Archives pour la catégorie 'Sâlikun'

28-08-2018

L’arc-en-ciel

 

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La lumière du jour apparaît blanche, mais elle est en réalité composée d’un mélange de sept lumières différentes : rouge, orange, jaune, vert, bleu, Indigo et violet. C’est en observant un arc-en-ciel que l’on peut vérifier la décomposition de la lumière solaire en bandes colorées.

De même que les couleurs sont les variations de la Lumière, de même les vertus sont les variations de la perfection divine qui les contient toutes.
Chaque couleur est l’expression d’une ou plusieurs vertus. Au rouge l’amour ; au blanc la pureté, au jaune, la sagesse et la lumière divine ; au vert , l’évolution, l’éternité ; au bleu , la vérité , la paix ; à l’indigo, la force ; au violet, la spiritualité.
S’entourer de belles couleurs et se concentrer sur elles est toujours bénéfique, mais surtout rentre ces couleurs vivante en nous, pour qu’elles nous accompagne dans nos efforts.
Les arbres fruitiers , passent presque tous par une succession de couleurs et toujours dans le même ordre. Pendant l’hiver, les arbres sont nus ; au printemps, ils deviennent blancs (les fleurs) et vert ( les feuilles ). Puis arrive l’été : les fruits en mûrissant deviennent jaunes et rouges ; et quand l’automne approche, c’est le feuillage qui devient rouge et or. Avec le rouge et l’or, le processus est terminé, c’est la fin du cycle, comme en alchimie.
À l’image de la végétation, nous devons traverser les phases de couleurs. Il meurt , puis il renaît ; et il renaît chaque fois avec des vertus nouvelles : des couleurs nouvelles.

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10-06-2018

Laylat Al Qadr et la nuit comme le jour illumine…

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Laylat Al Qadr

Et la nuit comme le jour illumine…

Il y a les nuits et la Nuit.

Cette nuit est ivre d’amour, ne dors pas !

Que nos cœurs battent tour à tour, ne dors pas !

Ne ferme pas tes paupières langoureuses…

Saisis le bonheur qui accourt, ne dors pas !

(Mekhsevi Gandjevi)

 

La nuit tombe sur nous, comme la Connaissance qui retire toute obscurité de l’âme. Chevauchée céleste, bondissant de nos pensées , chevauchant le Bourâq …nos têtes tournent jusqu’au vertige.

Ce qui a de plus précieux en l’être commence son ascension nocturne. L’ample manteau de Nuit abrite les voyageurs intérieurs. La nuit invite  à l’élévation ; son immensité emplit l’Homme d’effroi et le pousse à se prosterner. De la nuit obscure au feu de la foudre, de la nuit obscure au Buisson ardent.

Nuit, éclipse, provoquant notre effondrement, l’effacement , Lâ Ilâha Illa Allâh. Nuit du ressourcement, ressourcé par l’affirmation qu’Il est Impartageable. Un ! Un! Un! Il est le Premier et le Dernier. Aussi haut qu’on remonte le Seigneur c’est Lui.  Chaque atomes conduit vers Lui. Nuit de la beauté invisible, contemplation du cœur, le Soleil de Sa Majesté est un miroir, éblouissant nos nuits. Nuit , reposoir de l’amour, la halte de l’éblouissement.

 

Nuit blanche, nuit bleue, nuit d’amour, nuit du destin, nuit des temps et belle nuit. Vol de nuit, nuit talismanique, tendre est la nuit.

Que serait une nuit, dépouillée des couleurs propres ? Approcherait-elle, bien plus que le soleil, de l’Absolu ?

 

Nuit nue, véritable lumière, nuit qui sème l’espérance, parce qu’elle nous apprend la nudité de tout et l’infini dépossession. Habiter l’absence, se tenir dans le noir, se sentir éperdument vivant pendant que les autres dorment.

Nuit nue, éblouissante de lumière.

 

On peut entrer dans la nuit par là porte de l’amour.

Seigneur je tappe à Ta Porte, Ouvre-moi !

Il y a des oiseaux qui chantent la nuit tombée et des fleurs qui s’ouvrent avec le soir.

