement.

 

Nuit blanche, nuit bleue, nuit d’amour, nuit du destin, nuit des temps et belle nuit. Vol de nuit, nuit talismanique, tendre est la nuit.

Que serait une nuit, dépouillée des couleurs propres ? Approcherait-elle, bien plus que le soleil, de l’Absolu ?

 

Nuit nue, véritable lumière, nuit qui sème l’espérance, parce qu’elle nous apprend la nudité de tout et l’infini dépossession. Habiter l’absence, se tenir dans le noir, se sentir éperdument vivant pendant que les autres dorment.

Nuit nue, éblouissante de lumière.

 

On peut entrer dans la nuit par là porte de l’amour.

Seigneur je tappe à Ta Porte, Ouvre-moi !

Il y a des oiseaux qui chantent la nuit tombée et des fleurs qui s’ouvrent avec le soir.

 

Celui qui cherche l’amour rencontre d’abord la nuit. L’amour se cherche dans la nuit et il est cette lumière qui habite la nuit.

Layla, la nuit, est belle, noire de profondeur et batailleuse. Elle cherche dans la nuit Celui que son cœur aime et qu’elle désespère de rencontrer. Elle le cherche comme une mendiante et comme une reine, comme une guerrière et comme une éplorée. Layla, la nuit,la reine noire au cœur ensoleillé,  qui chante dans la nuit de sa passion à son Bien-Aimé. Elle l’appelle, elle crie fort Son Nom dans la nuit. Layla devient Majnûn, dans l’amour fou, lumière dans sa nuit.

 

Qu’est qui tient dans le noir ?

Ce qui tient dans le noir est ce qui fait chanter dans la nuit, ce qui transforme une nuit obscure en un cantique d’amour.

Ô ma Rose, mon Beau Jardin , répond-moi !

Ma vie d’esclave t’appartient, répond – moi !

Même si je m’endors pour l’éternité, mon cœur restera dans tes liens … répond – moi !

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29-05-2018

Ramadan sous la Lune

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Dans le désert sous la Lune

Venus de loin

Deux dromadaires  avançaient.

Sur le dos de chacun

Une selle d’or et d’argent

L’un derrière l’autre ils avançaient.

À la selle d’or

Pendait une goutte d’argent

À la selle d’argent

Pendait une goutte d’or.

Chacune d’elles

Retenue à la selle

Par un noeud, scellé d’un Sceau.

 

Sur le dromadaire de devant

Était assis le prince céleste

Âme , esprit subtil.

Sur le dromadaire de derrière

Était assis la princesse divine

Matrice, cœur de chair.

Le cavalier et la cavalière

Maîtres de leurs montures

Étaient tous deux

Vêtus de blanc.

Avançaient droit devant eux

Ils traversaient le vaste désert.

Où ces deux cavaliers pouvaient-ils bien se rendre ?

Les deux dromadaires

Franchissait les dunes

D’un pas pesant

Une dune après l’autre

En silence

Ils avançaient

Comme deux points

De départ sur le chemin.

Ils se nourrissaient

de feu et buvait de la lumière.

Pris dans le mouvement

Qu’ils avaient déclenchés

Ils ne pouvaient pas renoncer

Ils étaient entraînés.

Tout pèlerin

A besoin d’une étoile

Pour guider sa route.

Dans ce mouvement d’abandon

Ils découvrirent

L’Étoile qui jaillissait.

 

Le feu que vous allumez s’accompagne toujours de la lumière. Le feu communique sa chaleur puis sa lumière.  En s’exposant aux rayons du Soleil, notre âme se réchauffe, et notre égo se dilate.

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19-05-2018

Les quatre oiseaux de l’âme

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Dans les poèmes de Djalâl ad Dîn Rûmî, l’oiseau y est le symbole de l’âme en quête de Dieu.

« ku! ku ! » chante l’oiseau en persan. « où ? où ? », « où est Dieu ? ». Ou encore «  hu! hu ! », une contraction de l’arabe « huwa » qui signifie « Lui ! Lui ! » c’est à dire Dieu .

