19-05-2017

Célébration

 

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La vrai fête est celle qui réjouit ton cœur autant qu’elle l’apaise.

 

Ce sont les  mois

Ce sont les mois

Les mois d’Allah

Les mois d’Allah

 

Mouharram, range tes armes

Point de combat

Point de combat

 

Safar, temps du départ

Un long voyage

Un long voyage

 

Rabiâ Al -Awwal

Rabiâ Al -Thani

Printemps des âmes

Printemps des âmes

 

Ce sont les mois

Ce sont les mois

Les mois d’Allah

Les mois d’Allah

 

Djoumada le froid est là

Couvre toi

Couvre toi

 

Radjab Tardjib

Vénération

Adoration

 

Chaâbane Tachaoûb

Séparation

Avant l’Union

 

Ce sont les mois

Ce sont les mois

Les mois d’Allah

Les mois d’Allah

 

Ramadhan chaleur ardente

Purifie-moi

Purifie-moi

 

Chawwal temps de visite

Ouvre ta porte

Ouvre ta porte

 

Dhoul Qiîda temps du repos

Apaise-toi

Apaise-toi

 

Ce sont les mois

Ce sont les mois

Les mois d’Allah

Les mois d’Allah

 

Dhul Hidja le Hajj est là

Je viens à Toi

J’accours à Toi

 

Mouharram Rajab

Dhul-al-Qiîda

Dhul-al-hijja

Ce sont les mois

Ce sont les mois

Les mois sacrés

Les mois d’Allah.

 

 

 

 

 

 

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13-05-2017

La mer, le vent… l’Amour

 

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-Il y a trois sortes d’hommes: les vivants, les morts et ceux qui naviguent en mer. On peut dire: ceux qui se contentent de respirer, et ceux que l’amour fit s’embarquer. L’amour est un appel au large. Il est à la fois la mer profonde et sans contours, le vent qui souffle ou qui s’abat, et le vaisseau qui s’aventure. Amour submergeant comme la marée aspirée par la Lune. 

Les vaisseaux vont appareiller.

L’amour n’a rien de sédentaire. Il chevauche, navigue, escalade, s’envole. 

Les vaisseaux vont appareiller. 

L’amour n’a rien de concis. Il est vaillance, majesté et élévation. 

Les vaisseaux vont appareiller. 

Ils aiment, ils sont en partance. 

Les vaisseaux vont appareiller sur la mer immense et dans le vent. Fort comme des conquérants, fragiles comme des oiseaux. Fous et confiants. 

 

-Mes vagues, vers toi se déroulent.

On peut toujours revenir au bord des flots, mais vers quel rivage revenir ? 

Dira-t-on du vaisseau qu’il est une prison ? 

 

-Tout s’écoule, tout se transforme.

Si tu deviens un pré fleuri, 

Je serai la pluie des nuages; 

Si tu es la mer infinie, 

Je serai tes deux rivages. 

Vois- tu, je t’ai fait don de la mer immense, 

Pour qu’un jour tu reviennes sur ce rivage, 

Pour que la mer te console en mon absence, 

Pour que s’illumine ton visage. 

 

- Mon Amour, ô mer, qui peut le retenir ? 

A travers les prés il te poursuit. 

Déferlent vers toi mes vagues- souvenirs, 

Pour te hanter chaque jour et chaque nuit. 

Si tu veux, je déferlerai sur tes rêves- rivages, 

            comme la mer.

Si tu veux, je recouvrirai de perles ton visage, 

           comme la mer. 

Si tu veux, ô profonde douleur, 

        Je me tairai comme la mer. 

        Je me tairai comme la mer. 

Ô Seigneur, fais que toute mer qui t’appartienne nous soit soumise aussi bien sur terre que dans le ciel. 

 

 

      

 

 

 

 

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06-05-2017

Comment assumes-tu,la beauté qui te hante ?

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L’arbre assume le printemps, 

Et la mer le couchant, 

Toi, comment assumes-tu, 

La beauté qui te hante ? 

Tu aspire à une autre, 

Plus vive que le printemps, 

Plus vive que le couchant. 

 

Souffle coupé, cœur battant, nous nous trouvons perdus au cœur d’une immensité parsemée de crevasses et de prairies. 

L’âme n’aura de cesse de résonner avec un chant plus vaste que soi. 