 

Celui qui cherche l’amour rencontre d’abord la nuit. L’amour se cherche dans la nuit et il est cette lumière qui habite la nuit.

Layla, la nuit, est belle, noire de profondeur et batailleuse. Elle cherche dans la nuit Celui que son cœur aime et qu’elle désespère de rencontrer. Elle le cherche comme une mendiante et comme une reine, comme une guerrière et comme une éplorée. Layla, la nuit,la reine noire au cœur ensoleillé,  qui chante dans la nuit de sa passion à son Bien-Aimé. Elle l’appelle, elle crie fort Son Nom dans la nuit. Layla devient Majnûn, dans l’amour fou, lumière dans sa nuit.

 

Qu’est qui tient dans le noir ?

Ce qui tient dans le noir est ce qui fait chanter dans la nuit, ce qui transforme une nuit obscure en un cantique d’amour.

Ô ma Rose, mon Beau Jardin , répond-moi !

Ma vie d’esclave t’appartient, répond – moi !

Même si je m’endors pour l’éternité, mon cœur restera dans tes liens … répond – moi !

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29-05-2018

Ramadan sous la Lune

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Dans le désert sous la Lune

Venus de loin

Deux dromadaires  avançaient.

Sur le dos de chacun

Une selle d’or et d’argent

L’un derrière l’autre ils avançaient.

À la selle d’or

Pendait une goutte d’argent

À la selle d’argent

Pendait une goutte d’or.

Chacune d’elles

Retenue à la selle

Par un noeud, scellé d’un Sceau.

 

Sur le dromadaire de devant

Était assis le prince céleste

Âme , esprit subtil.

Sur le dromadaire de derrière

Était assis la princesse divine

Matrice, cœur de chair.

Le cavalier et la cavalière

Maîtres de leurs montures

Étaient tous deux

Vêtus de blanc.

Avançaient droit devant eux

Ils traversaient le vaste désert.

Où ces deux cavaliers pouvaient-ils bien se rendre ?

Les deux dromadaires

Franchissait les dunes

D’un pas pesant

Une dune après l’autre

En silence

Ils avançaient

Comme deux points

De départ sur le chemin.

Ils se nourrissaient

de feu et buvait de la lumière.

Pris dans le mouvement

Qu’ils avaient déclenchés

Ils ne pouvaient pas renoncer

Ils étaient entraînés.

Tout pèlerin

A besoin d’une étoile

Pour guider sa route.

Dans ce mouvement d’abandon

Ils découvrirent

L’Étoile qui jaillissait.

 

Le feu que vous allumez s’accompagne toujours de la lumière. Le feu communique sa chaleur puis sa lumière.  En s’exposant aux rayons du Soleil, notre âme se réchauffe, et notre égo se dilate.

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19-05-2018

Les quatre oiseaux de l’âme

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Dans les poèmes de Djalâl ad Dîn Rûmî, l’oiseau y est le symbole de l’âme en quête de Dieu.

« ku! ku ! » chante l’oiseau en persan. « où ? où ? », « où est Dieu ? ». Ou encore «  hu! hu ! », une contraction de l’arabe « huwa » qui signifie « Lui ! Lui ! » c’est à dire Dieu .

Dans l’univers de Rûmî, tout se fonde sur la quête de l’Absolue, tout se mû par amour. Dans le Mesnevi chaque conte à une morale et un enseignement. Pour lire Rûmî, il faut se laisser guider par la beauté du texte, entrer dans son univers sans préjugé, et se laisser guider par son coeur. Rûmî nous apprend à changer de regard, saisir les signes de l’au-delà des signes. Son imagination  nous fait rentrer dans un monde spirituel. L’imagination qui est une jonction entre ce bas monde et le monde spirituel. Les images sont des formes incorporelles perçues par l’esprit et le coeur, qui revoient à la réalité essentielle (Haqîqa) de ces formes.

« Dépose le monde tel qu’on le connaît, li avec le coeur, découvre un nouveau langage ».