Dans l’univers de Rûmî, tout se fonde sur la quête de l’Absolue, tout se mû par amour. Dans le Mesnevi chaque conte à une morale et un enseignement. Pour lire Rûmî, il faut se laisser guider par la beauté du texte, entrer dans son univers sans préjugé, et se laisser guider par son coeur. Rûmî nous apprend à changer de regard, saisir les signes de l’au-delà des signes. Son imagination  nous fait rentrer dans un monde spirituel. L’imagination qui est une jonction entre ce bas monde et le monde spirituel. Les images sont des formes incorporelles perçues par l’esprit et le coeur, qui revoient à la réalité essentielle (Haqîqa) de ces formes.

« Dépose le monde tel qu’on le connaît, li avec le coeur, découvre un nouveau langage ».

O toi ! Tu es l’Abraham de notre temps. Toi aussi, tu dois égorger quatre oiseaux qui, tels des bandits, de grand chemin, font obstacle à ta route. Ils crèvent les yeux des hommes sensés. Il y a dans le corps humain quatre attributs correspondant à ses oiseaux. Si on les sacrifie, la voie de l’âme se libère. O Abraham ! Égorge-les, si tu veux que tes pieds soient déliés. Si tu désires ressusciter le peuple et le rendre éternel, tu devras les égorger vivant! Ces oiseaux sont le paon, le canard, le corbeau et le coq. Le coq représente le désir charnel, le paon la vanité, le corbeau le désir de longévité et le canard l’avidité. (Mesnevi)

Le coq envieux, le paon prétentieux, le corbeau possessif, le canard pressé, tue-les et fais les revivre autrement, changés et bons. (Quatrain)

Les quatre oiseaux qui barrent la voie sont en réalité quatre caractéristiques corporelles, les sacrifier permet à l’âme de s’élever.

Les quatre oiseaux immatériels qui barrent la Voie ont élu domicile dans le coeur des hommes. Ce sont en réalité des images de quatre mauvaises dispositions dans le coeur de l’Homme. Sacrifiez ces quatre oiseaux pour passer de la vie animale, à la vie spirituelle.

Le canard représente la cupidité, le coq la luxure, le paon et son arrogance et le désir de l’immortalité du corbeau.

Voilà quatre extraits qui montrent leur symbolique :

*Le Paon

 Le moment est venu de décrire le paon qui se pavane. Son seul souci est de capter l’attention d’autrui sans même connaître la raison de cette manière d’agir. Il est comme un piège qui ignore tout du gibier car il n’est qu’un instrument et ne connaît pas la finalité. Quelle curieuse chose qu’un piège ! Il fonctionne mais n’en retire aucun profit.

  Ô mon frère ! Tu as réuni autour de toi tous tes amis. Tu as passé de bons moments avec eux puis, tu les as tués ! Depuis que tu es au monde, tu ne fais que cela. Tu essaies d’attraper les gens avec le piège de l’amitié. Mais, tu n’obtiendras rien de ton entourage. Une grande partie de ta vie s’est déjà écoulée. La nuit est en train de tomber et toi, tu songes encore à poser tes pièges ! Tu captures une bête, tu en libères une autre. C’est là le jeu d’un enfant ignorant. Quand viendra la nuit, tous tes pièges seront vides. Tout ceci n’est qu’un boulet, une entrave qui gêne ta marche. Tu te prends à ton propre piège et te prives de tes possibilités !

A-t-on jamais eu connaissance d’un chasseur victime de ses propres pièges ?

  Le seul gibier intéressant, c’est l’amour. Mais quel est le piège qui sert à sa capture ? Mieux vaut tomber dans les pièges de l’amour. Laisse tes pièges et va vers les siens.

