Archives pour la catégorie 'Flot de conscience'

30-12-2015

Connais-toi toi-même

 

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<<Connais-toi toi-même. >> 

Connais « l’être » en toi, qui est éternel et n’est pas limité au corps, aux désirs, et à toutes les actions et réactions qui ont lieu continuellement. Connais « l’être » qui est ta véritable identité. 

Se connaître est indispensable pour trouver la vérité. La conscience de la vérité est possible grâce à la lumière de la foi et à la découverte par le cœur. Dieu ouvre les cœurs et révèle à Ses serviteurs la vraie lumière de la foi. La lumière de la foi illumine la vérité. 

La foi se manifeste dans le cœur comme un rayon lumineux et plus la foi augmente, plus forte est la lumière. Ce rayon de lumière est la source de vie dans le cœur, il est la réalité humaine et la fontaine de la connaissance.   

S’il n’y avait aucune lumière dans l’univers, nous ne saurions pas qu’il fait sombre. Mais la lumière existe ! 

<<Allah est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un (récipient de) cristal et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat; son combustible vient d’un arbre béni : un olivier ni oriental ni occidental dont l’huile semble éclairer sans même que le feu la touche. Lumière sur lumière. Allah guide vers Sa lumière qui Il veut. Allah propose aux hommes des paraboles et Allah est Omniscient.>>

( Coran, sourate 24, verset 35 ) 

<<Allah est le défenseur de ceux qui ont la foi : Il les fait sortir des ténèbres à la lumière.>> 

( Coran, Sourate 2, verset 257) 

Le cœur qui possède la foi, est un livre ouvert.

<<Les croyants sont ceux dont le cœur frémit quand Dieu est invoqué, dont la foi augmente quand Ses versets leur sont récités, et qui placent leur confiance en leur Seigneur.>> 

(Coran, sourate 8,verset 2)

La foi et la dévotion sont des qualités qui s’emparent du cœur et le préparent à se conformer aux commandements auxquels il lui faut se soumettre.  La foi fait partie  du domaine  intérieur, elle ne se réalise pas au travers de la parole ou par le port d’un certain vêtement. Elle est une chose qui s’installe dans le cœur et se traduit en action. La foi vient par la purification du cœur et par l’annihilation de l’ego dans le Seigneur exalté, et s’acquiert à travers la prise de conscience.  

<<Dieu vous a donné l’amour de la foi et l’a embellie dans votre cœur.>>

 (Coran, sourate 49, verset 7) 

La foi est une grande force motrice, que nous ne pouvons pas peser sur une balance. La conviction de la foi peut produire des résultat profonds. Si nous reconnaissons la valeur et la force de la foi en nous, nous éprouvons un sentiment de soulagement. 

<<C’est Lui qui a fait descendre la quiétude dans les cœurs des croyants afin qu’ils ajoutent une foi à leur foi. C’est à Allah appartiennent les armées des cieux et de la terre; et Allah est Omniscient et Sage.>>

( Coran, sourate 48, verset 4 ) 

La véritable connaissance de soi consiste à savoir : 

- Ce que tu es au fond de toi-même, et d’où tu viens. 

- Où tu vas, et dans quel but tu es ici. 

Laissez votre esprit cheminer vers le joyau de la connaissance, qui est à l’intérieur de vous.

Si nous parvenons à connaître l’alphabet du dictionnaire du sens intérieur et à découvrir les secrets du livre parlant de l’âme, nous nous affranchirons des livres muets et nous approcherons du rang de la richesse essentielle.

Allumons la bougie de la compréhension dans notre cœur,  et jamais elle ne s’éteindra. 

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26-12-2015

Faire le vide en soi

 

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L’orgueil appauvrit les humains, alors que l’humilité les enrichit. Regardez l’attitude de l’orgueilleux : il se gonfle, il est plein, tandis que l’homme humble est vide.  Eh bien, c’est ce vide là qui attire la lumière, la lumière spirituelle. Car dès qu’un vide se produit quelque part , quelqu’un ou quelque chose se précipite pour le combler. Il faut être humble pour attirer la lumière, car elle ne peut pas trouver de place là ou les récipients sont déjà pleins. 

« Il y a une bougie dans votre cœur, prêt à être allumé.Il y a un vide dans ton âme, prêt à être rempli. Vous le ressentez, n’est-ce pas? »

( Rûmî ) 

 

 

 

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22-12-2015

Le fer de la lance

 

 

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Jamais une âme verra le Beau, si elle ne se rend belle auparavant. 