O toi ! Tu es l’Abraham de notre temps. Toi aussi, tu dois égorger quatre oiseaux qui, tels des bandits, de grand chemin, font obstacle à ta route. Ils crèvent les yeux des hommes sensés. Il y a dans le corps humain quatre attributs correspondant à ses oiseaux. Si on les sacrifie, la voie de l’âme se libère. O Abraham ! Égorge-les, si tu veux que tes pieds soient déliés. Si tu désires ressusciter le peuple et le rendre éternel, tu devras les égorger vivant! Ces oiseaux sont le paon, le canard, le corbeau et le coq. Le coq représente le désir charnel, le paon la vanité, le corbeau le désir de longévité et le canard l’avidité. (Mesnevi)

Le coq envieux, le paon prétentieux, le corbeau possessif, le canard pressé, tue-les et fais les revivre autrement, changés et bons. (Quatrain)

Les quatre oiseaux qui barrent la voie sont en réalité quatre caractéristiques corporelles, les sacrifier permet à l’âme de s’élever.

Les quatre oiseaux immatériels qui barrent la Voie ont élu domicile dans le coeur des hommes. Ce sont en réalité des images de quatre mauvaises dispositions dans le coeur de l’Homme. Sacrifiez ces quatre oiseaux pour passer de la vie animale, à la vie spirituelle.

Le canard représente la cupidité, le coq la luxure, le paon et son arrogance et le désir de l’immortalité du corbeau.

Voilà quatre extraits qui montrent leur symbolique :

*Le Paon

 Le moment est venu de décrire le paon qui se pavane. Son seul souci est de capter l’attention d’autrui sans même connaître la raison de cette manière d’agir. Il est comme un piège qui ignore tout du gibier car il n’est qu’un instrument et ne connaît pas la finalité. Quelle curieuse chose qu’un piège ! Il fonctionne mais n’en retire aucun profit.

  Ô mon frère ! Tu as réuni autour de toi tous tes amis. Tu as passé de bons moments avec eux puis, tu les as tués ! Depuis que tu es au monde, tu ne fais que cela. Tu essaies d’attraper les gens avec le piège de l’amitié. Mais, tu n’obtiendras rien de ton entourage. Une grande partie de ta vie s’est déjà écoulée. La nuit est en train de tomber et toi, tu songes encore à poser tes pièges ! Tu captures une bête, tu en libères une autre. C’est là le jeu d’un enfant ignorant. Quand viendra la nuit, tous tes pièges seront vides. Tout ceci n’est qu’un boulet, une entrave qui gêne ta marche. Tu te prends à ton propre piège et te prives de tes possibilités !

A-t-on jamais eu connaissance d’un chasseur victime de ses propres pièges ?

  Le seul gibier intéressant, c’est l’amour. Mais quel est le piège qui sert à sa capture ? Mieux vaut tomber dans les pièges de l’amour. Laisse tes pièges et va vers les siens.

  En ce moment même, l’amour me glisse à l’oreille cette vérité :

« Il vaut mieux être le gibier que le chasseur. » (Mesnevi)

*La Marre

Un jour, un faucon dit à un canard :
– Viens habiter dans la prairie. Tu y connaîtras le bonheur. Quitte ta marre pour venir avec moi !
Le canard répond :
– Va-t’en ! Pour ceux de mon espèce, l’eau est le château fort de la joie.
Pour le canard de notre ego, Satan est comme le faucon. Regardes-y à deux fois avant de quitter ta marre ! (Mesnevi)

Ô toi asservi au froid de l’hiver comme le corbeau
Tu es privé du rossignol, de la roseraie et du jardin
Écoute ! Si par négligence tu laisses échapper cet instant
Tu feras bien des recherches, avec cent yeux et cent flambeaux. (Mesnevi)

Il y a un canard au-dedans de toi.
Son bec ne connais  jamais de repos, fouillant dans l’humide comme dans le sec,tel un voleur dans une maison vide,qui fourre tous les objets dans son sac,perles, pois chiches, ou n’importe quoi …
pensant sans cesse « Il n’y a plus de temps.Je n’aurai jamais une autre chance. » (Quatrain)

Nous finirons avec ce verset du noble Coran :

