06-04-2016

L’élixir

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Le miracle qu’elle cherchait était l’élixir, le remède… Mais elle trouva que ce miracle avait toujours été en elle, le bien-aimé.
Invisible mais ressenti…
La première goutte et la dernière, toujours et à jamais.

Aimer sans image,  aimer le Transparent, l’Insaisissable, que l’on n’aura jamais fini d’explorer.

Aimer dans l’ardeur de l’ardent…

Autrefois on utilisait le verbe « arder » … un verbe magnifique quand on parle de l’amour, car il y a souvent cette notion de feu, de flamme. On pense à un feu clair, très lumineux, aux  hautes flammes s’ouvrant comme des fleurs, s’envolant et frémissant comme des plumes d’oiseaux…

L’amour est du côté de l’espace, de l’ampleur, de l’envol, de la respiration. C’est la respiration du monde.

La cristallisation, ouvrière de l’amour, ne peut se faire que dans la distance avec l’aimé. Et c’est justement cette dimension d’absence, de séparation, de « soupir » infini, qui sauvegarde le désir de rencontre. Et le souvenir, lui, porte comme une aile vers le but qui donne le vertige… vers le vide , l’inconnu.

Mais cette notion du feu se retrouve aussi à propos de l’envie. Le feu dont flamboie l’amour est perçu positivement, il éclaire, réchauffe, vivifie, met en mouvement, alors que le feu qui couve dans l’envie est sournois, cruel, douloureux, il est dépourvu d’élan; il consume, ronge, étouffe, obscurcit tout l’intérieur, il détruit. Il ne s’agit pas ici de l’envie au sens courant, comme celle de manger ou de boire, de rêver à tel ou tel chose du plaisir; mais de l’envie qui veut à tout prix s’emparer d’un bien détenu par quelqu’un d’autre. L’envie qui est liée à la jalousie, à la frustration.

Chaque jour, nous devons lutter pour ne pas déraper dans l’envie… car le gazon du voisin est toujours plus vert.

Cette confrontation à l’envie n’est – elle pas due à l’éducation que nous recevons dans notre société, où tout est basé sur la compétition avec autrui ?

Nous vivons dans une société qui déploie tout ses moyens à susciter l’envie. Nous évoluons dans une énorme fabrique à envies, à désirs de consommation, de performances… qui ravale l’autre au  rang de spectateur, d’admirateur… donc, souvent, d’envieux !

« Et lorsqu’ils parlent d’Amour, l’envie leur est aussi étrangère que le terrier l’est à l’oiseau. Ils ont des ailes et le ciel, le vent, la lumière pour territoire, non pas les ténèbres et la boue. »

L’Amour  demeure en travail, en chemin, en continuelle floraison. L’Amour et la plante sont liés; le manque est la sève qui circule entre eux.

Fléchis mon cœur vers Toi ; qu’il tombe ainsi comme une rosée.

… Seule la force de l’amour peut laisser l’humanité devant ses différences, de son état de multiplicité, parvenir à un état d’unité. Afin de faire parvenir à la même fin… une multiplicité qui vient de la même source. Seulement à travers l’amour nous trouvons la sincérité du cœur.

 

 

 

 

 

 

Publié par suluk dans Sâlikun | RSS 2.0

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