24-07-2017

Confidences

 

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C’est le lieu de rendez-vous des amoureux. Mon cœur palpite, je fond en âme tel  une âme fondue.

Je me découvre une âme, dont j’oubliais l’existence.

Lorsque je me poste pour contempler, je vais partie du décor, je fais corps avec la nature qui m’entoure.

J’aime être en symbiose avec la nature. Étymologiquement, le mot « nature » vient du mot « natif », qui veut dire « ce qui naît », et donc aussi ce qui meurt.

Je vois par conséquent moi aussi je fais partie intégrante de cette nature, qui vit et qui meurt. Dans la contemplation tous mes sens sont en éveil, je me déconnecte du superflu. Je guette en dehors, mais c’est dedans que j’entends et je suis. Debout, j’ancre et je m’enracine. En prononçant les Noms divins, je m’abreuve de la terre, et je puise sa sève, en répétant : 

« J’atteste de l’existence d’Allah, l’Extérieur, l’Apparent, l’Intérieur, le Caché, dont le refuge occupe tout l’espace de l’Univers. »

Racines exposées :

Le flux et le reflux m’ont sculpté.  

Tronc incliné  :

Je m’incline mais ne tombe pas. 

Troncs jumeaux : 

D’une seule racines, nous aspirons à la lumière.

 

Vers le ciel, mon cœur s’élance, allaité par le ciel lui-même. Tout ce qui n’est pas l’éternité retrouvée est du temps perdu, je me souviens et je me retrouve. Comme il est bon d’entrer dans cette Célébration Cosmique. Je rêve que mon dhikr se mêle à celui des plantes, du vent, des étoiles, des montagnes, au chant, des oiseaux, des baleines, aux hurlements des loups… 

Nous avons besoin de Dieu et de Sa Lumière céleste et spirituelle. Aujourd’hui, je récite mon dickr au son des oiseaux et mon besoin de chaleur me fait suivre le soleil. 

Un grand papillon vint frôler mon visage dans sa danse élégante. Chacune de ses ailes poudrées d’or, aux nuances verdâtres, portait un étrange sceau écarlate. Sur sa tête se dressaient tout droit deux antennes à l’intelligence sensible. Après deux ou trois battements d’ailes, l’insecte s’éloigna rapidement, voltigeant en oblique. Je le suivit des yeux, ce blason rouge posé sur les ailes avait frappé mon regard, puis m’avait captivé. Plus je le contemplait, plus je me sentais captivé par la beauté sans pareille de l’insecte, qui semblait de surcroît m’inviter à le suivre, si bien que je me mis à suivre le papillon de plus en plus loin, m’oubliant moi-même. Jusqu’à le perdre de vue, jusqu’à me perdre de vue. 

« Je » 

« moi » qui porte d’Amour la haute bannière, mes espoirs sont de glace et de feu mes désirs : tremblant de froid, au même instant je brûle et flambe; je suis muette et je remplis le ciel de cris ardents… 

Qui est cette Rose qui apparaît, belle comme la lune, élue comme le soleil, puissante  comme une armée hérissée d’étendards. 

 

Publié par suluk dans Non classé | RSS 2.0

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