Plus le cœur s’ouvre, plus il perçoit les Réalités. 

Le lion représente notre nature sauvage, violente, orgueilleuse, les instincts et les passions qu’il s’agit de maîtriser, autant dire l’homme charnel. Or, le lion est blessé et l’épine fichée dans sa patte est un aiguillon qui à la fois l’empêche d’être pleinement heureux de son sort et la pousse à chercher un remède. 

La spiritualité libère l’homme charnel : Désormais, le lion vit en bonne intelligence, certain disent même qu’il se nourrit d’herbe : réconciliation des aspectes terrestre et céleste de l’être humain, passage de la dévoration à la contemplation. Tout un chemin spirituel pour qu’éclose l’homme intérieur, l’être nouveau. Encore fallait-il que le lion fusse blessé, et à la patte, afin d’orienter différemment sa marche.

La blessure s’avère le contraire de l’entrave, elle invite à la quête, elle appelle à une infinie liberté.

Considère les plaies telles des portes qui s’ouvrent.

Au travers de ces pieds et de ces mains avance au cœur de l’Amour. 

Quelle prodigieuse force parvient à faire saigner le métal, à faire pleurer la pierre ? 

Ce que les hommes nomment amour, après l’avoir réduit à leurs dimensions étroites, triste et froid métal par rapport à sa Réalité, à son Essence dont le moindre pouvoir est de faire saigner les lances de l’ego, des yeux et de la langue, de liquéfier la pierre du cœur. Ainsi, l’Amour est bien le fer de la lance de grandes œuvres auquel est convié le chevalier spirituel.  

 

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21-12-2015

Le fidèle Amour

 

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Peut-il y avoir des remèdes humains pour ceux qui sont malades du feu divin ? Qui sait jusqu’où va la profondeur de cette blessure ? 

Il est une image gracieuse que les artistes ont souvent représentée, celle de l’offrande du cœur. 

Sur le thème du don du cœur, celui qu’on a appelé le philosophe de Cordoue et qui vécut dans l’Espagne musulmane, Ibn Hazm, propose cette déclaration fervente, ces paroles qui recouvrent une vérité; c’est la blessure qui permet le rapprochement : 

<< Je voudrais que mon cœur eût été ouvert comme avec un couteau. Tu y serais entré, puis il se serait refermé dans ma poitrine.Tu t’y serais retrouvé, sans autre compagnon, jusqu’au jour de la résurrection et du jugement des morts, partageant toute ma vie. Et si je meurs, tu habiterais encore le fond de mon cœur, dans les ténèbres du tombeau. >>  

De la blessure d’amour l’homme est marqué à jamais: il peut devenir chevalier errant, fou illuminé, poète et mystique tout à la fois. Il se sentira toujours seul désormais, seul au milieu des humains, loin de son bien-aimé, mais il rendra grâce pour cette blessure qui le fait accéder aux lumières et lui permet de recevoir de multiples bénédictions.  Les deux amants ne peuvent devenir un sans être passés, chacun par l’arrachement. Ils se savent inséparables à jamais, ceux dont une longue séparation fît brûler le cœur.

L’Amour est un, mais son approche comporte divers degrés. D’autres disent qu’il dispose de plusieurs flèches de nature différente. 

La légende de Majnûn et leïla, qui naquit en Arabie et inspira autant les mystiques que les amoureux, développe le thème d’une folie souveraine qui s’avère grâce et tourment. Épris de sa cousine Leïla mais, en raison de leurs tribus ennemies, empêché de l’approcher, le jeune Qays sent monter en lui la fièvre qui l’accable et lui fait composer des poèmes. Son père veut le guérir de cette étrange maladie en l’emmenant en pèlerinage à la Mecque. En ce lieu saint, le jeune homme comprend que l’éternelle blessure est la seule voie offerte aux éperdus d’amour et il demande à Dieu de ne jamais le guérir. Désormais, on le surnomme Majnûn, le Fou. Il quitte les tentes de sa tribus, la compagnie des hommes, pour aller au désert avec les animaux sauvages sans cesser de chanter, jusqu’à la mort, son amour irréalisable.