Une présence essentielle, faite de frémissantes interactions. Fontaine au jaillissement continu, elle distribue sans réserve ombres parfumées et éclats nourriciers à ceux que ses ondes attirent, oiseaux migrateurs, errants humains.  

Sur le haut du mont  dévoilé par le vent, une fleur nous salue, et voilà que nous tombons à genoux de reconnaissance. Un chant surgi des mémoires et parvient au lèvres : 

Une Rose 

Un regard

Toute une vie 

 

 

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27-04-2017

Elle ne reste pas sur la branche la fleur de cerisier, elle meurt avant l’été …

 

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Maître, la Lune claire et paisible brille tellement haut dans le ciel ! 

- Oui, elle brille très  haut ! 

- Maître, aidez-moi à m’élever jusqu’à elle. 

- Pourquoi ? Ne vient-elle pas à toi ? 

 

Contre toutes les terreurs subites…

L’éclat de la lune est intense, comme le bourgeon sur la branche.

La Lune possède sans partage l’essence de la beauté…

On eût dit une fleur pour la délicatesse, la pleine lune pour l’éclat, la mer pour la générosité…

Au printemps des fleurs, en automne la lune, en été une brise fraîche, en hiver la neige… 

Le fini et l’infini, et l’infini le fini. Le présent sous l’éclat de la Lune est l’éternité. 

 

La tristesse s’en était allée, une nouvelle  lune ranimait la terre. 

Tous les atomes de l’univers lançaient un appel, 

Criant en chœur : Bienvenue, Bienvenue !

Bienvenue, rossignol du jardin de la Beauté !

Bienvenue , Lune et Soleil de la Bonne Direction ! 

 

 

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17-04-2017

Le Sel

 

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Il est loup éclatant étoilé de nature 

Sortant d’un bois bien blanc en portant sa parure 

C’est en l’apprivoisant qu’il dévoile sa nature 

Mais regarde bien dedans et ignore sa parure. 

 

C’est en son corps sanglant que se cache le secret 

Il est parfois troublant et pourtant si discret 

Si le poignard ardent sait trouver son passage 

Ces quelques gouttes de sang seront ton héritage 

 

De poisson en vaisseau le loup s’est transformé et d’un rouge rubis il est devenu vert 

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08-04-2017

Fils de ma patrie

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Voyageur des routes solaires, mon fils,
Ni vents ni neiges n’auront raison de toi.
Galope en tête sur les champs de prouesse,
La patrie originelle au berceau s’est penchée sur toi !

Mon chant, mes vers qui à la flamme ressemblent,
Garde-les bien, mon cœur s’en remet à toi !

Tu es ma fierté, mon fils, ma lumière,
Mon cœur, avec toi, jamais ne désespère.
Ton vaisseau croisera vers d’autre frontières,
Mais les vagues, dis-je, mourront devant toi !

Que ton cœur par sa fibre à la Lune s’attache,
Qu’à jamais tes mains ne demeurent sans tâches,
Et qu’à jamais ces mots soient, de moi à toi !

 

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20-03-2017

Chant de Nuit

 

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Apprends-nous nuit

à toucher ton fond

à gagner le non-lieu

Où  sel et gel 

Où source et vent 

Refont un 

 

Au fond de l’orne épais dont l’abris les accueille,

L’oiseau réveillé chante sous la feuille.

L’hymne de volupté fait tressaillir les airs.

Et, sur les bords d’une eau qui gémit et s’écoule,

La colombe de nuit languissamment roucoule.

L’arche de Dieu passa comme un palais errant.

La voyant assiégé par les flots du courant,

Le dernier des enfants de la famille élue

Lui tendit en secret sa main résolue.

Viens. T’exiler du ciel, en Son Seuil,  pour y cacher tes larmes.

Viens. Tu ouvriras ton âme,

Comme l’aube et la lune au couchant reposé

Confondent leurs rayons, ou comme la rosée

Dans une perle seule unit deux de ses pleurs.

Pour s’empreindre du baume exhalé par des fleurs,

Comme un double flambeau réunit ses deux flammes.

Entends- tu le concert qui s’approche et l’honoré

Les chants, leurs paroles pieuses,

De rameaux fleuris parfumant les chemins.

Tes genoux ont tremblés sous le poids des armes;

Ta paupière s’entrouvre à tes premières larmes.

 

Je n’ai point oublié l’encens du sacrifice. 