« Et quand Abraham dit: «Mon Enseigneur ! Fais-moi voir comment Tu donnes la vie aux morts ! », Allah dit: «Eh bien, n’as tu jamais mis en œuvre le dépôt confié ?» «Si ! dit Abraham; mais que mon cœur soit rassuré».
Prends donc, dit Allah, quatre sortes de volatiles, découpe-les contre toi, ensuite mets en un fragment sur chaque mont , puis appelle-les : ils viendront à toi instantanément. Sache : Allah est Inaccessible , Sage.»    ( Sourate 2, verset 260 )

Rûmî nous enseigne donc que couper le cou de ces quatre oiseaux revient à purifier son caractère. À polir et nettoyer son coeur de ses quatre tâches jusqu’à le rendre lisse tel un miroir, qui  pourra accueillir le reflet de La Lumière Divine.

« Cherche en toi, ces quatre oiseaux sacrifie- les pour pouvoir t’envoler. »

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08-05-2018

La toxicité du muguet

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C’est la saison du muguet… les fines clochettes du muguet dégagent un délicieux parfum, probablement pour nous rappeler que l’été arrive, pour nous purifier.

Le muguet est subtil et d’une grande beauté, mais en vrai, cette petite plante est vénéneuse. Il faut mieux s’en tenir aux plaisirs des yeux et du nez uniquement.

 

Peut être qu’on aurait dû être alerté par le son de ses clochettes, trop blanche d’apparence, qu’il fait  scintiller pour nous aveugler à sa toxicité.

Cette petite fleur est symbole de fragilité et de discrétion. Fragile elle est , larmoyante sur son sort de petite plante toxique. Égoïste elle est, car pour ne pas finir seule, elle préféra endommager.

 

Ô roses du jardin, méfiez – vous du petit muguet discret qui courbe le dos.

la loyauté …

Je n’ai pas écouté mon cœur…

Vous constaterez que tout vous trahit si vous trahissez votre loyauté envers Dieu. Ne laissez donc aucune goutte d’huile s’échapper de la lampe de votre attention intérieur. Suivez la vérité que Dieu vous envoie. Dieu vous appelle en permanence au son du ney du cœur.

Écouter l’appel ! Nos corps peuvent périr, mais  nos âmes scintillent à jamais comme des étoiles éternelles. 

Bref , j’ai cueilli du muguet …

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14-04-2018

Voyage céleste

 

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L’élévation céleste de notre bien – aimé Mohammed (que la paix et les bénédictions soient sur lui) , est un rappel d’orientation. L’orientation vers le Nord qui symbolise la lumière d’en haut, la lumière du Pôle, au-delà des contraires :[ soleil de minuit ou nuit de lumière ]. Vers un Jérusalem céleste, vers une autre lumière, qui n’est ni d’avant ni d’après. [Retrouver le Nord ], c’est redevenir vertical. Une élévation vers une pure lumière du Nord céleste.

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18-01-2017

Le manteau de Sa Magnificence

 

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Mon Appui pendant les pénuries,  

Mon Secours, 

Mon Aide en temps difficiles, 

Mon Seigneur Omniprésent, 

Protège- moi, 

Aide- moi par ton infini Pouvoir. 

Couvre moi , 

Couvre moi du manteau de Ta Magnificence. 

Tu es Celui qui couvre et découvre, 

Il n’y  a de chaleur sans Toi. 

Couvre moi, 

Couvre moi du manteau de Ta Magnificence. 

Tu es Celui qui couvre et découvre, 

Il n’y  a de chaleur sans Toi. 

« Ya Hayyu, Ya Qayyum, Ô toujours vivant, ô auto-existant. » 

 

Le  temps manquait d’amour. Elle se pencha pour lire. Les arbres eux-mêmes penchent vers la douceur. Un livre qui parle d’éternité. Elle lit et  les mots s’échappent des pages, ils font autour de sa tête une couronne. 

Elle arrête sa lecture. Elle lève la tête. Un parfum frais et fort la surprend, l’enveloppe. Est-ce la rose ? 

Ce parfum, elle le connaît et  il vient de si loin. Elle ouvre grand la fenêtre et regarde au loin. Quand le cœur est épris, les yeux se portent au-delà de l’horizon. L’odeur fraîche de la rose est un présage d’incendie. Seule l’éternité est vivante, se dit-elle. 