Attâr, le mystique persan, prend souvent Majnûn comme modèle du Fidèle d’Amour. Dans le livre de l’épreuve, après avoir rappelé l’épisode où Qays prie Dieu de ne jamais être consolé, il s’adresse en ces termes au pèlerin de la voie ardente :

<< Quand ta douleur, d’amour pour Lui, sera accrue, que tout ce que tu possèdes ne sera plus qu’une plaie, quand le monde entier sera couleur sang, de tout ce sang surgira un cœur. Ce cœur alors sera constamment dans la Présence et sa joie sera éternelle ! >>

 

 

 

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20-12-2015

Réaliser son humanité

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Réaliser son humanité …

Dans la compassion se révèle notre humanité , dans ce qu’elle a de plus éclatant.

La compassion est le cœur des valeurs spirituel, c’est par la compassion qu’on peut s’ouvrir aux autres et rentrer en relation avec les plus hautes valeurs humaines, qui se résument en un mot « Amour ».

Dans la spiritualité musulmane, il n’y a pas de travail sur soi qui soit complètement égocentré. Se connaître soi-même et se purifier soi-même passe toujours par le rapport avec les autres et ce rapport avec les autres est basé sur la compassion, puisque ce travail consiste à ne pas être indifférent et à ne pas être dans la dureté de cœur.

« Traite les autres comme tu voudrais être traité. »

Le poète persan Saadi dit qu’en réalité tous les êtres humains sont les membres d’un même corps. Quand un membre souffre, les autres membres devraient souffrir et si la souffrance d’autrui ne crée pas en toi une souffrance, tu ne mérite pas le noms d’être humain.

C’est très facile de dire j’aime l’humanité ou j’aime les animaux et la nature, mais c’est autre chose que de pratiquer au quotidien la compassion. Cette compassion qui part des petits gestes du quotidien pour respecter les êtres vivants  qui nous entourent.

Le paradoxe d’ aujourd’hui c’est d’éprouver de la compassion devant une vidéo, un écran télé mais d’être dur comme de la pierre avec les personnes qui nous entourent ( époux, enfants, voisins, frères et sœurs en religion, en humanité ). La compassion si elle se veut réel ne peut être sélective.

La compassion est liée à un travail éthique sur soi, elle est le symbole de l’humanité et un but essentiel à viser.

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19-12-2015

L’humble charité

 

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<< Ne marche pas sur la terre d’une manière orgueilleuse, car en vérité, tu ne peux ni fendre la terre ni atteindre en hauteur les montagnes. >> 

( Coran, sourate le voyage nocturne, verset 37 ) 

La source de l’humilité est ici l’expérience journalière de nos limitations physiques. 

La charité humble évitera de s’exhiber sans utilité; Que la gauche ne sache pas ce que fait la droite. Le don de soi doit être avant tout intérieur; sans lui, la bienfaisance extérieur est sans valeur spirituelle et sans bénédiction. La charité véridique est conscience de la nature des choses : 

Je ne suis pas moins que mon prochain, puisque j’existe et que j’ai une âme comme lui. D’autre part, je ne suis pas plus que mon prochain puisque qu’il existe et qu’il a une âme comme moi .

L’humilité, c’est se regarder soi-même dans son état limitatif, c’est jeter son regard sur l’ego, la limite, le néant. La charité, c’est regarder autour de soi: c’est voir son prochain. 

Bénis le Seigneur, ô mon âme, et n’oublie aucun de ses bienfaits !

 

 

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14-12-2015

l’aigle

 

 

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Les uns meurent de la démesure. D’autre vivent un effondrement pathologique souvent irréversible . 

« J’ ai dit  » Ne te tiens pas triste auprès du Bien-Aimé,
Ne reste qu’ avec ceux dont le cœur est tendre et doux
Quand tu entres dans le jardin, ne va pas vers les épines
Ne reste qu’ avec les roses, les jasmins et les églantines… »

( Rûmî – Rubâi’ yât )

Par l’une ou l’autre voie l’homme est devenu « âme vivante » dans un Souffle. 

Le monde est malheureux parce que les hommes vivent au- dessous d’eux – mêmes; l’erreur, c’est de vouloir réformer le monde sans vouloir, ni pouvoir réformer l’homme; et cette contradiction flagrante, cette tentative de faire un monde meilleur sur la base d’une humanité pire, ne peut aboutir qu’à l’abolition même de l’humain et par conséquent aussi le bonheur. Réformer l’homme, c’est le relier au Ciel, lui donner des ailes,et ainsi  rétablir le lien rompu; c’est l’arracher au règne de la passion, au culte de la matière, de la quantité et de la ruse, et le réintégrer dans le monde de l’esprit et de la sérénité …dans le monde de la raison. 