 

Comme l’encens qui brûle aux rayons du soleil

Se changeant en un feu pur, éclatant et vermeil,

On vit alors du sein de l’urne éblouissante,

S’élever une rose aux lueurs de l’aube matinale

Et la lune, des bois éclairant l’épaisseur.

 

Ses ailes sont d’argent;

Elles soulèvent les contours du céleste tissu.

 

Rose d’indigo 

ou d’émeraude 

Entre brume et lune 

n’es- tu de nuit ? 

Rose au feu d’émeraude 

Centre d’indigo 

 

Une aurore semble naître 

Quand  la lune apparaît, quand ses gerbes d’argent

Font pâlir les lueurs du feu rose et changeant. 

Une flamme 

Errante, est dans mon sang jusqu’au cœur parvenue. 

Ces flambeaux s’allument sous ses pas, 

Et leurs feux clairs la guide et ne la trahissent pas. 

Si ma lèvre s’altère, 

elle vient près du rivage. 

Chercher une coupe dans un profond coquillage, 

L’eau soupire et bouillonne

Sous des bosquets remplis de la senteur des roses ; 

Ces fleurs dont la beauté ne s’ouvre que la nuit, 

Le silence la suit; tout dort profondément; 

L’ombre écoute  avec recueillement.

Les vents des prés, apportent l’ambroisie. 

 

Tout le ciel étoilé, toute la terre nourricière, toute la splendeur de l’aube et du soir, toute la gloire du printemps et de l’automne, tout le Souffle animant l’univers porté par le vol d’oiseaux migrateurs, tout les hauts chants humains montés de vallée de larmes. 

Tout…la nuit, le jour, Te chante !

 

 

 

 

 

 

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22-02-2017

Somme du colimaçon

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Comme guide j’ai choisi le modeste colimaçon. Ce gentil colimaçon, petite limace à coquille. Offre avec simplicité une première approche de la vie intérieure et du temps qu’elle nécessite : calme, recueillement, effort soutenu et lente progression. Il peut se retirer tout au fond, voire dormir à la mauvaise saison, ou bien se déployer et avancer de son petit pas sans jamais rejeter sa demeure légère. Il sait que le temps est aussi indispensable que la lumière pour croître et pour œuvrer. Il va à son rythme sur son chemin singulier. 

À lui seul il est une leçon de modestie : aussi avancé que se croit le pèlerin dans son parcours, il n’en est qu’à ses premiers pas. Et puis, il y a cette grâce d’être un animal à antennes et d’élever ses yeux bien au-dessus du sol. Du reste, il n’est pas un rampant puisque, tout en adhérent à la terre, il est apte à monter le long des tiges et des branches. Tel l’homme fait d’argile périssable et désireux de se hisser au-dessus de sa condition de terre. Ainsi, sans fracas, sans révolutions spectaculaires, le colimaçon, garde inscrit sur sa coquille le signe de son évolution lente mais certaine.

Lorsque le pèlerin spirituel se met en marche pour le long voyage, il abandonne ses masques et sa carapace, pour aller vers la saison nouvelle, pour devenir printemps. 

Partir à la recherche d’un trésor, un trésor caché, mais qui n’a jamais été perdu; c’est creuser un puits ou désenfouir une source; c’est planter un arbre en prenant tout son temps, puis veiller à sa croissance au fil des jours; c’est commencer une maison par ses fondations, en se gardant des frêles châteaux de sable. C’est monter un à un les barreaux de l’échelle pour cueillir des fruits délicieux ou, plus haut, frôler les nuages, plus haut encore devenir oiseau. C’est gravir une montagne, du moins essayer; c’est labourer une terre avant d’y semer et bien avant de faire les récoltes; ou encore c’est ouvrir une porte avec précaution et non sans un tremblement du cœur, une porte qui donne non sur un espace clos, mais sur l’immensité. 

Le colimaçon n’est pas en permanence retiré au fond de sa coquille, il avance sur les chemins. Il convient de se montrer habile comme le serpent et candide comme la colombe : non pas devenir rusé, mais déjouer les ruses et les embûches qui ne manquent pas sur le chemin, savoir se glisser comme un serpent dans le trou d’un rocher, rester discret, ou pouvoir comme l’oiseau s’envoler et rejoindre à tout instant sa patrie véritable; en aucun cas ne donner prise aux récupérations possibles, mais tel l’éclair filer entre les mailles du filet, telle l’insaisissable lumière…

On comprend que le voyage soit long et qu’il faille pour cela bien mesurer son temps, adopter un pas de colimaçon et se retirer souvent dans une coquille de silence. 