  En ce moment même, l’amour me glisse à l’oreille cette vérité :

« Il vaut mieux être le gibier que le chasseur. » (Mesnevi)

*La Marre

Un jour, un faucon dit à un canard :
– Viens habiter dans la prairie. Tu y connaîtras le bonheur. Quitte ta marre pour venir avec moi !
Le canard répond :
– Va-t’en ! Pour ceux de mon espèce, l’eau est le château fort de la joie.
Pour le canard de notre ego, Satan est comme le faucon. Regardes-y à deux fois avant de quitter ta marre ! (Mesnevi)

Ô toi asservi au froid de l’hiver comme le corbeau
Tu es privé du rossignol, de la roseraie et du jardin
Écoute ! Si par négligence tu laisses échapper cet instant
Tu feras bien des recherches, avec cent yeux et cent flambeaux. (Mesnevi)

Il y a un canard au-dedans de toi.
Son bec ne connais  jamais de repos, fouillant dans l’humide comme dans le sec,tel un voleur dans une maison vide,qui fourre tous les objets dans son sac,perles, pois chiches, ou n’importe quoi …
pensant sans cesse « Il n’y a plus de temps.Je n’aurai jamais une autre chance. » (Quatrain)

Nous finirons avec ce verset du noble Coran :

« Et quand Abraham dit: «Mon Enseigneur ! Fais-moi voir comment Tu donnes la vie aux morts ! », Allah dit: «Eh bien, n’as tu jamais mis en œuvre le dépôt confié ?» «Si ! dit Abraham; mais que mon cœur soit rassuré».
Prends donc, dit Allah, quatre sortes de volatiles, découpe-les contre toi, ensuite mets en un fragment sur chaque mont , puis appelle-les : ils viendront à toi instantanément. Sache : Allah est Inaccessible , Sage.»    ( Sourate 2, verset 260 )

Rûmî nous enseigne donc que couper le cou de ces quatre oiseaux revient à purifier son caractère. À polir et nettoyer son coeur de ses quatre tâches jusqu’à le rendre lisse tel un miroir, qui  pourra accueillir le reflet de La Lumière Divine.

« Cherche en toi, ces quatre oiseaux sacrifie- les pour pouvoir t’envoler. »

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11-03-2018

Océan

 

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Parlez-moi de cette Amour qu’on ressent à
chaque battement de cœur.

Parlez -moi cette Amour caché dans les secrets de l’Univers
infini et dans chaque nouveau jour.

Ô Seigneur,
Tu connais chaque partie de mon âme. 
Ô Seigneur,
Dieu incomparable ,
je ne mérite rien, c’est pourquoi ça s’appelle Ta Grâce

Montre – moi 
Comment aimer comme un enfant
Innocent et sans être un préjudice pour les autres et moi-même.

Ô Seigneur 
Tu connais chaque partie de mon âme,
Combien est Grand et Parfait, et Infini Ton Amour?

Ton vent m’appelle vers Ton Eau 
Où mes pieds peuvent échouer

Là, je trouve Ta Lumière dans l’incertitude

Je veux marcher vers Ta Mer
Je veux pleurer à Ton Nom
En moi mes yeux voudraient regarder Ton Océan
Dans la tempête, je me repose dans Ton Pouvoir

Ô Seigneur Ta Grâce abonde dans la tempête

Ton vent me guide, quand il y a de la peur sur mon chemin

Que Ton vent nous guide sans frontières

Au-delà des barrières

Où m’appelles-Tu?
Vers Ton Océan …

 

 

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15-11-2017

14/11/17

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Comme si  le temps s’était arrêté. 

Entre le 12 et le 13. 

Comme si une porte s’était fermée.

Le temps a gelé …

Puis tout a repris son rythme effréné, sans retenue. 

Seul reste cette sensation d’absence et mon manteau bariolé.  

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11-11-2017

Je nourrie mon âme

 

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Méditation : 

Que mettons – nous à l’intérieur de notre corps ? Est-ce en entière harmonie avec notre vision du monde ? En accord avec nos valeurs profondes ? Dans le respect du cœur et de toute forme de vie ?

***

La nourriture nous unit, nous anime. Elle nous renvoie à notre statut de dépendance envers le Créateur. Elle nourrit le corps, donne forme à nos émotions et affecte l’esprit. Elle nous reconnecte au sol, nous relie à la terre, elle a le don de nous rappeler notre humanité. 

Savouré en conscience, les repas deviennent l’occasion idéale pour honorer profondément tout ce que Dieu nous offre avec générosité. 

Un repas, retour de conscience, se transforme en véritable moment de gratitude et de reconnaissance. 