<< Domine, en toi, tout animal qui  rampe sur le sec. >>

Je vais l’expérience de deux « je » : celui, tout d’abord, que j’appellerai le « petit moi »; il participe à l’espace – temps  extérieur, mais il a aussi accès à l’espace intérieur où est déposée la Semence, le germe du vrai « je ». Et le « grand moi « , qui se manifeste plutôt comme un   »je serai », bien qu’il me fasse déjà être de l’intérieur et de l’extérieur . 

 Dans ce combat intérieur des « je suis », l’amour est plus fort que la mort. 

Place – Le comme un Sceau sur ton cœur, comme un Sceau sur ton bras, car la force de l’amour rend capable de mutations, sa violence rend capable d’assumer et de supporter  et sa jalousie , ses flammes de feu,  sont l’ embrasement du cœur.   

Cherche et reste avec le sel de la terre ! 

Du sel à la lumière , l’homme est alors « salé de feu ». 

Dans la tempête de cette mutation, fait silence. 

La tempête de Son Amour , est là. 

Les salikûn ( les voyageurs ) , ceux qui n’ont pas encore atteint le but ,ils ont dépassés le monde des formes , mais le parcourent avec l’impression d’êtres entourés par le plastique, le faux.  

Le Coran, la Révélation, est l’ expression fulgurante et cristalline de ce qui est « surnaturellement naturel » à l’homme, à savoir la conscience de notre situation dans l’Univers, de notre enchaînement.  Le Livre est un discernement et un avertissement , une lumière dans les ténèbres de notre exil terrestre. 

Le souvenir de Dieu est comme la respiration profonde dans la solitude d’une haute montagne : l’air matinal, chargé de la pureté des neiges qui dilate la poitrine; celle – ci devient l’espace, le ciel entre dans le cœur.  

C’est dans l’arbre de la colonne vertébrale, lorsque la sève pénètre la zone sacrée et la verticalité, lorsque l’arbre tout entier grandit et respire, que l’épée brûlante et tournoyante du combat intérieur est donnée , combat devant lequel on ne peut reculer. Porté par un cheval, d’un ordre chevaleresque, le salikûn cultive la plus haute noblesse d’âme.  

Le cheval ici symbolise cette sève qui jaillie des profondeurs et qui est appelée à conquérir toute la chair et à vivre en reine du corps. 

Malheur à celui qui bloque la sève …

L’aigle succède au don de l’épée. Ses yeux percent les lointains, l’aigle est celui qui voit et qui, voyant, saisit. De la plus grande hauteur où il s’élève.

L’aigle est l’oiseau solaire, il  conduit vers les plus haute lumières. L’aigle, est aussi lampe, le salikûn devenu aigle voit !  

L’arc est tendu à l’extrême pour qu’il ne donne libre cours à la flèche, lorsqu’il laisse jaillir la puissance de l’éros alors purifié, la flèche n’a plus d’arrêt qu’en Dieu, en qui elle n’a pas d’arrêt. Limitée, elle est infinie !

Tel est l’homme devenu aigle ! 

 

 

 

 

 

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05-12-2015

La blessure d’amour

 

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Rûzbehân, le grand mystique de Shîrâz , fut à la fin de sa vie atteint s’une sorte d’hémiplégie qui ne paraissait pas le tourmenter mais à laquelle son entourage voulait trouver remède. On raconte qu’un des disciples entreprit sans rien dire un voyage jusqu’au Caire afin d’obtenir un baume précieux qui guérissait son maître. Lorsqu’il revient tout joyeux auprès de Rûzbehân en lui tendant le flacon, le soufi le remercia de tout son cœur mais lui dit d’aller à la porte de la ville où se trouvait un chien galeux et de frictionner la pauvre bête avec cet onguent qui sans nul doute le soulagerait. Et il ajouta:

<< Sache que ma souffrance n’est pas de celles que l’on soulage avec un baume de ce monde. >> 

Il est des maux que la médecine peut soigner, et des blessures que rien ne peut apaiser parce qu’elles sont l’expression d’une soif. Allégresse et tourment à la fois, elles relient à la Vérité et ouvrent à la compassion pour toute créature. 