Vis comme sur une montagne : 

Élévation vers un monde supérieur et retrouvailles avec la maison intérieur. Prier, se Rappeler, c’est vivre comme sur une montagne. L’âme qui ne prie pas, ne se rappel pas,  est comme ces oiseaux de basse-cour qui, ayant de grandes ailes, ne savent pas s’en servir. L’ âme qui prie et se rappel, est l’aigle en vole aux ailes déployées. On reconnaît l’arbre à ses fruits. Ceux-ci peuvent être abondants, nourrissants, ou amers voire vénéneux, ou encore inexistants. 

Tout au long du parcours, le voyageur apprend et aussi désapprend.

C’est une quête de longue haleine mais qu’il ne faut pas remettre à plus tard. L’important n’est pas de se presser, mais de ne pas renoncer. 

Cours avec l’étoile …

L’âme est un ciel, qui a pour soleil la l’amour, pour lune la foi, pour étoiles les vertus; ou encore assurément pour soleil la justice ou la charité et pour lune la bienveillance. 

Qu’est devenu notre ami le colimaçon ? 

Certains de ses compagnons ont abandonné le voyage, d’autres se sont laissé écraser par les difficultés du chemin, d’autres encore ont été surpris en route par la mort. Mais lui, obstiné, confiant, il a continué. Il est allé de son petit pas, mais il n’a pas perdu son temps ni gaspillé ses forces. Dressant ses antennes délicates vers le ciel, un jour lui est venue l’audace de quitter le sol familier, de grimper le long d’un arbuste, monter à la verticale d’une montagne …

Levez les yeux, regardez, regardez plus haut : son ultime métamorphose n’est autre que le déploiement. L’enroulé est devenu le déroulé par excellence. Tel est le grand retournement, tel est l’ultime envol. Il a bondi d’un coup au-delà de ses limites physiques, par-delà l’écran du visible. Il est remonté à la Source. Il était un limaçon, où il se croyait dévolu à la poussière, au monde de l’en-bas. Il a filé d’un bond vers le haut. Il a quitté à jamais sa coquille; aussi peut-il tourbillonner. Pour chacun, il n’est d’équilibre qu’au sommet de son être.

 

  

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19-02-2017

Méditations bercées

 

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Le bambou, dont la tige est élancée et les feuilles acérées sont proches des traits de calligraphie. Les sens symboliques qu’il suscite sont multiples.

Quels-sont-ils ? D’abord la droiture et l’élévation, à l’image de cette plante qui s’élance tout droit comme un jet. Un jet toujours vert …l’islam demeure toujours vert. Puis l’idée d’un perpétuel dépassement de soi. En effet, en sa croissance, le bambou ne pousse pas sur une simple ligne continue; il est formé d’une succession de sections, comme autant d’étapes de vie, ou autant de sauts qualitatifs par lesquels il cherche à se dépasser. Une autre vertu encore suggérée par un aspect spécifique du bambou : l’intérieur de celui-ci est creux, plus exactement, il est vide. Avoir le cœur vide signifie, avoir un cœur habité de vacuité, c’est-à- dire un cœur dénué de vanité et de suffisance. La vertu en question, n’est autre que l’humilité. 

A-t-on épuisé là les vertus incarnées par le bambou ? 

On sait que la tige de bambou porte en son extrémité de longues feuilles fines et mobiles. Lorsque passe une brise, elles produisent des sons susurrants et mélodieux. Le sommet du bambou rayonne ainsi d’une qualité : la grâce du recueillement. 

Les étapes de l’élévation du bambou : 

Le bambou va accéder à diverses station, tels l’éveil, le repentir, la méditation ou encore le rappel. Puis au deuxième degré, il vit, et goûte à la tristesse, la crainte et en s’élevant encore trouve les stations de l’auto-évaluation, de la sincérité, de la confiance. Plus haut encore, il y a la patience et la persévérance, la satisfaction, le remerciement, la pudeur, la sincérité, l’humilité. 