#Alhamdoulilah 

Ma prière du repas : 

Nous remercions Allah pour cette magnifique nourriture, produit de la  terre, du soleil, de la pluie et du vent, par la bienveillance d’Allah et Sa puissance. 

Nous remercions Allah d’avoir la chance de pouvoir manger à notre faim à chaque repas. 

La louange est à Dieu. 

Puissent tous les êtres avoir de la nourriture, un abri, de l’amour et de la paix. 

Amin 

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24-07-2017

Confidences

 

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C’est le lieu de rendez-vous des amoureux. Mon cœur palpite, je fond en âme tel  une âme fondue.

Je me découvre une âme, dont j’oubliais l’existence.

Lorsque je me poste pour contempler, je vais partie du décor, je fais corps avec la nature qui m’entoure.

J’aime être en symbiose avec la nature. Étymologiquement, le mot « nature » vient du mot « natif », qui veut dire « ce qui naît », et donc aussi ce qui meurt.

Je vois par conséquent moi aussi je fais partie intégrante de cette nature, qui vit et qui meurt. Dans la contemplation tous mes sens sont en éveil, je me déconnecte du superflu. Je guette en dehors, mais c’est dedans que j’entends et je suis. Debout, j’ancre et je m’enracine. En prononçant les Noms divins, je m’abreuve de la terre, et je puise sa sève, en répétant : 

« J’atteste de l’existence d’Allah, l’Extérieur, l’Apparent, l’Intérieur, le Caché, dont le refuge occupe tout l’espace de l’Univers. »

Racines exposées :

Le flux et le reflux m’ont sculpté.  

Tronc incliné  :

Je m’incline mais ne tombe pas. 

Troncs jumeaux : 

D’une seule racines, nous aspirons à la lumière.

 

Vers le ciel, mon cœur s’élance, allaité par le ciel lui-même. Tout ce qui n’est pas l’éternité retrouvée est du temps perdu, je me souviens et je me retrouve. Comme il est bon d’entrer dans cette Célébration Cosmique. Je rêve que mon dhikr se mêle à celui des plantes, du vent, des étoiles, des montagnes, au chant, des oiseaux, des baleines, aux hurlements des loups… 

Nous avons besoin de Dieu et de Sa Lumière céleste et spirituelle. Aujourd’hui, je récite mon dickr au son des oiseaux et mon besoin de chaleur me fait suivre le soleil. 

Un grand papillon vint frôler mon visage dans sa danse élégante. Chacune de ses ailes poudrées d’or, aux nuances verdâtres, portait un étrange sceau écarlate. Sur sa tête se dressaient tout droit deux antennes à l’intelligence sensible. Après deux ou trois battements d’ailes, l’insecte s’éloigna rapidement, voltigeant en oblique. Je le suivit des yeux, ce blason rouge posé sur les ailes avait frappé mon regard, puis m’avait captivé. Plus je le contemplait, plus je me sentais captivé par la beauté sans pareille de l’insecte, qui semblait de surcroît m’inviter à le suivre, si bien que je me mis à suivre le papillon de plus en plus loin, m’oubliant moi-même. Jusqu’à le perdre de vue, jusqu’à me perdre de vue. 

« Je » 

« moi » qui porte d’Amour la haute bannière, mes espoirs sont de glace et de feu mes désirs : tremblant de froid, au même instant je brûle et flambe; je suis muette et je remplis le ciel de cris ardents… 

Qui est cette Rose qui apparaît, belle comme la lune, élue comme le soleil, puissante  comme une armée hérissée d’étendards. 

 

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27-12-2016

La source

 

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Dans les profondeurs de l’océan, il n’y a pas de vague …

Si un amant a vu son aimé vêtue de bleu, la moindre trace de bleu lui rappelle son bien- aimé. Qu’il mange ou qu’il dorme, son esprit est avec lui.