Celui qui vient en premier et le demeure, c’est Dieu, et c’est Lui qui mérite tout l’amour et toute la gloire. 

Ibn Arabî dans son célèbre Traité de l’Amour, énumère trois sortes d’amour qu’il appelle: inclination subite, amour originel et débordement d’amour. Ibn Arabî clôt ce chapitre en déclarant :

<< L’amour comporte des états d’âme nombreux affectant les amants. Le désir ardent d’amour, la domination amoureuse, l’amour éperdu, la peine d’amour, les pleurs, la tristesse, la blessure d’amour, la consomption, la largeur, et d’autres états semblables propres aux amants …>>

La blessure d’amour, est distinguée du chagrin et de la souffrance. Elle vient de Dieu, elle est réparatrice ou innocente. La grande erreur serait de vouloir s’en protéger ou de l’assimiler à une peine, alors qu’elle désigne une haute folie. Quiconque veut être aimé connaîtra des douleurs, mais que celui qui désire aimer sera marqué par la blessure. La première attitude, de loin la plus commune, est une restriction; la seconde ouvre à l’immensité. 

En certains instants illuminés, la blessure qui marque toute existence n’est plus une douleur, une honte, mais un honneur, une visitation. L’Amour vient au plus près de l’être par un souffle puissant, par des traits acérés, en ce lieu du Cœur. Là où s’abolit en un éclair la distinction entre la déchirure et la grâce. 

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02-12-2015

Qu’est qu’un cœur compatissant ?

 

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L’odeur de la rose est à la fois éphémère et inépuisable. 

La charité s’avère sans frontières parce que le cœur charitable est sans limites. L’animal, l’arbre, l’océan, tout mérite soins et attentions. Plus précisément, les animaux ont un rôle qui les rapproche des innocents : leur souffrance qu’on dit muette parce qu’elle ne s’exprime pas avec des mots articulés peut occasionner chez l’homme une irréversible conscience et faire lever en lui des trésors de douceur . 

Déchirante compassion . Parce que le ressentir c’est être traversé, transpercé. C’est être atteint en plein cœur par la souffrance, par la fragilité d’autrui, pas seulement les siens, les personnes de son peuple, de sa religion, pas seulement ceux qui composent l’espèce humaine, non, mais tous les autres, tous, les animaux, les pierres, les fleurs, les rivières… Une même famille, les Créés, les vivants ! 

La souffrance injuste, éveille les humains à la compassion. Entame leur cœur de pierre, fait fondre le froid métal de leur armure .   

Qu’est qu’un cœur compatissant ? 

C’est un cœur qui brûle pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les bêtes, pour toute créature.

« Si violente est sa compassion, que son cœur se brise lorsqu’il voit le mal et la souffrance de la plus humble créature. » 

 

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19-11-2015

Imparfait

 

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Imparfait mais debout !

On oublie régulièrement que la spiritualité est plus qu’un savoir, mais exprime une manière d’être; qu’elle n’est pas fonction seulement d’une accumulation de concepts et de théories emmagasinés dans notre tête, mais bien davantage de ce que l’on a su faire vibrer au rythme de son cœur et de son sang, et qui se manifeste dans une harmonisation profonde de l’âme et du corps.

Imparfait  ! C’est ce qui fait de lui un Homme .

L’Homme est ce qu’il est. Il est imparfait , mais sa condition l’incite toujours à recherche la perfection… au risque bien de paraître alors encore plus imparfait qu’il ne l’est réellement. Pourtant, quel intérêt pour lui de se faire passer pour ce qu’il n’est pas ?

La vrai  raison d’être de l’Homme ?

Se rapprocher , se faire aimer de son bien – aimé .

L’homme amoureux possède deux ailes ,   la crainte de la perte et de l’éloignement  du bien – aimé et l’espoir d’une éternité auprès de lui . Ces deux ailes permettent de prendre l’essor nécessaire à l’envol vers  les stations sublimes et donne le courage pour franchir les obstacles difficiles et épineux . Crainte et espérance maintienne dans la constance.

Debout est l’homme qui essaie, avec ses humbles défauts et ses ailes de géant, de se dresser encore plus haut, de s’élever malgré tout au dessus des ruines jusqu’à ce ciel .

L’homme imparfait …dans le chaos le plus sombre naît  l’étoile la plus lumineuse .

L’homme se tient debout à la Gloire de Dieu .

 

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