10-10-2017

Le chemin des miroirs

 

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Dans l’arbre près de la source chantait l’oiseau éclatant , la lumière dansait dans les lampes, il tenait entre ses pattes le livre incandescent de la sagesse. Ses ailes ! Comme elles brillaient, de quelle flamme était tout son corps, à peine pouvais – je garder les yeux ouverts. Son chant résonnait dans mes oreilles, comme une voix qui fait trembler de beauté le cœur : 

« Prends-moi la main, il n’est pas de bonheur plus clair que de marcher sur une route avec celui qu’on aime au jour levé, trouvant ouverte toute l’aube. Nous recherchons la sagesse des sources, la bienheureuse connaissance de l’eau qui garde la  mémoire de l’orage. Nous recherchons la sagesse des sources, la bienheureuse connaissance de l’eau qui se souvient de la nuit traversée. Ne tarde plus, viens ! Il est temps pour toi de descendre au fond de toi pour tirer de toi la lumière. »

« Tu as douté », dit-il d’une voix sévère. 

« Ne tarde plus ! Il est temps pour toi de descendre au fond de toi pour tirer de toi la lumière. Pour l’olivier nocturne qui prie dans la pénombre, sous l’Astre rayonnant. Pour ce chemin tant désiré qui descend vers le silence. Pour ceux qui vivent assoiffés de boire à la source. Pour tout ceux qui prennent soin de la beauté et des âmes. Pour tout ceux qui t’attendent. Pour cela prie , attends et espère. »

Il fait nuit maintenant, l’oiseau poursuit son chant, parmi les pierres ignorantes et les arbres veilleurs, qui ont cessés leur danse immobile. Plus de vent …

Bientôt viendra l’éveil, dit la voix lente et noire, tu bâtiras de nuit une demeure au cœur du jour. Et vous serez les invités de la sagesse ! Entre le bruit et le silence , entre la danse et l’oraison , les hôtes de la chambre orante. Dormez sans peur. Tout en vous vibre. 

Les oiseaux porteurs de la sagesse migrante dorment dans l’arbre, la Lune au ciel monte au zénith. Arabesques tracées dans l’air, chemins parfaits, accords en pluie qui retombe sur la terre sensible, pour célébrer les noces de la nuit et du désir. Le feu de la plus pure absence, danses dorées, où les âmes s’éveillent et s’émerveillent de la nuit comme du jour. 

Déjà le jour se lève, étonne- toi du goût de miel que la lumière a mis ce matin sur tes lèvres, tandis que tu dormais encore.

Absent au jour, mais ouvert au monde je suis irrésistiblement attiré par le Soleil, comme les héliotropes, ces belles fleurs blanches ou mauves toujours tournées vers Lui. Comme un chant de retour, je peux entendre la prière que, dans leur symbiose avec l’étoile la plus majestueuse de notre ciel, elles adressent à Dieu. 

 

 

 

Publié par suluk dans Non classé | RSS 2.0

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