Ensuite, une série de stations sont liées à la volonté, la certitude, la pauvreté en Lui, puis à la sagesse, le savoir, le discernement, l’inspiration, la paix. Aux degrés supérieurs, on trouve la soif, le désir spirituel, l’amour et enfin la pureté, la joie, le secret. Aux niveaux les plus élevés,  le bambou est témoin du témoignage, et il expérimente la contraction, l’épanchement-effusion, l’ivresse spirituelle, le lien et la séparation. 

Ici, il atteint les vérités, pour enfin accéder à l’étape ultime, où se vit l’extinction … la libération de son être. Bercé en son sommet, le bambou à purifié son cœur et à trouvé la paix , la félicité et l’amour. 

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18-01-2017

Le manteau de Sa Magnificence

 

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Mon Appui pendant les pénuries,  

Mon Secours, 

Mon Aide en temps difficiles, 

Mon Seigneur Omniprésent, 

Protège- moi, 

Aide- moi par ton infini Pouvoir. 

Couvre moi , 

Couvre moi du manteau de Ta Magnificence. 

Tu es Celui qui couvre et découvre, 

Il n’y  a de chaleur sans Toi. 

Couvre moi, 

Couvre moi du manteau de Ta Magnificence. 

Tu es Celui qui couvre et découvre, 

Il n’y  a de chaleur sans Toi. 

« Ya Hayyu, Ya Qayyum, Ô toujours vivant, ô auto-existant. » 

 

Le  temps manquait d’amour. Elle se pencha pour lire. Les arbres eux-mêmes penchent vers la douceur. Un livre qui parle d’éternité. Elle lit et  les mots s’échappent des pages, ils font autour de sa tête une couronne. 

Elle arrête sa lecture. Elle lève la tête. Un parfum frais et fort la surprend, l’enveloppe. Est-ce la rose ? 

Ce parfum, elle le connaît et  il vient de si loin. Elle ouvre grand la fenêtre et regarde au loin. Quand le cœur est épris, les yeux se portent au-delà de l’horizon. L’odeur fraîche de la rose est un présage d’incendie. Seule l’éternité est vivante, se dit-elle. 

Doit-elle l’appeler bien-aimé, celui qui se cache ? 

Tout bas, avec crainte, elle prononce ce nom qui brûle les heures, ce nom qui seul est vivant. 

Elle est ici, son âme est très loin, partie vers la rose qui point ne fane. Elle continue de soigner le jardin, de semer des fleurs rares, de tailler les buissons de roses. Pour célébrer l’amour. Elle était tombée amoureuse de la rose avant de la connaître : son nom, plus aveuglant pour elle que la clarté laiteuse des roses trémières. 

Un parfum de rose fait le fond de cette vie …

Elle ressemblait  à un faucon ramassé sur lui-même et prêt à bondir. Mais les soudards étaient venus, ils avaient brûlé les arbres, enfumé les cavernes. Ceux qui se tenaient à l’intérieur de la citadelle n’avaient que leurs chants, leurs prières, leurs mains posées sur le cœur. Les armes ont massacré le chant. Il n’est resté que ruines et cendres. Le faucon a été poignardé en plein vol. La fumée piquait les yeux des soudards mais leur âme ne sentait rien. 

Elle se noya dans ses larmes, répétant : « Pourquoi tous ces oiseaux brûlés ? … »

Aujourd’hui elle se demande s’il existe quelqu’un pour écouter ce que murmurent les oiseaux. La plupart des hommes, entendant ces chants gracieux, pensent qu’ils sont destinés à réjouir leurs propres oreilles. Elle sait que ces mélodies viennent d’ailleurs et vont plus haut. Mais qui, aujourd’hui, fait confiance à l’oiseau ? 

Peu-être ne fait-on que tomber. L’amour lui-même ouvre un gouffre où l’on ne finit pas de tomber. Qui a dit que l’amour entraînait vers le haut ? 

Couvre- moi du manteau …

Une femme revêtue de soleil …

Ce sera un vêtement ample. À la laine rouge  et aux bordures vertes. Le rouge couleur de sang et de soleil, rouge comme la rose. Le vert de l’éternité. Il serait ni de pourpre ni d’écarlate, mais de lumière, et capable de vêtir une âme. 

« Je vis une nuit quelque chose qui enveloppait les Cieux. C’était une lumière rouge étincelante. Je demandai : Qu’est-ce que cela ? Il me fut dit : C’est le manteau de Magnificence. »  ( Rûzbehân de Shîraz ) 

 

 

 

 

 

 

 

 

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