Doit-elle l’appeler bien-aimé, celui qui se cache ? 

Tout bas, avec crainte, elle prononce ce nom qui brûle les heures, ce nom qui seul est vivant. 

Elle est ici, son âme est très loin, partie vers la rose qui point ne fane. Elle continue de soigner le jardin, de semer des fleurs rares, de tailler les buissons de roses. Pour célébrer l’amour. Elle était tombée amoureuse de la rose avant de la connaître : son nom, plus aveuglant pour elle que la clarté laiteuse des roses trémières. 

Un parfum de rose fait le fond de cette vie …

Elle ressemblait  à un faucon ramassé sur lui-même et prêt à bondir. Mais les soudards étaient venus, ils avaient brûlé les arbres, enfumé les cavernes. Ceux qui se tenaient à l’intérieur de la citadelle n’avaient que leurs chants, leurs prières, leurs mains posées sur le cœur. Les armes ont massacré le chant. Il n’est resté que ruines et cendres. Le faucon a été poignardé en plein vol. La fumée piquait les yeux des soudards mais leur âme ne sentait rien. 

Elle se noya dans ses larmes, répétant : « Pourquoi tous ces oiseaux brûlés ? … »

Aujourd’hui elle se demande s’il existe quelqu’un pour écouter ce que murmurent les oiseaux. La plupart des hommes, entendant ces chants gracieux, pensent qu’ils sont destinés à réjouir leurs propres oreilles. Elle sait que ces mélodies viennent d’ailleurs et vont plus haut. Mais qui, aujourd’hui, fait confiance à l’oiseau ? 

Peu-être ne fait-on que tomber. L’amour lui-même ouvre un gouffre où l’on ne finit pas de tomber. Qui a dit que l’amour entraînait vers le haut ? 

Couvre- moi du manteau …

Une femme revêtue de soleil …

Ce sera un vêtement ample. À la laine rouge  et aux bordures vertes. Le rouge couleur de sang et de soleil, rouge comme la rose. Le vert de l’éternité. Il serait ni de pourpre ni d’écarlate, mais de lumière, et capable de vêtir une âme. 

« Je vis une nuit quelque chose qui enveloppait les Cieux. C’était une lumière rouge étincelante. Je demandai : Qu’est-ce que cela ? Il me fut dit : C’est le manteau de Magnificence. »  ( Rûzbehân de Shîraz ) 

 

 

 

 

 

 

 

 

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08-01-2017

Cavalier seul

 

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Toute quête chevaleresque a un triple objet : action, amour et connaissance. 

« Je suis obligé, suivant l’ordre de la chevalerie errante, où j’ai fait profession, de vivre toujours en alerte et d’être, sentinelle de moi-même. »   (Don Quichotte )

Cavaliers … ceux qui avancent dans le Réel. Ces derniers sont le plus souvent seuls. La foule ne les écoutent pas, se moque d’eux, leur jette des pierres. Devant eux il y a que l’interminable plaine ou l’immense océan. Celui qui aime n’est jamais seul. Même s’il est renié de tous. Il arpente le désert à la marche comme si c’était un jardin fleuri. 

-Je t’enlèverai, te conduirai au désert, et là, je parlerai à ton cœur, nuit et jour…Ici, il n’y a plus rien, plus que Lui, Il est Tout, il suffit et c’est de Lui seul qu’on vit. On le trouve partout, à la lessive comme à l’oraison. 

Fais connaître la Réalité au faucon de ton âme, rend le digne d’approcher la main du Roi. Afin que lorsque le tambour du retour retentira, du désir ardent qu’il lui inspire il prenne son essor. Quand il aura perdu cœur et âme, il viendra alors se poser sur le poignet du Roi. Mais tant que la tête du faucon est couverte du chaperon comment serait-il digne de la main du Souverain. Quand il se sera initié à la voie et lorsqu’il sera devenu voyant, par la main du Roi son cœur sera vivifié. Le faucon qui aura reçu la distinction découvrira ce qui jusqu’alors l’empêchait d’avancer. Mais si ton faucon s’attarde ici, comment le Roi le rappelait-il auprès de Lui ? Si par contre tu élèves ton faucon dans la dignité, avec dignité, il atteindra la main du Roi. Sinon le Roi lui-même lui donnera sa réponse, quel regret éprouveras-tu alors des paroles du Roi. 