« Mon cœur est devenu ermite, en l’ermitage de pensée … »

( Charles d’Orléans ) 

 

Aucunes vagues …

Un seul rythme, celui de l’amour à son aurore. Ni lenteur, ni vitesse,  car dans l’amour à son envol il n’y a rien que l’amour. Grand aigle qui plane et fond d’un seul coup. Dans le noble cœur s’abrite l’Amour, comme l’oiseau dans la verdure des bois. Prêter attention au bavardage  des feuilles, à la récitation des sources et aux sentences du vent. Enfoncez-vous plus loin dans la forêt, là où le vent devient noir. Fermez les yeux. Ecoutez ce qui, en vous, est comme une feuille, comme une source, comme un vent. La lumière du jour n’est pas la vraie lumière, la vraie lumière est dans l’obscurité de la nuit.  C’est l’eau qui nous échappe.

-Comment changer notre cœur de pierre en cœur de chair ?

- L’eau vive … des fleuves d’eaux vives …pour les cœurs liquides …

Il fait fondre la glace et rend à l’esprit sa fluidité.

Le fond de l’être est buée : Buée de buée … Tout est buée …

Ne pousse pas la rivière … Elle coule toute seule !

Le fond de l’être est flou .

- Nous n’aimons pas le flou, l’homme a peur du flou … Pourquoi ?

- Pourtant le flou c’est le réel.

Ne reste pas dans une pensée du ou bien c’est noir, ou bien c’est blanc. Ou bien … Ou bien…

L’état amoureux de représente-t-il pas le sommet du flou ?

- Est-ce le sommet ou l’abîme ?… je ne sais pas…

Mais comment le fond de l’être est flou, le fond de notre amour est donc également flou ?

- Une lumière, avec une clarté ne manque pas d’ombre … Le fond, une ombre qu’environne la lumière. Le blanc reste blanc, le noir reste noir; il y a du noir dans le blanc, il y a du blanc dans le noir … Mais il n’y a pas de gris ! 

-Il y a les deux … c’est troublant ! 

- Une flamme … dans la fumée du flou !

Vanité … L’homme humble est celui qui connaît sa buée, mais qui ne  l’impose pas ! 

Buée de buée , tout est buée … 

Ils nagent tous dans les mêmes eaux, mais là où l’un nage, l’autre se noie. 

N’aie pas peur, n’aie pas peur … de ce que nous sommes. On s’habille comme on veut, mais on reste toujours ce que nous sommes … 

N’aie pas peur … N’aie pas peur …

C’est ainsi que petit à petit l’homme retrouve sa dignité. Il se souvient … En fait, le malheur est d’oublier. 

Peu à peu, la Source, rééduque. 

 

Le calme de la nuit 

proche du lever de l’aurore 

hymne sans bruit 

solitude sonore

repos amour le repos qui restaure. 

Qui partagerait mon secret

le brasier de mon cœur ardent ?

C’est une splendeur

à nos yeux invisible 

qui m’a étreint le cœur

et qui me fait errer en ces ruines. 

J’ai dit : je l’aimerai. 

Je mens

je n’y suis pas ! 

Il est seul à m’aimer  :

Il est, je ne suis pas ! 

Je ne suis pas.

Je suis un pur néant 

je ne suis rien. 

Sans Lui 

je n’aurais pas d’existence. 

Mon essence s’élucide 

au point qu’elle n’a plus de lieu. 

Être moi n’a pas de mesure. 

Qu’est – ce que la solitude ? 

Il répondit : 

La solitude est au cœur de celui qui ne se rappelle que son aimé. 

 

Mon Tout

ma Béatitude

Solitude infinie

Immensité où je me perds …

 

« Mourez avant de mourir. »

Toi qui emmènes l’eau vers un lieu éloigné, délivre-moi. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23-10-2016

Les ruines

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Depuis des heures, elles avançait entre deux falaises trouées, crevassés, lézardées d’ombres et si 

étincelantes par endroits qu’elle devenaient un éblouissement vertical.  

L’âme est une pierre détachée d’une montagne de lumière.

Ce qu’elle cherchait, était là sous ses yeux ! 

Notre mémoire est courbe, tu as beau fuir ou demeurer figée.

Elle cherchait un abris, grotte ou trou, un asile. Elle se trouva blottit contre un rocher et la mémoire du soleil l’y recouvrit d’un souffle chaud.                                                                                                                                          

Plus de pierre sur le souffle, plus de cendre sur l’âme.

Dunes, creux où elle s’enfonce dans la brûlure du sable. Sol dur avec pierres coupantes, écorchant ses chevilles. Fuir… l’ombre, le repos. Continuer au soleil. Se gaver de feu. 

Retrouver l’instinct des oiseaux. Les oiseaux qui parcourent le ciel, pour éviter le vertige et la chute.

Les oiseaux qui gardent toujours un désir antérieur au monde : le désir en Le Tout. Plumes de désir que pas même le vent ne bouscule. Les oiseaux qui gardent toujours un désir postérieur au monde : le désir de ne plus être mais d’être au-delà. 

Elle se muait peu à peu en un immense oiseau des sables, alourdi de fixité, sans pouvoir prendre son envol. Plus que jamais, elle ressemblait à un oiseau incapable d’envol, mais aussi à  un oiseau migrateur, exsangue de voyage, perdant beaucoup de sang… en ruine, affaibli,à bout de forces… tombé à terre d’épuisement. 

Nous commettons deux erreurs principales : oublier que nous sommes mortels et considérer que notre présence sur Terre est une chose qui coule de source en oubliant La Source. 

-Le désert …

-Pourquoi toujours le désert ? 

Parce qu’au désert, on meurt ou on renaît ! 

là où se trouve le soleil radieux, là où la lampe est retenue prisonnière entre l’existence et la non-

existence. 

Toi qui est eau et qui es terre.

Toi qui est source et cendre. 

Reviens ! 

Tu es une poignée de terre avec un souffle en ce corps, ce corps est comme un talisman et ton âme un trésor. 

Tantôt avec la chouette les ruines tu vas hantée.

Tantôt dans le roc du cœur nous enfoncions des épines.

Tantôt dans la plaine de la vie en victime, tantôt dans la méditation absorbé.

Tantôt avec le faucon de l’âme prenant de l’essor. 

Tantôt vivant, tantôt mort. 

Parfois semant, parfois bredouille. 

 

-Le voyage ne serait – il que cela ? 

Quelle est la fin de l’amour ? 

- L’amour n’a pas de fin puisque le Bien-Aimé n’en a pas non plus. 

 

 

 

 

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28-05-2016

Compagnon d’âme

 

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Lorsque deux personnes entrent en contact, sans nul doute, il existe quelque chose de commun entre elles. Comment un oiseau volerait-il excepté avec l’un de sa propre espèce ? …

Il existe, il est vrai, des frères qu’unit une même parenté divine, des amis que rassemble le même voisinage d’en haut. C’est la leçon de Socrate au bel Alcibiade :

<< Celui-là seul t’aime qui aime ton âme.>>

Le pèlerin spirituel aspire à avancer, découvrir, explorer et s’élever, avec l’espoir de rencontrer au moins un compagnon de route sur cette voie peu fréquentée. Un esprit frère, un compagnon d’âme. 

 

-Ce soir mon ami, quand parait la première étoile. Les cœurs de tous ceux qui se meurs d’amour, reviennent vers la terre. Ils accourent tous ! …Pris par la nostalgie. Et les cœurs en peine dansent la valse mystique. Ils tournent noyés dans les Eaux profondes. Embaumés par le parfum de la Rose, éclairés par la Lune au front de topaze, qui étincelle sur un ciel nébuleux. Et leurs tourbillons noirs et magnétiques, sèment des lueurs d’or en fusion.

Mon ami, rejoins en ce jour les cœurs en peine et danse la valse mystique !

Au Matin, le feuillage, humble et que nul vent ne berce se penchera, en ce jour bénie, en pleurant sous l’Averse.

-Je t’adresse les soupirs enflammés de l’Amour et je te présente le parfum de mon hommage. Que mon amie accepte mon hommage ou qu’il le rejette, mon amour n’en est pas moins le même.

-Que mon amie reste éternellement dans mon cœur par la grâce d’Allah Le Tout Puissant , qu’Allah te rende cet hommage de Son Amour dans ton être et les tiens jusqu’à la fin des temps et après le temps. 

 

                  ( L’enfant du désert et la lune )

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