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20-12-2016

Madad

 

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Elles se résument toutes mes cicatrices…. une larme de désir pour toi.

Oui, nous pouvons vivre sans « pourquoi », mais pouvons-nous vivre sans « pour qui » ?

L’amour naît de l’impassibilité de l’espérance.

Frémir …

Lorsque quelqu’un est là, nous effleure, nous approche, il y a un frémissement en nous. Nous nous promenons la nuit … Une aile nous suit … Il y a un frémissement. Et dans ce frémissement, oui, il y a de l’amour. C’est l’expérience devant  le numineux. Terrifiant, parce que nous sommes devant une autre conscience, une autre réalité. Fascinant, parce que c’est à la fois ce qui nous attire le plus et ce qui nous fait peur. L’émerveillement …la fascination, la beauté, l’attirance. 

-Trop de lumière aveugle ? 

Bien sûr, trop de lumière aveugle ! Et là, effectivement c’est le trou noir, c’est le trou blanc … 

C’est le troublant ! … 

Il s’agit alors de se laisser troubler. De se laisser troubler par le troublant. Mais pour cela, il faut s’accepter troué ! 

-Voulez – vous dire qu’il faut s’accepter « rien » pour être « tout » ? 

-Il faut s’accepter « trou » ! 

Regarde ta peau : elle est pleine de trous. Et si vous n’aviez pas de trous, vous ne pourriez pas respirer !

S’accepter comme troué, c’est s’accepter ! Nous n’arrêtons pas de chercher à boucher le trou, à combler notre rien. Alors que ce trou est simplement la place de l’Aimé . 

La vrai question est : comment intégrer l’Infini dans le fini ? 

Le Buisson Ardent … Le Buisson brûlait mais n’était pas consumé ! De même la flamme Infini brûle en nous mais ne consume pas notre humanité, au contraire, elle l’éclair ! 

Eh oui … Dans ce désert, une brise légère, un vent violent, nous trouent, nous vident dans cette vacance. 

Au cœur même de notre vide, notre manque peut se donner à vivre.  

- Où vais-je ? 

- Tu viens de ce Silence d’où vient l’inspir et où retourne l’expir. 

Tu vas là d’où tu viens. Là d’où vient l’inspir, là où va l’expir. Tu vas à ce Silence entre l’inspir et l’expir …

Tu vas là où tu as toujours été …

Ainsi, une ultime fois : Où es-tu ? 

Dis : 

Je suis avec lui. 

J’écoute d’où me vient le souffle et où retourne le souffle. 

Là, tu es. 

 

 

 

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30-11-2016

Que dois-je être ?

 

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-Que dois-je  être  vague ou barque ? 

Que dois-je être  poisson ou algue ? 

 

- Non ! Cela non ! Cela non ! 

Deviens la mer!

 

-Devenir la mer … ?

 

-Deviens la mer, avec ses vagues et ses barques. 

Deviens la mer, avec ses poissons et ses algues.

Qu’attends tu ? 

Lance-toi à la mer ! 

Sois bougie, voiles, timon, poisson, eau … va aussi loin que tu peux. 

 

-Vertige des marches que je descends,qui mènent au fond de la mer, au fond de l’amour.

Marches humides… Creusées par mon sang.

 À quoi rêvent-ils, les fiancés des eaux profondes, à quelle improbable paix, sous quelle 

lumière d’un soleil mort ? 

 

- Parfum entêté, saveur d’éternité dans ma bouche où l’air ne passe plus que par vagues, que par

flammes, regarde ! 

Si ton œil est ouvert regarde la mer. 

Ce n’est pas le monde que tu vois, le monde est l’écume de la mer. 

Songes-y tout ce monde est illusion. 

Sur la crête d’une vague tu places une mer. 

Sois la mer ! 

Quelle mer constellée de joyaux sublimes, sur lesquels la vase de la corruption ne se pose pas. 

Les paroles coulent pures comme l’eau mais tu as les yeux pleins de terre. 

 

 

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